{"id":4113,"date":"2016-06-14T18:19:00","date_gmt":"2016-06-14T16:19:00","guid":{"rendered":"http:\/\/eugeneistomin.com\/?page_id=4113"},"modified":"2020-02-21T23:50:08","modified_gmt":"2020-02-21T22:50:08","slug":"isaac-stern","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/grandes-collaborations-musicales\/violonistes-et-violoncellistes\/isaac-stern\/","title":{"rendered":"Isaac Stern"},"content":{"rendered":"<div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-1 hundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\" style=\"--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-overflow:visible;\" ><div class=\"fusion-builder-row fusion-row\"><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-0 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last\" style=\"--awb-bg-size:cover;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-text fusion-text-1\"><p>\u00ab\u00a0Mon ami et partenaire de longue date, Isaac Stern, est le plus grand communicateur parmi les violonistes de notre temps. Les objectifs qu\u2019il poursuit et qu\u2019il atteint par la force de son talent de sa personnalit\u00e9 sont au-del\u00e0 de la simple perfection. Il y a une largeur de vue, une grandeur en lui, qu\u2019il rend accessibles \u00e0 tous par l\u2019aisance et la chaleur de son jeu. Il semble dire par son jeu et sa vie\u00a0: \u2018j\u2019ai besoin de vous parler\u2019. Et il le fait\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Les relations entre Isaac Stern et Eugene Istomin sont longuement \u00e9voqu\u00e9es dans les articles consacr\u00e9s au l\u00e9gendaire trio qu\u2019ils ont form\u00e9 avec Leonard Rose. Voici quelques \u00e9l\u00e9ments compl\u00e9mentaires sur les \u00e9v\u00e9nement et les id\u00e9es qu\u2019ils ont partag\u00e9s en dehors du trio.<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-title title fusion-title-1 fusion-title-text fusion-title-size-four\"><h4 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:15;--minFontSize:15;line-height:1.33;\"><strong>Les premiers contacts<\/strong><\/h4><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-2\"><p>Istomin et Stern se sont rencontr\u00e9s pour la premi\u00e8re fois en 1944 chez un ami commun, le pianiste Sidney Foster, qui avait remport\u00e9 le Concours Leventritt 1940 et commen\u00e7ait une carri\u00e8re prometteuse. Istomin avait \u00e9t\u00e9 impressionn\u00e9 par la personnalit\u00e9 de Stern, son c\u00f4t\u00e9 s\u00fbr de lui, son franc parler, et le sentiment qu\u2019il donnait de vivre dans un perp\u00e9tuel tourbillon. Stern lui avait dit\u00a0: \u2018\u2019il faut qu\u2019on fasse de la musique ensemble, je t\u2019appellerai.\u2019\u2019<\/p>\n<p>Stern ne t\u00e9l\u00e9phona pas, et les deux hommes ne firent que se croiser, deux ans plus tard, le 12 ao\u00fbt 1946, au Lewisohn Stadium pour le concert final de la saison d\u2019\u00e9t\u00e9 de l\u2019Orchestre Philharmonique de New York. Le programme \u00e9tait d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Beethoven, \u00a0Istomin joua le <em>Quatri\u00e8me Concerto<\/em> et Stern le <em>Concerto pour violon.<\/em> Tous deux avaient eu des critiques m\u00e9diocres (leurs interpr\u00e9tations \u00e9taient brillantes mais trop superficielles, ils manquaient de maturit\u00e9). Pourtant, le public (17\u00a0000 spectateurs) les avaient acclam\u00e9s et Istomin avait d\u00fb donner deux bis.<\/p>\n<p>C\u2019est finalement au premier Festival de Prades, en 1950, qu\u2019ils firent vraiment connaissance. Alexander Schneider avait sugg\u00e9r\u00e9 \u00e0 Casals d\u2019inviter deux jeunes musiciens pour qu\u2019ils tirent profit de cette exp\u00e9rience exceptionnelle et puissent la transmettre \u00e0 leur tour. Il avait choisi Eugene Istomin et Isaac Stern, qui avaient alors respectivement 24 et 29 ans. Le sixi\u00e8me et dernier concert de musique de chambre leur \u00e9tait presque enti\u00e8rement confi\u00e9, un honneur inou\u00ef. Apr\u00e8s la <em>Sonate en trio en sol majeur BWV 1038 <\/em>avec le fl\u00fbtiste John Wummer, ils jouaient en alternance, Stern la <em>Premi\u00e8re Sonate<\/em> et la <em>Deuxi\u00e8me Partita<\/em> pour violon seul, Istomin la <em>Toccata en mi mineur BWV 914<\/em> et la <em>Partita en ut mineur BWV 826<\/em>. C\u2019\u00e9tait leur premi\u00e8re collaboration, et il devait y en avoir pr\u00e8s de trois cents autres jusqu\u2019en 1997, \u00e0 Evian, lorsqu\u2019ils jou\u00e8rent la <em>Premi\u00e8re Sonate<\/em> de Beethoven et le <em>Quatuor Op. 25<\/em> de Brahms avec Bashmet et Rostropovitch.