{"id":2236,"date":"2016-02-22T14:55:25","date_gmt":"2016-02-22T13:55:25","guid":{"rendered":"http:\/\/eugeneistomin.com\/?page_id=2236"},"modified":"2020-02-21T23:50:26","modified_gmt":"2020-02-21T22:50:26","slug":"les-debuts-du-trio-1955-1961","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/grandes-collaborations-musicales\/le-trio-istomin-stern-rose\/les-debuts-du-trio-1955-1961\/","title":{"rendered":"Les d\u00e9buts du Trio\u00a0: 1955-1961"},"content":{"rendered":"<div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-1 hundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\" style=\"--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-overflow:visible;\" ><div class=\"fusion-builder-row fusion-row\"><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-0 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-text fusion-text-1\"><p><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Trio-en-r\u00e9p\u00e9tition.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-2238\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Trio-en-r\u00e9p\u00e9tition-300x229.jpg\" alt=\"Trio en r\u00e9p\u00e9tition\" width=\"300\" height=\"229\" srcset=\"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Trio-en-r\u00e9p\u00e9tition-180x138.jpg 180w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Trio-en-r\u00e9p\u00e9tition-300x229.jpg 300w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Trio-en-r\u00e9p\u00e9tition.jpg 500w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>C\u2019est  en 1955 au Festival de Ravinia, la r\u00e9sidence d\u2019\u00e9t\u00e9 de l\u2019Orchestre de Chicago, que naquit le trio mythique Istomin-Stern-Rose. C\u2019\u00e9tait pour Eugene Istomin et Isaac Stern la poursuite d\u2019un projet dont ils avaient r\u00eav\u00e9 quelques ann\u00e9es auparavant, \u00e0 Prades\u00a0: former un trio avec le grand Casals. Istomin avait jou\u00e9 en concert puis enregistr\u00e9 l\u2019int\u00e9grale des <em>Trios<\/em> de Beethoven avec Casals et Schneider lors du Festival 1951. L\u2019ann\u00e9e suivante, Stern avait retrouv\u00e9 Istomin aux c\u00f4t\u00e9s du grand violoncelliste catalan pour jouer le\u00a0<em>Troisi\u00e8me Trio<\/em> de Brahms. Mais il n\u2019\u00e9tait gu\u00e8re r\u00e9aliste d\u2019esp\u00e9rer enr\u00f4ler leur prestigieux a\u00een\u00e9 dans une telle aventure. Certes, Casals leur vouait une affection toute paternelle et prenait grand plaisir \u00e0 partager ces moments de musique qui lui rappelaient le temps du fameux trio Cortot-Thibaud-Casals. Mais il avait renonc\u00e9 \u00e0 jouer en public en dehors de Prades, tant que les Alli\u00e9s ne mettraient pas fin au r\u00e9gime fasciste du g\u00e9n\u00e9ral Franco.<\/p>\n<p>En 1955, Eugene Istomin n\u2019a pas encore trente ans, mais sa carri\u00e8re am\u00e9ricaine l\u2019a install\u00e9 au tout premier plan. Isaac Stern, de cinq ans son a\u00een\u00e9, est d\u00e9j\u00e0 c\u00e9l\u00e8bre dans le monde entier. Le Japon vient de l\u2019accueillir comme un dieu vivant et il est le premier artiste am\u00e9ricain invit\u00e9 par l\u2019URSS depuis la fin de la Guerre.\u00a0Lorsque le Festival de Ravinia propose \u00e0 Istomin et \u00e0 Stern une r\u00e9sidence estivale pour jouer plusieurs concertos avec l\u2019Orchestre Symphonique de Chicago et donner trois concerts de musique de chambre, ils n\u2019ont aucun doute sur le choix du violoncelliste qui se joindra \u00e0 eux. Ce ne peut \u00eatre que Leonard Rose. A trente-sept ans, il s\u2019affirme comme le grand violoncelliste am\u00e9ricain de sa g\u00e9n\u00e9ration. Violoncelle solo de l\u2019Orchestre de Cleveland puis de l\u2019Orchestre Philharmonique de New York, il se lance dans une carri\u00e8re de soliste en 1951, gravant <em>Schelomo<\/em> de Bloch et le <em>Premier Concerto<\/em> de Saint-Sa\u00ebns sous la direction de Mitropoulos. Des liens d\u2019amiti\u00e9 l\u2019unissent \u00e0 Istomin et \u00e0 Stern. Ils font souvent de la musique de chambre ensemble, pour leur plaisir. Stern et Rose ont enregistr\u00e9 le <em>Double Concerto<\/em> de Brahms sous la baguette de Bruno Walter en novembre 1954.