{"id":3233,"date":"2016-03-11T12:39:57","date_gmt":"2016-03-11T11:39:57","guid":{"rendered":"http:\/\/eugeneistomin.com\/?page_id=3233"},"modified":"2020-02-21T23:50:11","modified_gmt":"2020-02-21T22:50:11","slug":"le-festival-casals-de-mexico-1976","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/le-musicien\/lorganisateur\/le-festival-casals-de-mexico-1976\/","title":{"rendered":"Le Festival Casals de Mexico. 1976"},"content":{"rendered":"<div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-1 hundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\" style=\"--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-overflow:visible;\" ><div class=\"fusion-builder-row fusion-row\"><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-0 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-text fusion-text-1\"><blockquote>\n<p>Cet  article, publi\u00e9 dans <em>Musical America<\/em>, repose en bonne partie sur une interview de Marta et de Eugene Istomin et pr\u00e9sente de fa\u00e7on tr\u00e8s synth\u00e9tique le projet et ses perspectives.<\/p>\n<\/blockquote>\n<\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-2\"><p>MEXICO n&rsquo;est pas vraiment une destination de premier ordre sur la route des festivals, mais les \u00e9v\u00e9nements qui viennent de se produire en octobre et novembre pourraient bien marquer le d\u00e9but d&rsquo;un changement. Pendant plus de trois semaines, un voyageur dans cette capitale aurait trouv\u00e9 un nouvel orchestre en r\u00e9sidence, une s\u00e9rie de concerts avec l\u2019Orchestre Symphonique de Londres, un d\u00e9fil\u00e9 de chefs d&rsquo;orchestre bien connus (Mehta, Semkow, Comissiona, Schneider, Torkanowsky, et Eduardo Mata, un enfant de Mexico, qui vient d\u2019\u00eatre nomm\u00e9 \u00e0 Dallas) ; il aurait entendu des ensembles de premier ordre tels que le Quatuor Guarneri et le Trio Istomin-Stern-Rose, des solistes de haut-vol comme Pinchas Zukerman et Jess Thomas. Pour le moins, les premiers Concerts Internationaux Casals, qui ne se sont pas content\u00e9s de recruter des talents internationaux mais se sont donn\u00e9 beaucoup de peine pour mobiliser les musiciens mexicains et le public mexicain, ont rempli leur mission avec succ\u00e8s et n&rsquo;ont nullement d\u00e9\u00e7u. Dans le meilleur des cas, cela pourrait \u00eatre l&rsquo;\u00e9tincelle qui donnera naissance \u00e0 une c\u00e9l\u00e9bration annuelle susceptible d\u2019apporter un souffle nouveau aux activit\u00e9s musicales du pays, et de faire venir aussi un flot de visiteurs. En ce moment, il semble que tout cela d\u00e9pende des Mexicains.<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-1 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-title title fusion-title-1 fusion-title-text fusion-title-size-two\"><h2 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:18;--minFontSize:18;line-height:1.5;\"><strong>L\u2019aide des Istomin<\/strong><\/h2><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-3\"><div id=\"attachment_3235\" style=\"width: 274px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Eugene-et-Marta-1976-Mexico-001.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-3235\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-3235\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Eugene-et-Marta-1976-Mexico-001-264x300.jpg\" alt=\"Eugene et Marta Istomin en 1976, photo de l\u2019article\" width=\"264\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Eugene-et-Marta-1976-Mexico-001-264x300.jpg 264w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Eugene-et-Marta-1976-Mexico-001-901x1024.jpg 901w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Eugene-et-Marta-1976-Mexico-001.jpg 2400w\" sizes=\"(max-width: 264px) 100vw, 264px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3235\" class=\"wp-caption-text\">Eugene et Marta Istomin en 1976, photo de l\u2019article<\/p><\/div>\n<p>Que la prochaine \u00e9tape incombe \u00e0 l&rsquo;ensemble des citoyens de ce pays \u00e9tait parfaitement clair pour les deux personnes qui ont donn\u00e9 \u00e0 ce festival particulier sa forme et son caract\u00e8re, Eugene Istomin et son \u00e9pouse, Marta Casals Istomin. Les Istomin sont naturellement incontournables pour l\u2019organisation de tout ce qui porte le nom de Pablo Casals, mais leur r\u00f4le est loin d\u2019\u00eatre honorifique : ils rendent des services