<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-title title fusion-title-2 fusion-title-text fusion-title-size-four\"><h4 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:15;--minFontSize:15;line-height:1.33;\"><strong>L\u2019importance de Casals <\/strong><\/h4><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-3\"><p>La rencontre de Casals a profond\u00e9ment chang\u00e9 les vies d\u2019Istomin et de Stern, au-del\u00e0 m\u00eame de ce que Schneider aurait os\u00e9 imaginer. Pour Istomin, c\u2019est une \u00e9vidence (on peut trouver le r\u00e9cit de leurs relations dans le chapitre sp\u00e9cialement d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Casals), mais c\u2019est \u00e9galement vrai pour Stern. Casals avait \u00e9t\u00e9 enthousiasm\u00e9 par le talent des deux jeunes musiciens. D\u2019embl\u00e9e, il avait compar\u00e9 Stern \u00e0 Ysa\u00ffe, et c\u2019\u00e9tait sans doute le plus grand compliment qu\u2019il puisse faire. (De fa\u00e7on amusante, Isaac Stern jouera le r\u00f4le d\u2019Ysa\u00ffe dans le film de Mitchell Leisen <em>Tonight We Sing<\/em>, inspir\u00e9 par la vie du fameux impr\u00e9sario Sol Hurok).<\/p>\n<p>Dans son autobiographie, <em>My First 79 Years<\/em>, Stern explique qu\u2019il a le plus grand mal \u00e0 d\u00e9crire le choc que fut pour lui la rencontre de Casals\u00a0: \u00ab\u00a0La meilleure image que j&rsquo;aie pu trouver est celle d&rsquo;un grand mur de briques et d&rsquo;un jardin. Imaginez-vous en face de ce mur, ne sachant pas qu&rsquo;au-del\u00e0 se trouve un jardin extraordinaire. Ce que Casals a fait, c&rsquo;est ouvrir une porte sur ce jardin ; vous \u00eates entr\u00e9 et vous vous \u00eates soudain retrouv\u00e9 au milieu de couleurs et de parfums dont vous n&rsquo;auriez jamais soup\u00e7onn\u00e9 l&rsquo;existence. A vous ensuite de vous approprier toutes celles que vous pouviez et de les mettre au service de votre imagination musicale\u00a0!\u00a0\u00bb Sasha Schneider avait le sentiment que Stern n\u2019aurait sans doute pas \u00e9t\u00e9 un aussi grand musicien sans Casals : \u00a0\u00bb Il a certainement appris plus de Casals que n&rsquo;importe qui d&rsquo;autre autour de lui et il en a pris le meilleur.\u00a0\u00bb Il a notamment pris conscience de la n\u00e9cessit\u00e9 de varier \u00e0 l\u2019infini son vibrato, en amplitude et en vitesse, en fonction des exigences expressives. La tentation est toujours grande pour les violonistes d\u2019avoir en permanence un vibrato rapide et serr\u00e9 qui donne plus d\u2019\u00e9clat \u00e0 leur sonorit\u00e9 mais qui limite la diversit\u00e9 des couleurs et des \u00e9motions, et finit par lasser.<\/p>\n<p>En 1951, Stern n\u2019avait pu participer qu\u2019aux deux premiers concerts du festival, qui se d\u00e9roulait cette ann\u00e9e-l\u00e0 \u00e0 Perpignan, car il avait ensuite d\u2019autres engagements, pr\u00e9vus de longue date. Au mois d\u2019ao\u00fbt, il fit une tourn\u00e9e en Isra\u00ebl et rencontra Vera. Le coup de foudre fut tel qu\u2019ils se mari\u00e8rent 17 jours apr\u00e8s leur premi\u00e8re rencontre\u00a0! En septembre, ils all\u00e8rent \u00e0 Prades retrouver Istomin et Schneider de retour d\u2019un voyage en Gr\u00e8ce. Les retrouvailles furent plus que joyeuses et donn\u00e8rent lieu \u00e0 une d\u00e9bauche de musique.