{"id":2278,"date":"2016-02-22T16:27:11","date_gmt":"2016-02-22T15:27:11","guid":{"rendered":"http:\/\/eugeneistomin.com\/?page_id=2278"},"modified":"2020-02-21T23:50:25","modified_gmt":"2020-02-21T22:50:25","slug":"alexander-schneider","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/grandes-collaborations-musicales\/violonistes-et-violoncellistes\/alexander-schneider\/","title":{"rendered":"Alexander Schneider"},"content":{"rendered":"<div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-1 hundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\" style=\"--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-overflow:visible;\" ><div class=\"fusion-builder-row fusion-row\"><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-0 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-text fusion-text-1\"><div id=\"attachment_1748\" style=\"width: 240px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Schneider-jouant-du-violon.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-1748\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1748 size-medium\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Schneider-jouant-du-violon-230x300.jpg\" alt=\"Schneider jouant du violon\" width=\"230\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Schneider-jouant-du-violon-230x300.jpg 230w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Schneider-jouant-du-violon.jpg 539w\" sizes=\"(max-width: 230px) 100vw, 230px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1748\" class=\"wp-caption-text\">Schneider en 1948<\/p><\/div>\n<p><strong>Alexander Schneider est un des personnages cl\u00e9s de la vie d\u2019Istomin<\/strong>. C\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 lui qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 au premier Festival de Prades et qu\u2019il a donc fait la connaissance de Casals\u00a0! Alexander Schneider fut \u00e9galement pour lui un partenaire essentiel, comme violoniste et comme chef d\u2019orchestre. Ils ont partag\u00e9 plus de cent concerts, \u00e0 Prades, \u00e0 Porto Rico, \u00e0 Marlboro, \u00e0 Paris, \u00e0 la Library of Congress, en Isra\u00ebl\u2026 Leur relation ne fut jamais tr\u00e8s simple car Schneider s\u2019est toujours senti comme un a\u00een\u00e9 qui a pour mission de conseiller, qui est le seul \u00e0 dire la v\u00e9rit\u00e9, m\u00eame si elle n\u2019est pas douce \u00e0 entendre. Il se conduisait ainsi avec beaucoup de gens et nombreux sont ceux qui ont fini par se f\u00e2cher avec lui. Avec Istomin, cela provoqua in\u00e9vitablement des moments de tension, mais l\u2019affection et le souvenir des grands moments partag\u00e9s permirent de les surmonter.<br \/>\n<strong>La vie d\u2019Alexander Schneider est un roman<\/strong>, qu\u2019il a racont\u00e9 dans ses m\u00e9moires, Sasha, a Musician\u2019s Life. N\u00e9 \u00e0 Vilnius en 1908, il partit \u00e0 l\u2019\u00e2ge de seize ans pour \u00e9tudier \u00e0 Francfort. Trois ans plus tard, il devint concertmaster de l\u2019Orchestre de Sarrebruck, puis en 1929 de l\u2019Orchestre de la NDR \u00e0 Hambourg. En 1932, il rejoignit le fameux Quatuor de Budapest, qui d\u00fbt fuir l\u2019Allemagne d\u00e8s 1933 et s\u2019installa aux Etats-Unis au d\u00e9but de la Deuxi\u00e8me Guerre Mondiale. Schneider quitta le Quatuor de Budapest en 1944 pour fonder diff\u00e9rents ensembles de musique de chambre (un duo avec le claveciniste Ralph Kirkpatrick, le Trio Albeneri, le New York Piano Quartet, puis un Quatuor \u00e0 cordes qui portait son nom et avec lequel il joua et enregistra l\u2019int\u00e9grale des Quatuors de Haydn. Il se lan\u00e7a aussi dans de grands projets comme la pr\u00e9sentation de l\u2019\u0153uvre pour violon seul de Bach, qu\u2019il alla travailler avec Casals. C\u2019est lui qui eut l\u2019id\u00e9e de cr\u00e9er le Festival de Prades\u00a0: puisque Casals ne pouvait accepter de donner des concerts dans les pays qui avaient refus\u00e9 de chasser Franco, Schneider lui proposa d\u2019inviter des musiciens du monde entier \u00e0 venir c\u00e9l\u00e9brer le deux-centi\u00e8me anniversaire de la mort de Bach \u00e0 Prades\u00a0!