inestimables, leur soutien aide \u00e9norm\u00e9ment pour la recherche de m\u00e9c\u00e9nat, et leurs liens professionnels ont assur\u00e9ment beaucoup facilit\u00e9 l\u2019engagement des solistes. Mais Eugene Istomin, qui \u00e9tait le directeur artistique des Primeras Jornadas Internacionales Casals, et Marta (la pr\u00e9sidente d\u2019honneur) ne cherchaient pas ici un poste \u2013 et ils n\u2019ont re\u00e7u aucune compensation financi\u00e8re. Ils ont assez \u00e0 faire avec le Festival Casals de Porto Rico \u2013 et ici ils n\u2019ont pas navigu\u00e9 sur une mer calme, comme les lecteurs de ce magazine le devinent bien. L&rsquo;id\u00e9e des Jornadas venait du pr\u00e9sident du Mexique, Luis Echeverria (dont le mandat s\u2019est achev\u00e9 en d\u00e9cembre) \u2013 ou pour remonter une \u00e9tape plus en amont, elle a jailli d\u2019une suggestion de Henry Raymont, journaliste et \u00e9crivain am\u00e9ricain, un vieil ami des Istomin et un homme de confiance d&rsquo;Echeverria. Puisque Pablo Casals avait particip\u00e9 \u00e0 la vie musicale mexicaine et avait donn\u00e9 la premi\u00e8re de son oratorio, El Pessebre, ici en 1959, un festival en son honneur, qui commencerait en 1976, l\u2019ann\u00e9e de son centi\u00e8me anniversaire, a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9 comme tout \u00e0 fait opportun. Au d\u00e9but, Echeverria a esp\u00e9r\u00e9 que les Istomin pourraient transf\u00e9rer leur soutien de l\u2019actuel Festival Casals de San Juan \u00e0 celui de Mexico. Ils ont d\u00e9clin\u00e9 la proposition, et ils ont pris soin de souligner que les deux \u00e9v\u00e9nements \u00e9taient tout \u00e0 fait distincts \u2013 le projet de Mexico \u00e9vitant m\u00eame l&rsquo;utilisation du mot \u00ab festival \u00bb dans son titre, pour bien souligner la diff\u00e9rence. Cependant les Istomin \u00e9taient dispos\u00e9s \u00e0 entrer dans le projet d\u2019hommage \u00e0 Casals \u00ab \u00e0 condition \u00bb, dit fermement Eugene Istomin, \u00ab que ce soit une nouvelle chose, et qu&rsquo;elle soit con\u00e7ue pour aider au d\u00e9veloppement de la vie musicale du Mexique \u00bb.<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-2 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-title title fusion-title-2 fusion-title-text fusion-title-size-two\"><h2 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:18;--minFontSize:18;line-height:1.5;\"><strong>La participation mexicaine<\/strong><\/h2><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-4\"><div id=\"attachment_3236\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/PalaciodeBellasArtes-Mexico.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-3236\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-3236\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/PalaciodeBellasArtes-Mexico-300x200.jpg\" alt=\"Le Palais des Beaux-Arts de Mexico\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/PalaciodeBellasArtes-Mexico-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/PalaciodeBellasArtes-Mexico.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3236\" class=\"wp-caption-text\">Le Palais des Beaux-Arts de Mexico<\/p><\/div>\n<p>Cette condition a \u00e9t\u00e9 remplie en de nombreux points. Eduardo Mata, un Mexicain, a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 chef d&rsquo;orchestre principal et directeur technique. Un orchestre du festival a \u00e9t\u00e9 form\u00e9, s\u2019appuyant sur les musiciens les plus comp\u00e9tents des divers orchestres mexicains (Mexico, Vera Cruz, Jalapa, Guadalupe, Toluca), renforc\u00e9s par quelques instrumentistes \u00e9trangers (environ vingt-cinq pour cent). Les salaires mexicains ont \u00e9t\u00e9 augment\u00e9s pour correspondre aux cachets pay\u00e9s aux \u00e9trangers. L&rsquo;ensemble \u00e9tait fier de s&rsquo;appeler l&rsquo;Orquesta Pablo Casals de Mexico \u2013 le seul orchestre \u00e0 porter le nom du maestro depuis celui qu\u2019il avait fond\u00e9 lui-m\u00eame \u00e0 Barcelone en 1919. En plus des nombreux concerts \u00e0 Mexico, sous la direction de Mata et des chefs d\u2019orchestre invit\u00e9s, il a donn\u00e9 cinq concerts en province pendant que l\u2019Orchestre Symphonique de Londres \u00e9tait dans la capitale. Et, dans ce qui \u00e9tait sans doute l\u2019initiative d\u2019ouverture la plus large, la direction du festival a veill\u00e9 \u00e0 ce que les programmes