<\/p>\n<p>En 1952, le festival se d\u00e9roula dans le cadre somptueux et inspirant de l\u2019Abbaye Saint-Michel-de-Cuxa. Stern participa aux cinq derniers concerts, rejoignant m\u00eame le pupitre de violon du petit orchestre que Casals dirigea dans une cantate et une suite de Bach. C\u2019est \u00e0 cette occasion que Stern joua pour la premi\u00e8re fois en concert une sonate (la <em>Premi\u00e8re<\/em> de Schumann) avec Istomin et un trio (le <em>Troisi\u00e8me<\/em> de Brahms) avec Istomin et Casals. Ce fut une exp\u00e9rience m\u00e9morable qui, malheureusement, ne put se reproduire de sit\u00f4t. Schneider, d\u00e9courag\u00e9 par les insuffisances du Comit\u00e9 d\u2019organisation et les jalousies entre les musiciens qui voulaient tous accaparer Casals, renon\u00e7a \u00e0 s\u2019occuper du festival. Stern d\u00e9cida d\u2019abandonner aussi et il ne revint jamais \u00e0 Prades.<\/p>\n<p>Stern ne retrouva Casals que cinq ans plus tard, en 1957, au Festival de Porto Rico. Il \u00e9tait pr\u00e9vu qu\u2019il joue et enregistre avec Istomin et Casals le <em>Trio en si b\u00e9mol majeur<\/em> de Schubert, mais des probl\u00e8mes cardiaques oblig\u00e8rent Casals \u00e0 renoncer \u00e0 toute participation au festival. Ce n\u2019est qu\u2019en 1959 que le Trio Istomin-Stern-Casals put se reformer, pour deux concerts, donnant des interpr\u00e9tations m\u00e9morables des premiers trios de Mendelssohn et de Brahms. Faute de pouvoir enr\u00f4ler Casals toute l\u2019ann\u00e9e, Istomin et Stern avaient choisi de former un trio avec Leonard Rose.<\/p>\n<p>Par la suite, Istomin et Stern jou\u00e8rent r\u00e9guli\u00e8rement au Festival de Porto Rico, parfois avec Casals ou sous sa direction (notamment le <em>Triple Concerto<\/em> de Beethoven, avec Leonard Rose, en 1970). Tous deux firent partie d\u00e8s le commencement du Comit\u00e9 musical du festival. Ils se retrouv\u00e8rent aussi aux c\u00f4t\u00e9s de Casals au Festival d\u2019Isra\u00ebl (en 1961, 67 et 73) et aux Nations-Unies en 1971.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la mort de Casals, Istomin et Stern s\u2019associ\u00e8rent \u00e0 diverses reprises pour lui rendre hommage, en particulier \u00e0 Porto Rico en 1975, \u00e0 Mexico l\u2019ann\u00e9e suivante dans un festival organis\u00e9 par Istomin. Le moment le plus \u00e9mouvant, ce fut en d\u00e9cembre 1976, lorsqu\u2019ils jou\u00e8rent la <em>Sonate pour violon<\/em> de Casals \u00e0 Barcelone puis \u00e0 Carnegie Hall, pour c\u00e9l\u00e9brer le 100<sup>\u00e8me<\/sup> anniversaire de sa naissance.<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-title title fusion-title-3 fusion-title-text fusion-title-size-four\"><h4 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:15;--minFontSize:15;line-height:1.33;\"><strong>Isaac et Eugene <\/strong><\/h4><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-4\"><p>Voici le portrait d\u2019Istomin que Stern dresse dans son autobiographie\u00a0: \u00ab\u00a0Eugene, un peu corpulent, comme moi, \u00e9tait un musicien sup\u00e9rieurement \u00e9duqu\u00e9, profond\u00e9ment sensible, \u00e9rudit et intuitif, ainsi qu&rsquo;un lecteur inv\u00e9t\u00e9r\u00e9. Quand nous jouions ensemble, il ne venait jamais \u00e0 une r\u00e9p\u00e9tition sans \u00eatre compl\u00e8tement pr\u00e9par\u00e9. Son analyse et sa connaissance de la partition ont toujours \u00e9t\u00e9 de premier ordre, et il apportait \u00e0 ses interpr\u00e9tations non seulement une compr\u00e9hension musicale mais aussi une \u00e9coute remarquable. Il jouait du piano comme s&rsquo;il tenait un archet. Les phrases musicales s&rsquo;\u00e9chappaient de ses doigts.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Ils ne donn\u00e8rent qu\u2019un seul concert complet en duo, au b\u00e9n\u00e9fice de la Fondation de leur ami Abe Fortas, mais ils jou\u00e8rent assez souvent des sonates lors de programmes de musique de chambre, notamment pour l\u2019ann\u00e9e du bicentenaire de Beethoven. Stern et Istomin avaient une tendresse particuli\u00e8re pour la <em>Premi\u00e8re<\/em> et pour la <em>Dixi\u00e8me<\/em> <em>Sonate<\/em> de Beethoven, ainsi que pour la <em>Sonate en sol majeur<\/em> de Johannes Brahms. Lorsque Zakin, son accompagnateur pendant 37 ans, de 1940 \u00e0 1977, dut arr\u00eater sa carri\u00e8re, Stern choisit pour ses enregistrements et ses concerts les plus importants des pianistes qui \u00e9taient proches d\u2019Istomin, Yefim Bronfman et Emanuel Ax.