<\/p>\n<div id=\"attachment_1749\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Budapest-Quartet-001.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-1749\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1749 size-medium\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Budapest-Quartet-001-300x197.jpg\" alt=\"Le Quatuor de Budapest vers 1960 : Mischa Schneider, Boris Kroyt, Alexander Schneider et Joseph Roisman\" width=\"300\" height=\"197\" srcset=\"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Budapest-Quartet-001-300x197.jpg 300w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Budapest-Quartet-001-1024x672.jpg 1024w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Budapest-Quartet-001.jpg 2597w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1749\" class=\"wp-caption-text\">Le Quatuor de Budapest vers 1960 : Mischa Schneider, Boris Kroyt, Alexander Schneider et Joseph Roisman<\/p><\/div>\n<p>En 1955, Schneider revint avec les Budapest, qui avaient un peu r\u00e9duit leur activit\u00e9. Il s\u2019investit corps et \u00e2me dans l\u2019aventure de Marlboro et cr\u00e9a, \u00e0 la demande de Casals, le Festival de Porto Rico. En 1957, il fonda une s\u00e9rie de concerts sous l\u2019\u00e9gide de la New School University \u00e0 New York, avec une programmation ambitieuse qui faisait la part belle aux jeunes interpr\u00e8tes de talent et \u00e0 la musique contemporaine et qui proposait des places \u00e0 des prix tr\u00e8s accessibles. En 1969, il inventa, avec l\u2019aide de Frank Salomon, les Christmas String Seminars qui r\u00e9unissaient chaque hiver les meilleurs jeunes instrumentistes \u00e0 cordes du pays\u00a0: un stage tr\u00e8s intense avec la formation d\u2019un orchestre \u00e0 cordes dont l\u2019enthousiasme et la virtuosit\u00e9 \u00e9taient sans \u00e9gal. La session s\u2019achevait avec des concerts \u00e0 Carnegie Hall et au Kennedy Center. Par la suite, Sasha, comme tout le monde l\u2019appelait, participa \u00e0 la naissance du Mostly Mozart Festival et de l\u2019Orchestre de Chambre d\u2019Europe, dont il dirigea les premiers enregistrements. En plus d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 un grand musicien, Sasha fut un merveilleux animateur de la vie musicale, toujours riche d\u2019id\u00e9es et d\u2019\u00e9nergie, et plein de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9.<\/p>\n<div id=\"attachment_1750\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/1951-Eugene-avec-Casals-Serkin-Schneider-et-Marie-Jos\u00e9-dItalie-Th\u00e9\u00e2tre-Perpignan1.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-1750\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1750 size-medium\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/1951-Eugene-avec-Casals-Serkin-Schneider-et-Marie-Jos\u00e9-dItalie-Th\u00e9\u00e2tre-Perpignan1-300x290.jpg\" alt=\"Schneider, la Reine Marie-Jos\u00e9 d\u2019Italie, Casals, Istomin,\u00a0Serkin au Th\u00e9\u00e2tre de Perpignan en ao\u00fbt 1951\" width=\"300\" height=\"290\" srcset=\"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/1951-Eugene-avec-Casals-Serkin-Schneider-et-Marie-Jos\u00e9-dItalie-Th\u00e9\u00e2tre-Perpignan1-52x50.jpg 52w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/1951-Eugene-avec-Casals-Serkin-Schneider-et-Marie-Jos\u00e9-dItalie-Th\u00e9\u00e2tre-Perpignan1-300x290.jpg 300w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/1951-Eugene-avec-Casals-Serkin-Schneider-et-Marie-Jos\u00e9-dItalie-Th\u00e9\u00e2tre-Perpignan1-1024x991.jpg 