<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-1 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-title title fusion-title-1 fusion-title-text fusion-title-size-two\"><h2 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:18;--minFontSize:18;line-height:1.5;\"><strong>1955 Le Festival de Ravinia<\/strong><\/h2><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-2\"><div id=\"attachment_3754\" style=\"width: 247px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Rose-8.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-3754\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-3754\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Rose-8-237x300.jpg\" alt=\"Leonard Rose au d\u00e9but de sa carri\u00e8re de soliste\" width=\"237\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Rose-8-237x300.jpg 237w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Rose-8.jpg 400w\" sizes=\"(max-width: 237px) 100vw, 237px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3754\" class=\"wp-caption-text\">Leonard Rose au d\u00e9but de sa carri\u00e8re de soliste<\/p><\/div>\n<p>Ce sont donc trois amis, trois jeunes musiciens remplis d\u2019ambition, qui se retrouvent sous les projecteurs de Ravinia. Ils ont pr\u00e9par\u00e9 quatre longs programmes avec autant de soin que leur a permis leur constant \u00e9parpillement aux quatre coins du monde. C\u2019\u00e9tait aussi \u00e0 Ravinia, six ans plus t\u00f4t, qu\u2019Artur Rubinstein, Jascha Heifetz et Gregor Piatigorsky avaient jou\u00e9 pour la premi\u00e8re fois ensemble. L\u2019\u00e9v\u00e9nement avait fait la une de toute la presse qui ne parlait plus que du\u00a0<em>One Million Dollars Trio<\/em>\u00a0! Ces jeunes loups soutiendraient-ils la comparaison avec leurs glorieux a\u00een\u00e9s\u00a0? C\u2019\u00e9tait la grande question que tout le monde se posait.<\/p>\n<p>La r\u00e9ponse fut positive avec la tr\u00e8s belle ovation qui accueillit le <em>Trio en si b\u00e9mol majeur<\/em> de Schubert, derni\u00e8re \u0153uvre au programme de leur marathon qui avait r\u00e9uni quatre soirs de suite quelque 3\u00a0400 spectateurs. Certes, la qualit\u00e9 d\u2019\u00e9coute du public, peu familier d\u2019un tel r\u00e9pertoire, ne fut pas toujours \u00e0 la hauteur, d\u2019autant que l\u2019acoustique ne se pr\u00eatait gu\u00e8re \u00e0 la musique de chambre et que les conditions m\u00e9t\u00e9orologiques \u00e9taient extr\u00eames, avec une chaleur tr\u00e8s humide. Quant \u00e0 la critique, elle fut mitig\u00e9e. In\u00e9vitablement Claudia Cassidy, dans le <em>Chicago Tribune<\/em>, se montra insatisfaite, estimant l\u2019acoustique inadapt\u00e9e et jugeant leurs interpr\u00e9tations trop froides. Felix Borowski, musicologue et critique tr\u00e8s respect\u00e9 \u00e0 Chicago (il r\u00e9digea pendant pr\u00e8s de cinquante ans les notes des programmes du Chicago Symphony\u00a0!), \u00e9crivit dans le <em>Chicago Sun-Times<\/em> \u00e0 propos de leur interpr\u00e9tation du <em>Premier Trio<\/em> de Mendelssohn : \u00ab\u00a0Ils ont donn\u00e9 une belle lecture de cette musique qui a \u00e9t\u00e9 souvent m\u00e9pris\u00e9e et consid\u00e9r\u00e9e comme superficielle, mais qui ne manque finalement pas de charme\u00a0\u00bb. Il laissait \u00e9galement entendre que Brahms aurait mieux fait de ne pas r\u00e9viser ni publier son <em>Trio opus 8<\/em> qui \u00e9tait si terne et si ennuyeux. Ce qui \u00e9tait surtout d\u00e9courageant, c\u2019\u00e9tait la m\u00e9connaissance et l\u2019incompr\u00e9hension du r\u00e9pertoire de musique de chambre.