<\/p>\n<p>Stern avait la plus grande estime pour l\u2019instinct musical et pour la culture d\u2019Istomin. En 1973, il projeta de r\u00e9aliser avec la t\u00e9l\u00e9vision isra\u00e9lienne une s\u00e9rie d\u2019interviews d\u2019Istomin, dont seule la premi\u00e8re fut tourn\u00e9e. Stern y interroge Istomin sur sa d\u00e9finition de la musique, sur sa formation, sa carri\u00e8re, l\u2019art du piano\u2026 Voici un bref r\u00e9sum\u00e9 de ses r\u00e9ponses\u00a0: <em>La musique distille l\u2019\u00e9motion, qui est l\u2019objectif supr\u00eame de l\u2019art, \u00e0 travers le son et le temps. Elle r\u00e9unit la plupart des disciplines artistiques\u00a0: l\u2019architecture, l\u2019art de la couleur et du trait, la danse (qui joue un r\u00f4le fondamental) et la po\u00e9sie. Elle est la d\u00e9monstration que l\u2019humanit\u00e9 est en recherche de ce qui peut la transcender. Les principales qualit\u00e9s d\u2019un interpr\u00e8te sont l\u2019\u00e9loquence, le raffinement, la clart\u00e9\u2026 Au piano, il pense inconsciemment \u00e0 jouer tour \u00e0 tour comme un fl\u00fbtiste, un clarinettiste, un instrumentiste \u00e0 cordes&#8230; L\u2019intuition joue un r\u00f4le essentiel, mais elle n\u2019est rien sans la curiosit\u00e9, l\u2019envie d\u2019apprendre et de savoir. Istomin parle de sa formation, de son lien symbolique avec Beethoven, ayant \u00e9t\u00e9 form\u00e9 par Siloti, qui fut l\u2019\u00e9l\u00e8ve de Liszt, qui lui-m\u00eame avait connu Beethoven\u00a0! Il \u00e9voque les pianistes qui l\u2019ont marqu\u00e9, sa rencontre avec Casals. Il assure que les jeunes musiciens ne doivent surtout pas craindre les influences ! Il joue du piano et chante (deux airs du <\/em>Don Giovanni<em> de Mozart\u00a0!).<\/em> Vous trouverez ci-dessous un lien pour visionner quelques extraits de cette interview.<\/p>\n<p>Istomin et Stern se rejoignaient aussi sur le plan politique. Il y avait tout d\u2019abord le soutien \u00e0 Isra\u00ebl, avec la m\u00eame conception la\u00efque de l\u2019\u00e9tat, les m\u00eames amiti\u00e9s avec les grands leaders travaillistes isra\u00e9liens, de Ben Gourion \u00e0 Rabin. Istomin participa au projet de Mishkenot sha&rsquo;anan et de son \u00e9cole de musique, et il apporta g\u00e9n\u00e9reusement son soutien aux jeunes musiciens isra\u00e9liens. Tous deux \u00e9prouv\u00e8rent la m\u00eame difficult\u00e9 \u00e0 se rendre en Allemagne, tout en soutenant qu\u2019il fallait absolument qu\u2019Isra\u00ebl reconstruise des liens avec les anciens pays nazis.<\/p>\n<p>Ils partageaient aussi le sentiment que l\u2019av\u00e8nement de la Chine \u00e9tait un \u00e9v\u00e9nement essentiel pour l\u2019\u00e9quilibre du monde\u00a0: en 1971 Istomin tenta en vain d\u2019obtenir l\u2019autorisation d\u2019y jouer et d\u2019y enseigner tandis que Stern y fut invit\u00e9 en 1979, et en ramena un film qui eut un immense retentissement. C\u2019\u00e9tait l\u00e0 le symbole d\u2019une grande diff\u00e9rence de temp\u00e9rament et de philosophie entre les deux hommes\u00a0: Istomin ne se souciait jamais de son image et de sa communication, tandis que Stern y attachait la plus grande importance et avait le g\u00e9nie de la communication.<\/p>\n<p>Dans la politique am\u00e9ricaine, ils \u00e9taient l\u2019un et l\u2019autre de fervents supporters du Parti D\u00e9mocrate. Il y eut tout de m\u00eame un moment politique difficile, celui des \u00e9lections pr\u00e9sidentielles am\u00e9ricaines de 1968. Stern et Istomin \u00e9taient tous deux tr\u00e8s proches de Hubert Humphrey, le candidat d\u00e9mocrate contre le r\u00e9publicain NIxon. La situation politique, en pleine crise vietnamienne, \u00e9tait tr\u00e8s tendue et Humphrey avait besoin de tous ses soutiens. Il eut \u00e9t\u00e9 logique que Stern s\u2019engage\u00e2t dans le Comit\u00e9 des Artistes et des Ecrivains mais Vera, son \u00e9pouse, estima qu\u2019il y avait davantage \u00e0 perdre qu\u2019\u00e0 gagner pour l\u2019image de son mari. Istomin dut prendre lui-m\u00eame la t\u00eate du Comit\u00e9, bien que sa notori\u00e9t\u00e9 soit bien moindre. Il fit face de son mieux et encaissa les coups, regrettant que Stern se tint prudemment \u00e0 distance.