1024w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/1951-Eugene-avec-Casals-Serkin-Schneider-et-Marie-Jos\u00e9-dItalie-Th\u00e9\u00e2tre-Perpignan1.jpg 1600w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1750\" class=\"wp-caption-text\">Schneider, la Reine Marie-Jos\u00e9 d\u2019Italie, Casals, Istomin,\u00a0Serkin au Th\u00e9\u00e2tre de Perpignan en 1951<\/p><\/div>\n<p><strong>Istomin et Schneider se sont rencontr\u00e9s en 1949<\/strong> chez Mrs Leventritt, la c\u00e9l\u00e8bre m\u00e9c\u00e8ne am\u00e9ricaine. Ils jou\u00e8rent ensemble une sonate de Mozart et Sasha lui proposa aussit\u00f4t de donner avec lui l\u2019int\u00e9grale des Sonates pour violon de Beethoven en trois s\u00e9ries de concerts dans des grandes universit\u00e9s de New York, de Chicago et de Cambridge (Massachusetts). Les premi\u00e8res r\u00e9p\u00e9titions furent assez\u00a0 tendues car Istomin avait jou\u00e9 ces sonates avec Adolf Busch et il trouvait que l\u2019interpr\u00e9tation de Schneider manquait de rigueur et de tension. Cependant Schneider fut impressionn\u00e9 au point d\u2019inviter Istomin au Festival de Prades, o\u00f9 il fut accueilli \u00e0 bras ouverts par Casals. L\u2019ann\u00e9e suivante, Schneider et Istomin jou\u00e8rent et enregistr\u00e8rent avec Casals la quasi int\u00e9gralit\u00e9 des Trios de Beethoven et le Trio en si b\u00e9mol majeur de Schubert. Puis ils partag\u00e8rent des vacances inoubliables en Gr\u00e8ce, se liant tous deux d\u2019amiti\u00e9 avec Manos Hadjidakis.<\/p>\n<p><strong>L\u2019ann\u00e9e suivante, 1952, amena une rupture<\/strong>. Sasha renon\u00e7a \u00e0 assumer la direction artistique du Festival de Prades aupr\u00e8s de Casals. Il \u00e9tait contrari\u00e9 par la mauvaise gestion et les chamailleries continuelles du comit\u00e9 fran\u00e7ais. Il \u00e9tait lass\u00e9 des exigences des solistes invit\u00e9s, qui se disputaient l\u2019honneur de jouer avec Casals. Il y avait eu aussi l\u2019affaire de l\u2019orchestre\u00a0: Sasha avait dit que les finances ne permettaient pas de r\u00e9unir \u00e0 nouveau un orchestre en 1952 et certains musiciens ne l\u2019avaient pas accept\u00e9\u00a0; ils avaient essay\u00e9 de passer outre et de monter \u00e0 son insu un autre festival symphonique apr\u00e8s le festival de musique de chambre\u00a0! Par ailleurs, il \u00e9tait tomb\u00e9 \u00e9perdument amoureux de Geraldine Page, ce qui le rendait beaucoup moins disponible. Sasha fut surpris qu\u2019Istomin lui succ\u00e8de et parvienne \u00e0 r\u00e9unir un orchestre l\u2019ann\u00e9e suivante. Il en con\u00e7ut un peu de jalousie, mais leur profond attachement \u00e0 Casals eut t\u00f4t fait de les rapprocher et ils se retrouv\u00e8rent \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s \u00e0 Porto Rico. Casals ne pouvait diriger tous les programmes et Schneider le rempla\u00e7ait souvent pour les concertos. Il y eut quelques collaborations m\u00e9morables, en particulier le Concerto de Schumann en 1959 ou le Troisi\u00e8me de Beethoven en 1970. Lorsque Schneider, \u00e0 la demande de Pierre Vozlinsky, reprit spectaculairement en main l\u2019Orchestre de Chambre de l\u2019ORTF, il monta un cycle Mozart qui fit courir tout Paris. Les trois concertos qu\u2019Istomin joua sous sa direction furent \u00e9galement des moments privil\u00e9gi\u00e9s. Les enregistrements audio et vid\u00e9o en t\u00e9moignent.<\/p>\n<div id=\"attachment_3483\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Schneider-2.