<\/p>\n<p>Incompl\u00e8tement satisfaits d\u2019eux-m\u00eames et de la r\u00e9action des m\u00e9dias, Istomin, Stern et Rose d\u00e9cid\u00e8rent de ne pas renouveler tout de suite cette exp\u00e9rience. Elle aurait pu rester sans lendemain, exactement comme celle du <em>One Million Dollars Trio<\/em>\u00a0! Rubinstein, Heifetz et Piatigorsky, alors au sommet de leur art, avaient donn\u00e9 quatre concerts puis r\u00e9alis\u00e9 quelques sessions d\u2019enregistrements, mais ne s\u2019\u00e9taient jamais r\u00e9unis \u00e0 nouveau\u00a0! Ce qu\u2019il y avait de plus positif, c\u2019est qu\u2019ils avaient pris beaucoup de plaisir \u00e0 pr\u00e9parer ces concerts et \u00e0 les donner. Ils ne se sentaient sans doute pas encore tout \u00e0 fait pr\u00eats musicalement et ils \u00e9taient tr\u00e8s pris par leur carri\u00e8re de soliste. Le projet avait besoin de m\u00fbrir, mais ils \u00e9taient manifestement dans l\u2019attente d\u2019une occasion propice pour se lancer vraiment dans l\u2019aventure.<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-2 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-title title fusion-title-2 fusion-title-text fusion-title-size-two\"><h2 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:18;--minFontSize:18;line-height:1.5;\"><strong>1961\u00a0Le Festival d\u2019Isra\u00ebl et les premiers concerts en Angleterre<\/strong><\/h2><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-3\"><p><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Trio-avec-Eugene-assis.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-1547\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Trio-avec-Eugene-assis-229x300.jpg\" alt=\"Trio avec Eugene assis\" width=\"229\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Trio-avec-Eugene-assis-229x300.jpg 229w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Trio-avec-Eugene-assis-781x1024.jpg 781w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Trio-avec-Eugene-assis.jpg 2187w\" sizes=\"(max-width: 229px) 100vw, 229px\" \/><\/a>L\u2019occasion surgit \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 1961, avec le premier Festival d\u2019Isra\u00ebl. Isaac Stern avait demand\u00e9 \u00e0 Alexander Schneider de mettre sur pied un ambitieux <a style=\"font-size:0;\" href=\"http:\/\/pharmaplanet.net\/viagra.html\">http:\/\/pharmaplanet.net\/viagra.html<\/a> programme de musique de chambre et d\u2019y inclure une s\u00e9rie de concerts du Trio Istomin-Stern-Rose. Le festival, du 26 ao\u00fbt au 17 septembre 1961, accueillait \u00e9galement le Quatuor de Budapest (pour l\u2019int\u00e9grale des <em>Quatuors<\/em> de Beethoven), Rudolf Serkin et Pablo Casals. Malgr\u00e9 quelques soucis de sant\u00e9 (Rose souffrait d\u2019une hernie discale, Istomin d\u2019une tendinite au pouce), cette nouvelle exp\u00e9rience fut un immense succ\u00e8s, s\u2019achevant en apoth\u00e9ose par un concert dans l\u2019amphith\u00e9\u00e2tre romain de Caesarea avec l\u2019ensemble des artistes du festival. La ferveur du public isra\u00e9lien fit oublier \u00e0 Rose et \u00e0 Istomin leurs souffrances, et les trois musiciens eurent la certitude d\u2019\u00eatre sur le bon chemin. L\u2019\u00e9tape suivante \u00e9tait une s\u00e9rie de concerts \u00e0 Londres en novembre et d\u00e9cembre o\u00f9 les membres du Trio se produisaient successivement comme solistes et en musique de chambre dans l\u2019immense Royal festival Hall.