<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-title title fusion-title-4 fusion-title-text fusion-title-size-four\"><h4 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:15;--minFontSize:15;line-height:1.33;\"><strong>Les tensions et les disputes <\/strong><\/h4><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-5\"><p>Sur le plan musical, les motifs de tension et de dispute ne manqu\u00e8rent pas\u00a0!<\/p>\n<p>Stern avait une f\u00e2cheuse tendance \u00e0 tirer la couverture \u00e0 lui, \u00e0 interrompre ses coll\u00e8gues ou \u00e0 monopoliser la parole lors d\u2019interviews et m\u00eame en manifestation officielle, comme lors du concert du Trio \u00e0 la Maison Blanche en 1962. Si lui-m\u00eame t\u00e9moignait souvent dans son discours d\u2019un grand respect pour ses deux partenaires du trio, et en particulier pour Istomin, il lui arrivait d\u2019avoir un double discours et de trop \u00e9couter son entourage. Stern disposait partout d\u2019une cour d\u2019admirateurs, simples m\u00e9lomanes mais aussi professionnels de la musique, qu\u2019il savait entretenir et encourager. Certains, particuli\u00e8rement z\u00e9l\u00e9s, \u00a0soucieux de le mettre en avant, auraient voulu que Trio Istomin-Stern-Rose s\u2019appel\u00e2t le Trio Stern. Cette nomination apparaissait r\u00e9guli\u00e8rement dans les programmes ou dans la presse, \u00e0 la grande fureur d\u2019Istomin car l\u2019enjeu \u00e9tait important pour sa carri\u00e8re de soliste. Juste avant l\u2019int\u00e9grale Beethoven \u00e0 Carnegie Hall, le grand article que <em>Saturday Review<\/em> consacrait \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00e9nement et qui faisait la couverture, a failli s\u2019intituler le Trio Stern. Le titre fut chang\u00e9 in extremis\u00a0!<\/p>\n<p>Les admirateurs d\u2019un violoniste ou d\u2019un violoncelliste trouvent toujours qu\u2019il y a trop de piano dans les sonates et les trios. Ils veulent avant tout entendre leur instrument de pr\u00e9dilection, quitte \u00e0 n\u00e9gliger les exigences de la musique. Ils ne manquent pas de venir se plaindre du pianiste aupr\u00e8s de leur idole, qui se sent oblig\u00e9 de leur pr\u00eater une oreille favorable tout en d\u00e9fendant, plus ou moins \u00e9nergiquement, son partenaire. Lors d\u2019un concert \u00e0 la Tonhalle de Zurich, Istomin avait un piano tellement sonore qu\u2019il lui \u00e9tait quasi impossible de jouer <em>piano<\/em>. La presse avait mentionn\u00e9 la pr\u00e9sence excessive du piano et les admirateurs de Stern avait pouss\u00e9 des hauts cris, trouvant inadmissible qu\u2019Istomin couvre ainsi ses partenaires. Stern, approuv\u00e9 par Rose, en fit le reproche \u00e0 Istomin et assura qu\u2019il \u00e9tait fatigu\u00e9 d\u2019avoir toujours \u00e0 le d\u00e9fendre. Son intervention fit bouillir Thornton Trapp, le tourneur de pages et l\u2019homme \u00e0 tout faire du Trio, qui d\u00e9clara dans son journal enregistr\u00e9\u00a0: \u2018\u2019Stern a dit qu&rsquo;il \u00e9tait fatigu\u00e9 de d\u00e9fendre Eug\u00e8ne. Sa d\u00e9fense ressemble \u00e0 une poign\u00e9e de main avec la main droite et un coup de poignard dans le dos avec la main gauche. Si Isaac croit vraiment qu&rsquo;il est le d\u00e9fenseur loyal de Eug\u00e8ne, il ne devrait pas \u00eatre laiss\u00e9 en libert\u00e9. Son cabotinage incessant, sa tol\u00e9rance des injustices et des critiques subies par Eug\u00e8ne, son refus d&rsquo;arr\u00eater la publication du nom de Trio Stern, son exploitation de Eugene comme professeur et partenaire sont suffisants pour faire le faire condamner par n\u2019importe quel tribunal.