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-3483\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-3483\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Schneider-2-300x231.jpg\" alt=\"Schneider dirigeant\" width=\"300\" height=\"231\" srcset=\"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Schneider-2-180x138.jpg 180w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Schneider-2-300x231.jpg 300w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Schneider-2.jpg 475w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3483\" class=\"wp-caption-text\">Schneider dirigeant<\/p><\/div>\n<p>Si certaines collaborations ont donn\u00e9 beaucoup de plaisir \u00e0 Istomin, il lui arrivait aussi de regretter que Sasha ait tendance \u00e0 caricaturer un peu Casals, avec des tics de phras\u00e9 et des tempos excessifs. Ralph Kirkpatrick lui en avait \u00e9galement fait le reproche apr\u00e8s le Festival Bach de 1950 et n\u2019arrivait plus \u00e0 jouer avec lui. Istomin regrettait aussi que Schneider se montre souvent tr\u00e8s autoritaire, et parfois tyrannique avec ses musiciens.<br \/>\nBien qu\u2019ils aient fait si souvent de la musique de chambre ensemble, dans toutes les formations imaginables, du duo au quintette, avec Casals, avec Stern et Rose, et avec le Quatuor de Budapest, Istomin et Schneider se disputaient sur le r\u00f4le du piano\u00a0! Istomin ne manquait jamais de rappeler que le piano tient le r\u00f4le essentiel dans les sonates et les trios, de Mozart \u00e0 Brahms, et m\u00eame au-del\u00e0. Bien s\u00fbr, Istomin convenait que le piano devait savoir s\u2019effacer lorsque la ligne m\u00e9lodique est confi\u00e9e aux instruments \u00e0 cordes, mais il assurait que ce serait stupide de fermer le couvercle du piano pour s\u2019assurer qu\u2019il ne couvre pas ses partenaires dans de tels passages. Un bon pianiste doit \u00eatre capable d\u2019\u00e9quilibrer sa sonorit\u00e9. Le moins que l\u2019on puisse dire c\u2019est que Sasha n\u2019\u00e9tait pas convaincu. Dans ses m\u00e9moires il parle des disques de musique de chambre d\u2019Istomin en ces termes\u00a0: \u00ab\u00a0Bien s\u00fbr, ses enregistrements de trios et de sonates avec Isaac Stern et Leonard Rose sont c\u00e9l\u00e8bres, mais je ne les aime pas. Et la raison pour laquelle je ne les aime pas, c\u2019est l\u2019erreur que commettent la plupart des pianistes en jouant la musique de chambre avec le piano compl\u00e8tement ouvert. Peu importe avec quel soin ils jouent, ils \u00e9crasent le violon et le violoncelle et cela devient comme un solo de piano avec l\u2019accompagnement de deux instruments \u00e0 cordes install\u00e9s quelque part sur une autre plan\u00e8te\u00a0\u00bb.<\/p>\n<div id=\"attachment_831\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/1959\/07\/1959-Chrono.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-831\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-831\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/1959\/07\/1959-Chrono-300x300.jpg\" alt=\"Istomin, Schneider et Casals \u00e0 Porto Rico en 1959\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/1959\/07\/1959-Chrono-66x66.jpg 66w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/1959\/07\/1959-Chrono-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/1959\/07\/1959-Chrono-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/1959\/07\/1959-Chrono.jpg 500w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-831\" class=\"wp-caption-text\">Istomin, Schneider et Casals \u00e0 Porto Rico en 1959<\/p><\/div>\n<p>Autre pomme de discorde, \u00e0 la fin des ann\u00e9es 80, la d\u00e9cision d\u2019Istomin de faire de grandes tourn\u00e9es \u00e0 travers les Etats-Unis avec un camion transportant ses propres pianos. Sasha balaya l\u2019id\u00e9e d\u2019un revers de main, refusant de prendre en consid\u00e9ration ni l\u2019envie du pianiste de ne plus d\u00e9pendre des pianos plus ou moins m\u00e9diocres que les salles mettaient \u00e0 sa disposition ni la volont\u00e9 du musicien de ramener de la musique vivante dans des villes d\u00e9sert\u00e9es par les circuits de concerts. Sasha ne voulut y voir qu\u2019une op\u00e9ration publicitaire\u00a0!