soient retransmis dans tout le pays par la radio et par la t\u00e9l\u00e9vision \u2013 une diffusion dans quarante-neuf villes, pouvant atteindre environ deux millions de personnes. De fa\u00e7on tr\u00e8s compr\u00e9hensible, les responsables de la t\u00e9l\u00e9vision de Mexico, peu accoutum\u00e9s \u00e0 la captation de concerts, ont d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019ils n\u2019\u00e9taient pas pr\u00eats \u00e0 une entreprise d\u2019une telle envergure. Pour assurer la meilleure r\u00e9alisation possible, le festival a fait venir un r\u00e9alisateur new yorkais, laur\u00e9at de nombreux prix, Allen Miller. Il a pass\u00e9 six semaines au Mexique avant le festival pour former les \u00e9quipes de TV, et il a supervis\u00e9 la production pendant la s\u00e9rie de concerts. Les d\u00e9penses du festival ont \u00e9t\u00e9 couvertes par trois sources de revenu : un tiers par la subvention du gouvernement, un tiers par le m\u00e9c\u00e9nat priv\u00e9, un tiers par les recettes de la billetterie.<\/p>\n<div id=\"attachment_3237\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Mexico-eglise-2.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-3237\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-3237\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Mexico-eglise-2-300x225.jpg\" alt=\"l\u2019Eglise de Tepozotlan\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Mexico-eglise-2-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Mexico-eglise-2.jpg 500w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3237\" class=\"wp-caption-text\">l\u2019Eglise de Tepozotlan<\/p><\/div>\n<p>Tout cela a permis de monter trois semaines enthousiasmantes. Des concerts se sont d\u00e9roul\u00e9s dans le Palais des Beaux-Arts quelque peu d\u00e9labr\u00e9 \u2013 toute la splendeur napol\u00e9onienne \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur et la d\u00e9cadence art-d\u00e9co \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur \u2013 et ont \u00e9t\u00e9 donn\u00e9s une seconde fois dans le Th\u00e9\u00e2tre M\u00e9tropolitain, une salle de cin\u00e9ma de trois mille cinq cents places, o\u00f9 les gens ont fait la queue pour avoir des billets dont les tarifs \u00e9taient tr\u00e8s bas. Un des concerts du Quatuor Guarneri a eu pour cadre l\u2019int\u00e9rieur rococo, \u00e9blouissant d\u2019or lumineux, d&rsquo;une \u00e9glise j\u00e9suite restaur\u00e9e \u00e0 Tepozotlan, \u00e0 une heure de route de la ville. Le r\u00e9pertoire du festival (qui a fui les compositeurs mexicains comme s\u2019ils avaient la peste &#8211; une question qui m\u00e9riterait d\u2019\u00eatre reconsid\u00e9r\u00e9e \u00e0 l&rsquo;avenir) \u00e9tait dense et raisonnable \u2013 une <em>Quatri\u00e8me<\/em> de Mahler avec l\u2019Orchestre Pablo Casals sous la direction de Mata, le <em>Concerto pour violon<\/em> de Brahms avec Stern, des extraits de Wagner avec Jess Thomas, un programme tout-Beethoven et un tout-Tcha\u00efkovsky par le LSO, avec respectivement Istomin et Zukerman comme solistes.<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-3 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-title title fusion-title-3 fusion-title-text fusion-title-size-two\"><h2 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:18;--minFontSize:18;line-height:1.5;\"><strong>Mata : une baguette ferme<\/strong><\/h2><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-5\"><div id=\"attachment_3238\" style=\"width: 288px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Mata-3.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-3238\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-3238\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Mata-3-278x300.jpg\" alt=\"Le chef d\u2019orchestre mexicain Eduardo Mata \" width=\"278\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Mata-3-278x300.jpg 278w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Mata-3-948x1024.jpg 948w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Mata-3.jpg 1000w\" sizes=\"(max-width: 278px) 100vw, 278px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3238\" class=\"wp-caption-text\">Le chef d\u2019orchestre mexicain Eduardo Mata<\/p><\/div>\n<p>Pendant mon s\u00e9jour \u00e0 Mexico j\u2019ai entendu une interpr\u00e9tation pleine de douceur, mais \u00e0 l\u2019architecture un peu floue, de l\u2019<em>opus 59 n\u00b0 