\u2019\u2019 La r\u00e9action d\u2019Istomin fut aussi excessive que l\u2019accusation\u00a0: il ne d\u00e9passa gu\u00e8re la nuance <em>mezzo-forte<\/em> pendant une bonne partie du concerts suivant, ce qui rendit furieux ses partenaires. On peut se demander si cette question n\u2019est pas pour eux davantage un sujet de d\u00e9bats sans fin sur la pr\u00e9\u00e9minence du piano dans la musique de chambre qu\u2019un vrai probl\u00e8me pour les concerts et les enregistrements. Trapp remarquait que Stern, aussi bien que Rose, demandait r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 Istomin de jouer plus fort pour les soutenir quand ils avaient la responsabilit\u00e9 de la m\u00e9lodie. Sinon, leur sonorit\u00e9 perd de sa consistance et ils risquent de perdre le fil du discours musical. Dans nombre d\u2019interviews et dans son autobiographie, Stern louait Istomin pour son remarquable sens de l\u2019\u00e9quilibre sonore entre le piano et les cordes.<\/p>\n<p>Il y eut un moment tr\u00e8s difficile, qui ne cr\u00e9a pas de crise mais qui blessa profond\u00e9ment Istomin et Rose\u00a0: le concert du si\u00e8cle \u00e0 Carnegie Hall le 18 mai 1976. Stern avait souhait\u00e9 faire un \u00e9norme coup m\u00e9diatique. Il avait invit\u00e9 Horowitz, Fischer-Dieskau, Rostropovitch, et m\u00eame Menuhin, qu\u2019il d\u00e9testait et avec lequel il n\u2019avait jamais jou\u00e9 en concert. Mais il avait laiss\u00e9 de c\u00f4t\u00e9 ses deux vieux amis.<\/p>\n<p>En fait, la plus grande source de tension \u00e9tait ce que Stern appelait pudiquement dans son autobiographie, son attitude relax, mentionnant sa n\u00e9gligence de s\u2019\u00e9chauffer avant un concert. Mais il y avait aussi sa d\u00e9sastreuse manie d\u2019\u00eatre en retard, ou d\u2019oublier ses partitions. Il y avait son habitude d\u2019arriver aux r\u00e9p\u00e9titions tr\u00e8s mal pr\u00e9par\u00e9. Cela avait le don de mettre Istomin hors de lui, furieux du manque de respect pour lui, qui arrivait toujours parfaitement pr\u00e9par\u00e9. Et pour la musique\u00a0! Aiguillonn\u00e9 par Istomin, Stern se mettait assez vite dans le coup, mais il fallait parfois un ou deux concerts frustrants avant que l\u2019\u00e9tincelle n\u2019arrive et que l\u2019interpr\u00e9tation atteigne les sommets. Pour la <em>Kreutzer<\/em>, ce fut encore plus difficile. Stern repoussa le plus tard possible le moment de r\u00e9p\u00e9ter, reportant m\u00eame le premier concert. Istomin poussa tellement Stern dans ses retranchements que celui-ci s\u2019exclama un jour : \u00ab\u00a0Tu es en train de faire de moi un violoniste allemand\u00a0!\u2019\u2019 En r\u00e9p\u00e9tition, Istomin pouvait \u00eatre tr\u00e8s dur avec Stern. Jaime Laredo l\u2019entendit lui dire \u00a0: \u00ab\u00a0Tu joues faux\u00a0! Ce n\u2019est pas ce qui est \u00e9crit\u00a0! Tu pourrais travailler\u00a0!\u00a0\u00bb Stern ne bronchait pas, m\u00eame si son amour-propre en souffrait, car il savait qu\u2019Istomin le bousculait pour qu\u2019il donne le meilleur de lui-m\u00eame. La tension restait palpable au concert, sp\u00e9cialement dans les sonates les plus dramatiques, comme la <em>Septi\u00e8me <\/em>et la <em>Kreutzer<\/em>. Alexander Schneider en \u00e9tait parfois stup\u00e9fait et s\u2019amusa \u00e0 leur envoyer une carte postale d\u2019un tableau de Goya, <em>Ri\u00f1a a garrotazos.<\/em><\/p>\n<p>La plus grande crise dans leur relation fut celle qui suivit le refus d\u2019Istomin de poursuivre l\u2019enregistrement des sonates pour violon et pour violoncelle de Beethoven, se contentant s\u2019achever les trios. Il \u00e9tait en conflit aigu avec Columbia, qui n\u2019avait pas accept\u00e9 qu\u2019il enregistr\u00e2t au moins un concerto de Beethoven pour ne pas confiner son image \u00e0 celle d\u2019un musicien de chambre. M\u00eame s\u2019ils comprenaient ses raisons, Stern et Rose se sentirent pris en otage et finalement trahis. S\u2019il n\u2019y avait pas eu la longue s\u00e9rie de concerts pr\u00e9vus pour l\u2019ann\u00e9e Beethoven, et notamment les quatre int\u00e9grales de la musique de chambre \u00e0 Londres, Paris, en Suisse et New York, cela aurait pu amener la fin du Trio. En tout cas, l\u2019id\u00e9e qu\u2019un jour Istomin et Stern reprendraient l\u2019enregistrement des Sonates pour violon de Beethoven paraissait tr\u00e8s improbable, et c\u2019est pourtant ce qui arriva\u00a0!