<br \/>\nLeur amiti\u00e9 fraternelle surv\u00e9cut \u00e0 cette ultime brouille. Sasha \u00e9tait devenu de plus en plus amer. Lui qui aimait tant les plaisirs de la vie supportait mal de vieillir, de ne plus pouvoir jouer, de ne plus bien voir, de peiner \u00e0 monter des escaliers\u2026 Eugene Istomin et Marta furent parmi les plus fid\u00e8les dans ses derni\u00e8res ann\u00e9es difficiles. Sasha avait \u00e9t\u00e9 tellement important pour eux\u00a0! Symboliquement, lorsqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 1974 ils avaient d\u00e9cid\u00e9 de se marier, c\u2019est \u00e0 Sasha en premier qu\u2019ils souhait\u00e8rent l\u2019annoncer, et ils firent sp\u00e9cialement le voyage en Provence, jusqu\u2019\u00e0 sa maison du Paradou\u2026<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-1 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-title title fusion-title-1 fusion-title-text fusion-title-size-two\"><h2 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:18;--minFontSize:18;line-height:1.5;\"><strong>Enregistrements discographiques<\/strong><\/h2><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-2\"><p><strong>Beethoven<\/strong>, Trios n\u00b0 2, 4, 6 &amp; 7. <strong>Schubert<\/strong>, Trio n\u00b0 1. 1951, Perpignan.<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-2 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-title title fusion-title-2 fusion-title-text fusion-title-size-two\"><h2 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:18;--minFontSize:18;line-height:1.5;\"><strong>Quelques concerts<\/strong><\/h2><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-3\"><p><strong>1949<\/strong>, automne. Chicago New York et Cambridge (Massachusetts). <strong>Beethoven<\/strong>, Int\u00e9grale des <em>Sonates pour piano et violon<\/em>.<\/p>\n<p><strong>1951<\/strong>, 12 juillet. Perpignan, Palais des Rois de Majorque. <strong>Beethoven<\/strong>, <em>Trios op. 1 n\u00b0 2, op. 11, op. 70 n\u00b0 2. <\/em>Pablo Casals.<\/p>\n<p><strong>1951<\/strong>, 16 juillet. Perpignan, Palais des Rois de Majorque. <strong>Beethoven<\/strong>, <em>Variations op. 121a, op. 1 n\u00b0 3, op. 97<\/em>. Pablo Casals.<\/p>\n<p><strong>1952<\/strong>, 25 juin. Prades, Abbaye saint-Michel de Cuxa. <strong>Schubert<\/strong>, <em>Trio en si b\u00e9mol majeur D. 898<\/em>. Pablo Casals<\/p>\n<p><strong>1957<\/strong>, 1er mai. San Juan de Porto Rico, Th\u00e9\u00e2tre de l\u2019Universit\u00e9. <strong>Mozart<\/strong>, <em>Concerto n\u00b0 9 K. 271<\/em>. Orchestre du Festival Casals.<\/p>\n<p><strong>1958<\/strong>, 8 mai. San Juan de Porto Rico, Th\u00e9\u00e2tre de l\u2019Universit\u00e9. <strong>Brahms<\/strong>, <em>Concerto n\u00b0 2<\/em>. Orchestre du Festival Casals. <em>Concert enregistr\u00e9.<\/em><\/p>\n<p><strong>1958<\/strong>, 26 juillet. Marlboro. <strong>Mozart<\/strong>, <em>Concerto n\u00b0 9 K. 271<\/em>. Orchestre du Festival de Marlboro.<\/p>\n<p><strong>1959<\/strong>, 1er mai. San Juan de Porto Rico, Th\u00e9\u00e2tre de l\u2019Universit\u00e9. <strong>Schumann<\/strong>, <em>Concerto<\/em>. Orchestre du Festival Casals. <em>Concert enregistr\u00e9 et film\u00e9.<\/em><\/p>\n<p><strong>1961<\/strong>, 18 septembre. Tel Aviv. Auditorium Mann. <strong>Mozart<\/strong>, <em>Concerto pour 2 pianos K. 365<\/em>. Serkin. Orchestre Philharmonique d\u2019Isra\u00ebl<\/p>\n<p><strong>1970<\/strong>, 31 mai. San Juan de Porto Rico, Th\u00e9\u00e2tre de l\u2019Universit\u00e9. <strong>Beethoven<\/strong>, C<em>oncerto n\u00b0 3<\/em>. Orchestre du Festival Casals. <em>Concert enregistr\u00e9.<\/em><\/p>\n<p><strong>1972<\/strong> 28 janvier. Paris, Th\u00e9\u00e2tre des Champs-Elys\u00e9es. <strong>Mozart<\/strong>, Concertos K. 271 et 449. Orchestre de Chambre de l\u2019ORTF. <em>Concert enregistr\u00e9 en public, film\u00e9 en studio.