1<\/em> de Beethoven par le Quatuor Guarneri, suivi d\u2019un <em>Concertino<\/em> de Stravinsky d\u2019une s\u00e9duisante fluidit\u00e9. Au Palais des Beaux-Arts, j\u2019ai entendu l\u2019Orchestre Pablo Casals sous la direction de Mata dans la S<em>ymphonie de psaumes<\/em> de Stravinsky et dans la <em>Grande Messe en ut mineur<\/em> de Mozart avec, en solistes, Heather Harper, Benita Valente, Michael Best et Gary Kendall. L&rsquo;orchestre, sous la baguette ferme de Mata, a fait une bonne impression et les chanteurs, particuli\u00e8rement Mesdames Harper et Valente, \u00e9taient magnifiques. Deux ch\u0153urs (de l&rsquo;Ecole de musique nationale de Mexico et le Ch\u0153ur d\u2019Enfants de Puebla) ont fait de leur mieux, sans grande r\u00e9ussite. Personne, cependant, n\u2019a song\u00e9 \u00e0 regretter leur participation au festival. S\u2019ils avaient plus souvent l\u2019occasion de se produire \u00e0 un tel niveau, il n\u2019y a pas de doute qu\u2019ils progresseraient. Apr\u00e8s tout, c\u2019est le genre de participation locale que Eugene Istomin avait en t\u00eate.<\/p>\n<p>Les Istomin n\u2019ont pas encore pris de d\u00e9cision quant \u00e0 leur participation \u00e0 l\u2019avenir de cette initiative. \u00ab\u00a0Nous ne voulons pas institutionnaliser notre r\u00f4le \u00bb, assure Istomin. \u00ab\u00a0Inciter nos amis \u00e0 venir, c&rsquo;est possible pour un moment. Mais je suis dans les bonnes ann\u00e9es de ma vie et je suis un musicien. Je pr\u00e9f\u00e8re m\u2019exprimer avec mon piano. Au moins cette ann\u00e9e a \u00e9t\u00e9 une injection \u2013 une piq\u00fbre hypodermique de haute qualit\u00e9. Les Mexicains doivent poursuivre. Quant \u00e0 la question de savoir si l\u2019\u00e9v\u00e9nement gardera le nom de Casals, je ne suis pas en mesure de le dire. Un festival Casals doit s\u2019accorder \u00e0 sa vision, et cela pourrait ne pas convenir aux gens d\u2019ici. En tout cas les Mexicains ont l&rsquo;occasion d\u2019en faire le premier festival de musique international en Am\u00e9rique latine.\u00a0\u00bb Bien que personne ne l\u2019ait dit clairement, l&rsquo;int\u00e9r\u00eat et le soutien du nouveau pr\u00e9sident du Mexique, Jose Lopez Portillo, auront un impact essentiel sur les futurs projets.<\/p>\n<p><em><strong>Shirley Fleming<\/strong> (traduction Bernard Meillat)<\/em><\/p>\n<p><strong>Shirley Fleming<\/strong> (1929-2005) \u00e9tait une critique musicale am\u00e9ricaine, qui fut la r\u00e9dactrice en chef de Musical America de 1967 \u00e0 1991 et \u00e9crivit dans le New York Post de 1978 \u00e0 2005.<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-4 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-title title fusion-title-4 fusion-title-text fusion-title-size-two\"><h2 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:18;--minFontSize:18;line-height:1.5;\"><strong>Document <\/strong><\/h2><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep- sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-6\"><p><strong>Beethoven<\/strong>, <em>Symphonie n\u00b0 7<\/em>. Orchestre Symphonique de Londres, Eduardo Mata. Concert film\u00e9 par la t\u00e9l\u00e9vision mexicaine pendant les <em>Primeras Jornadas Internacionales Casals<\/em>. 10 ou 11 novembre 1976<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-5 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-video fusion-youtube\" style=\"--awb-max-width:600px;--awb-max-height:350px;\"><div class=\"video-shortcode\"><div class=\"fluid-width-video-wrapper\" style=\"padding-top:58.33%;\" ><iframe title=\"YouTube video player 1\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/1NNWhuF55tk?wmode=transparent&autoplay=0\" width=\"600\" height=\"350\" allowfullscreen allow=\"autoplay; fullscreen\"><\/iframe><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":341,"menu_order":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","template":"","meta":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3233"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3233"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3233\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7389,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3233\/revisions\/7389"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/341"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3233"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}