<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-title title fusion-title-5 fusion-title-text fusion-title-size-four\"><h4 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:15;--minFontSize:15;line-height:1.33;\"><strong>L\u2019enregistrement des Sonates de Beethoven  <\/strong><\/h4><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-6\"><p>Longtemps, Isaac Stern n\u2019enregistra de sonates qu\u2019avec Alexander Zakin. Quelle qu\u2019ait \u00e9t\u00e9 sa complicit\u00e9 avec lui, Stern ne mettait pas souvent les sonates de Beethoven \u00e0 ses programmes de r\u00e9cital, \u00e0 l\u2019exception de la <em>Septi\u00e8me<\/em> (la seule qu\u2019il ait enregistr\u00e9e jusque-l\u00e0, en 1945). Stern sentait que pour ces sonates il lui fallait un pianiste qui ait ses propres id\u00e9es et qui le pousse \u00e0 un dialogue sans concession. Et c\u2019\u00e9tait le cas avec Istomin, leur duo ressemblant souvent, aux dires de John Trapp, le tourneur de pages d\u2019Istomin, \u00e0 un duel\u00a0!<\/p>\n<p>L\u2019enregistrement de l\u2019int\u00e9grale ayant \u00e9t\u00e9 interrompu, Stern n\u2019y songea plus pendant quelques ann\u00e9es mais, peu apr\u00e8s son soixanti\u00e8me anniversaire, en 1980, au moment o\u00f9 le parcours du Trio s\u2019achevait, Isaac Stern d\u00e9cida de donner une autre orientation \u00e0 son activit\u00e9 discographique. Il souhaitait enregistrer ou r\u00e9enregistrer tout le r\u00e9pertoire de chambre en dehors des trios. Sa premi\u00e8re id\u00e9e \u00e9tait de convaincre Istomin d\u2019achever l\u2019int\u00e9grale commenc\u00e9e en 1969. Stern sut se montrer tr\u00e8s persuasif si bien que, contre toute attente, Istomin accepta. Ne voulant avoir aucun contact avec Columbia (d\u00e9sormais CBS), Istomin ne signa pas de contrat, ne pr\u00e9tendit \u00e0 aucunes royalties, ne demanda aucun droit d\u2019\u00e9coute et de choix de prises. Les deux sonates enregistr\u00e9es en 1969 (la 1<sup>\u00e8re<\/sup> et la 7<sup>\u00e8me<\/sup>) furent conserv\u00e9es. Elles font regretter un peu que l\u2019int\u00e9grale n\u2019ait pas \u00e9t\u00e9 achev\u00e9e \u00e0 cette \u00e9poque. Il y avait un tel \u00e9lan, une respiration naturelle, une tension que les sonates enregistr\u00e9es en 1982 et 1983 ne purent tout \u00e0 fait retrouver. Cela n\u2019emp\u00eache \u00e9videmment pas l\u2019ensemble d\u2019\u00eatre une magnifique r\u00e9ussite, avec des moments fabuleux, comme la <em>Dixi\u00e8me Sonate<\/em> que tous deux aimaient tant.<\/p>\n<p>C\u2019est aux c\u00f4t\u00e9s de Rostropovitch que Stern et Istomin v\u00e9curent leurs ultimes collaborations musicales, \u00e0 Washington en 1987 pour les 60 ans de Slava, au festival d\u2019Evian en 1990 et 1997, et \u00e0 New York en 2000 pour le 75<sup>\u00e8me<\/sup> anniversaire de Eugene. Isaac avait pr\u00e9vu de jouer et de pr\u00e9senter cette soir\u00e9e mais des probl\u00e8mes de sant\u00e9 l\u2019en emp\u00each\u00e8rent et il se contenta d\u2019y assister et d\u2019y dire quelques mots sur les cinquante ann\u00e9es de leur complicit\u00e9 musicale et de leur amiti\u00e9. Plus encore qu\u2019une amiti\u00e9, c\u2019\u00e9tait une fraternit\u00e9, un lien indestructible qui a aplani tous leurs diff\u00e9rends et surv\u00e9cu \u00e0 toutes les temp\u00eates.<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-title title fusion-title-6 fusion-title-text fusion-title-size-four\"><h4 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:15;--minFontSize:15;line-height:1.33;\"><strong>Enregistrements <\/strong><\/h4><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-7\"><p><strong>Beethoven<\/strong>. Int\u00e9grale des <em>Sonates pour piano et violon<\/em>. 1969 (Sonates 1 et 7, New York, Columbia Studio) ; 1982 (Sonate 6, Londres, EMI Studio) ; 1983 (Sonates 2, 3, 4, 5, 8, 9, 10, Washington, Library of Congress).<\/p>\n<p><strong>Beethoven<\/strong>. <em>Sonate pour piano et violon n\u00b0 1 op. 12 n\u00b0 1<\/em>. <strong>Brahms<\/strong>. <em>Sonate pour violon et piano n\u00b0 1 op. 78.\u00a0 <\/em>Vid\u00e9o film\u00e9e dans les studios de la BBC le 29 juillet 1973.