<\/em><\/p>\n<p><strong>1972<\/strong>, 4 f\u00e9vrier.\u00a0 Paris, Th\u00e9\u00e2tre des Champs-Elys\u00e9es. <strong>Mozart<\/strong>, <em>Concerto pour deux pianos\u00a0K. 365<\/em>. Jean-Bernard Pommier. Orchestre de Chambre de l\u2019ORTF. <em>Concert enregistr\u00e9 en public, film\u00e9 en studio.<\/em><\/p>\n<p><strong>1972<\/strong>, 13 juin. San Juan de Porto Rico, Th\u00e9\u00e2tre de l\u2019Universit\u00e9. <strong>Bach<\/strong>, Concerto Brandebourgeois n\u00b0 5. John Wummer, Alexander Schneider, violon et dir. Mozart, Concerto K. 365. Jean-Bernard Pommier Orchestre du Festival Casals.\u00a0<em>Concert enregistr\u00e9.<\/em><\/p>\n<p><strong>1973<\/strong>, ao\u00fbt. Festival d\u2019Isra\u00ebl. <strong>Mozart<\/strong>, <em>Quatuor K. 478<\/em>. Stern, Schneider (alto), Rose.<\/p>\n<p><strong>1973<\/strong>, ao\u00fbt. Festival d\u2019Isra\u00ebl. <strong>Mozart<\/strong>, <em>Concerto n\u00b0 9 K. 271<\/em>. Israel Festival Youth Orchestra.<\/p>\n<p><strong>1976<\/strong>, 14 juin. San Juan de Porto Rico, Th\u00e9\u00e2tre de l\u2019Universit\u00e9. <strong>Bach<\/strong>, <em>Concerto pour 3 pianos BWV 1064<\/em>. Serkin, Horszowski. Orchestre du Festival Casals. <em>Concert enregistr\u00e9.<\/em><\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-3 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-title title fusion-title-3 fusion-title-text fusion-title-size-two\"><h2 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:18;--minFontSize:18;line-height:1.5;\"><strong>Musique<\/strong><\/h2><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-4\"><p><strong>Beethoven<\/strong>. <em>Trio en mi b\u00e9mol majeur op. 70 n\u00b0 2<\/em>, les deux derniers mouvements. Eugene istomin, Alexander Schneider, Pablo Casals. Enregistrement \u00e0 Perpignan pour Columbia en ao\u00fbt 1951<\/p>\n<!--[if lt IE 9]><script>document.createElement('audio');<\/script><![endif]-->\n<audio class=\"wp-audio-shortcode\" id=\"audio-2278-1\" preload=\"none\" style=\"width: 100%;\" controls=\"controls\"><source type=\"audio\/mpeg\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/beethoven-Trio-6-3\u00e8me-et-4\u00e8me-mouvements-1951.mp3?_=1\" \/><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/beethoven-Trio-6-3\u00e8me-et-4\u00e8me-mouvements-1951.mp3\">https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/beethoven-Trio-6-3\u00e8me-et-4\u00e8me-mouvements-1951.mp3<\/a><\/audio>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Mozart<\/strong>. <em>Concerto n\u00b0 9 K. 271, <\/em>la fin.\u00a0Eugene Istomin, Orchestre de Chambre de l&rsquo;ORTF, Alexander Schneider. 1972.<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-4 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-video fusion-youtube\" style=\"--awb-max-width:600px;--awb-max-height:350px;\"><div class=\"video-shortcode\"><div class=\"fluid-width-video-wrapper\" style=\"padding-top:58.33%;\" ><iframe title=\"YouTube video player 1\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/32501pZ--J0?wmode=transparent&autoplay=0\" width=\"600\" height=\"350\" allowfullscreen allow=\"autoplay; fullscreen\"><\/iframe><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":385,"menu_order":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","template":"","meta":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2278"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2278"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2278\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7439,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2278\/revisions\/7439"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/385"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2278"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}