<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-title title fusion-title-7 fusion-title-text fusion-title-size-four\"><h4 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:15;--minFontSize:15;line-height:1.33;\"><strong>Quelques concerts <\/strong><\/h4><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-8\"><p><strong>1950<\/strong>, 19 juin. Prades. Bach. <em>Sonate en trio en sol majeur BWV 1038<\/em>, avec John Wummer, fl\u00fbte. Enregistr\u00e9 par Columbia.<\/p>\n<p><strong>1952<\/strong>, 21 juin. Prades. <strong>Schumann<\/strong>, <em>Sonate n\u00b0 1 en la mineur Op. 105.<\/em> <strong>Brahms<\/strong>, <em>Trio n\u00b0 3 en ut mineur Op. 101, <\/em>avec Pablo Casals.<\/p>\n<p><strong>1957<\/strong>, 8 mai. Porto Rico. <strong>Mozart<\/strong>, <em>Quatuor en mi b\u00e9mol majeur K. 493<\/em>, avec Milton Katims, alto, et Mischa Schneider, violoncelle. Enregistr\u00e9 par Columbia.<\/p>\n<p><strong>1959<\/strong>, 2 mai. <strong>Mendelssohn<\/strong>, <em>Trio n\u00b0 1 en re mineur op. 49<\/em>,avec Pablo Casals. Concert enregistr\u00e9.<\/p>\n<p><strong>1959<\/strong>, 6 mai. <strong>Brahms<\/strong>, <em>Trio n\u00b0 1 en si majeur op. 8<\/em>, avec Pablo Casals. Concert enregistr\u00e9.<\/p>\n<p><strong>1963<\/strong>, 8 ao\u00fbt. Menton. <strong>Bach<\/strong>. <em>Concerto Brandebourgeois n\u00b0 5 en r\u00e9 majeur BWV 1050<\/em>, avec Jean-Pierre Rampal et le Northern Sinfonia dirig\u00e9 par Milton Katims.<\/p>\n<p><strong>1973<\/strong>, 11 novembre. New York, Carnegie Hall. <strong>Brahms<\/strong>, <em>Quatuor pour piano et cordes n\u00b0 2 en la majeur op. 26,<\/em> avec Jaime Laredo, alto, et Leonard Rose, violoncelle. <em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p><strong>1975<\/strong>, 20 juin. Porto Rico. Brahms, Quatuor pour piano et cordes n\u00b0 2 en la majeur op. 26, avec Pinchas Zukerman, alto, et Leonard Rose, violoncelle. Concert enregistr\u00e9.\u00a0 <em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p><strong>1976<\/strong>, 17 d\u00e9cembre. Barcelone, Palau de la Musica. <strong>Casals<\/strong>, <em>Sonate pour violon et piano. <\/em>Concert enregistr\u00e9.<\/p>\n<p><strong>1976<\/strong>, 29 d\u00e9cembre. New York, Carnegie Hall. <strong>Casals<\/strong>, <em>Sonate pour violon et piano.<\/em> Concert enregistr\u00e9.<\/p>\n<p><strong>1978, <\/strong>janvier<strong>. <\/strong>Minnesota. <strong>Brahms<\/strong>, <em>Sonate pour piano et violon n\u00b0 1 en sol majeur op. 78. <\/em>(C\u00e9r\u00e9monie en hommage \u00e0 Humphrey).<\/p>\n<p><strong>1980<\/strong>, 17 avril. Detroit. <strong>Brahms<\/strong>, <em>Sonate pour piano et violon n\u00b0 1 en sol majeur op. 78. <\/em><strong>Brahms<\/strong>, <em>Quatuor pour piano et cordes n\u00b0 1 en sol mineur op. 25,<\/em> avec Jaime Laredo et Paul Tortelier<\/p>\n<p><strong>1987, 27 mars<\/strong>. Washington, Kennedy Center. <strong>Beethoven<\/strong>, <em>Sonate pour piano et violon n\u00b0 1 en r\u00e9 majeur op. 12 n\u00b0 1.<\/em>\u00a0 Concert pour le 60<sup>\u00e8me<\/sup> anniversaire de Rostropovitch.<\/p>\n<p><strong>1990<\/strong>, 22 mai. Evian. <strong>Beethoven<\/strong>, <em>Trio n\u00b0 7 en si b\u00e9mol majeur op. 97 \u201cArchiduc\u201d,<\/em> avec Mstislav Rostropovitch. Concert enregistr\u00e9.<\/p>\n<p><strong>1997<\/strong> 9 mai. Evian. <strong>Beethoven<\/strong>, <em>Sonate pour piano et violon en r\u00e9 majeur op. 12 n\u00b0 1.<\/em> \u00a0<strong>Brahms<\/strong>, <em>Quatuor pour piano et cordes n\u00b0 1 en sol mineur op. 25,<\/em> avec Youri Bashmet et Mstislav Rostropovitch.<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":385,"menu_order":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","template":"","meta":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/4113"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4113"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/4113\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7372,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/4113\/revisions\/7372"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/385"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4113"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}