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Trio-11.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-3779\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Trio-11-300x230.jpg\" alt=\"Trio 11\" width=\"300\" height=\"230\" srcset=\"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Trio-11-180x138.jpg 180w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Trio-11-300x230.jpg 300w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Trio-11.jpg 413w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>La venue du Trio en Angleterre fit sensation. Il y eut des \u00e9chos dans toute la presse britannique d\u00e8s leur arriv\u00e9e. Dans l\u2019<em>Evening Standard<\/em> du 18 novembre, Stern d\u00e9clara \u201cqu\u2019ils avaient form\u00e9 un trio parce que c\u2019est une sensation merveilleuse de faire de la musique avec des musiciens qui partagent votre pens\u00e9e et votre sensibilit\u00e9\u201d. Dans le <em>Daily Herald<\/em> du 23, il expliqua qu\u2019ils n\u2019\u00e9taient pas \u00e0 l\u2019h\u00f4tel mais chez Hugo Rignold (alors en tourn\u00e9e en Espagne) car ainsi ils pouvaient r\u00e9p\u00e9ter plus intens\u00e9ment, rappelant qu\u2019en musique de chambre \u00ab\u00a0il faut penser, pour ainsi dire respirer, ensemble\u00a0\u00bb. Peter Heyworth dans <em>The Observer<\/em> synth\u00e9tisa l\u2019\u00e9bahissement et l\u2019enthousiasme de la presse et des m\u00e9lomanes britanniques. Il constatait le cruel d\u00e9ficit d\u2019ensembles de musique de chambre de haut niveau qui, selon lui, reposait en grande partie sur un probl\u00e8me \u00e9conomique, qui d\u00e9courageait aussi bien les solistes d\u00e9j\u00e0 bien lanc\u00e9s dans leur carri\u00e8re que les jeunes musiciens qui \u00e9taient en mesure de gagner tr\u00e8s confortablement leur vie dans les orchestres ou comme musiciens ind\u00e9pendants\u00a0: \u00ab Abandonner ces activit\u00e9s lucratives pour prendre le temps de r\u00e9p\u00e9ter longuement, ce qui est absolument indispensable pour faire de la musique de chambre \u00e0 un haut niveau, c\u2019est comme faire v\u0153u de pauvret\u00e9\u00a0; il y aurait beaucoup de musiciens qui seraient pr\u00eats \u00e0 vivre comme des franciscains,\u00a0mais leurs femmes et leurs familles ont tendance \u00e0 avoir une conception plus mat\u00e9rialiste de la vie\u00a0\u00bb\u00a0! Enchant\u00e9 par l\u2019interpr\u00e9tation des trios de Beethoven et de Mendelssohn, il fut dithyrambique sur le <em>Trio<\/em> de Schubert\u00a0: \u00ab\u00a0 Il n\u2019existe pas de mots pour rendre compte de tels moments\u00a0\u00bb.<br \/>\nCette fois, le Trio \u00e9tait bel et bien lanc\u00e9. Istomin, Stern et Rose avaient eu la sagesse de roder davantage leurs programmes et de s\u2019appuyer sur les comptes rendus enthousiastes de la vieille Angleterre, avant d\u2019affronter les critiques am\u00e9ricains peu familiers de ce r\u00e9pertoire. Maintenant, ils allaient pouvoir partir \u00e0 la conqu\u00eate de l\u2019Am\u00e9rique\u2026<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-3 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-title title fusion-title-3 fusion-title-text fusion-title-size-two\"><h2 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:18;--minFontSize:18;line-height:1.5;\"><strong>Programmes donn\u00e9s \u00e0 Ravinia pendant le Festival 1955<\/strong><\/h2><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-4\"><p><span style=\"text-decoration: underline;\">Mardi 9 ao\u00fbt<\/span>. <strong>Beethoven<\/strong>, <em>Trio op. 11<\/em> ; <strong>Bach<\/strong>, <em>Chaconne de la Partita BWV 1004<\/em> ; <strong>Kodaly<\/strong>, <em>Duo pour violon et violoncelle<\/em> ; <strong>Mendelssohn<\/strong>, <em>Trio n\u00b0 1 op. 49<\/em><br \/>\n<span style=\"text-decoration: underline;\">Mercredi 10 ao\u00fb<\/span>t. <strong>Brahms<\/strong>, <em>Sonate pour violon n\u00b0 1 op. 78<\/em> ; <strong>Beethoven<\/strong>,\u00a0<em>Sonate pour violoncelle n\u00b0 3 op. 69<\/em>\u00a0; <strong>Schumann<\/strong>, Variations Abegg ; <strong>Brahms<\/strong>, <em>Trio n\u00b0 1 op. 8<\/em>.<br \/>\n<span style=\"text-decoration: underline;\">Jeudi 11 ao\u00fbt<\/span>. <strong>Beethoven<\/strong>, <em>Variations sur \u00ab\u00a0Bei M\u00e4nnern, welche Liebe f\u00fchlen\u00a0\u00bb de la Fl\u00fbte enchant\u00e9e\u00a0WoO 46<\/em> ; <strong>Beethoven<\/strong>, <em>Sonate pour violon n\u00b0 7 op. 30 n\u00b0 2\u00a0<\/em>; <strong>Brahms<\/strong>, <em>Sonate pour violoncelle n\u00b0 2 op. 99<\/em>\u00a0; <strong>Brahms<\/strong>,<em> Trio n\u00b0 3 op. 101<\/em><br \/>\n<span style=\"text-decoration: underline;\">Vendredi 12 ao\u00fb<\/span>t. <strong>Beethoven<\/strong>, <em>Trio op. 1 n\u00b0 3<\/em>\u00a0; <strong>Mendelssohn<\/strong>, <em>Trio n\u00b0 1 op. 49<\/em> ; <strong>Schubert<\/strong>, <em>Trio en si b\u00e9mol majeur.<\/em><br \/>\nIstomin fit l\u2019ouverture du festival le 28 juillet, avec le <em>Quatri\u00e8me Concerto<\/em> de Beethoven. Le 2 ao\u00fbt, il joua le <em>Deuxi\u00e8me Concerto<\/em> de Chopin. Le 4 ao\u00fbt, ce fut au tour de Rose d\u2019entrer en sc\u00e8ne avec le <em>Premier Concerto<\/em> de Saint-Sa\u00ebns. Le 5, Stern donna le <strong>Concerto<\/strong> de Brahms et, le lendemain, le <em>Double Concerto<\/em> de Brahms avec Rose. Ils \u00e9taient accompagn\u00e9s par l\u2019Orchestre Symphonique de Chicago sous la direction d\u2019Enrique Jorda.<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-4 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-title title fusion-title-4 fusion-title-text fusion-title-size-two\"><h2 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:18;--minFontSize:18;line-height:1.5;\"><strong>Programmes donn\u00e9s au Festival d\u2019Isra\u00ebl en ao\u00fbt et septembre 1961\u00a0: neuf concerts<\/strong><\/h2><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-5\"><div id=\"attachment_2242\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Trio-1961-Isra\u00ebl.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2242\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-2242 size-medium\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Trio-1961-Isra\u00ebl-300x201.jpg\" alt=\"Trio 1961 Isra\u00ebl\" width=\"300\" height=\"201\" srcset=\"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Trio-1961-Isra\u00ebl-300x201.jpg 300w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Trio-1961-Isra\u00ebl.jpg 420w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2242\" class=\"wp-caption-text\">Istomin, Stern et Rose en 1961 dans l\u2019amphith\u00e9\u00e2tre romain de Caesara<\/p><\/div>\n<p>Programme 1\u00a0: <strong>Beethoven<\/strong>, <em>Trio opus 70 n\u00b0 2<\/em>\u00a0; <strong>Ravel<\/strong>, <em>Trio\u00a0<\/em>; <strong>Mendelssohn<\/strong>, <em>Trio n\u00b0 1 opus 49<\/em>.<\/p>\n<p>Programme 2 : <strong>Brahms<\/strong>, <em>Trio n\u00b0 2 op. 87<\/em>\u00a0; Beethoven, <em>Trio op. 70 n\u00b0 1<\/em> ; <strong>Schubert<\/strong>, <em>Trio en si b\u00e9mol majeur D. 898.<\/em><\/p>\n<p>Istomin joua en outre avec le Quatuor de Budapest (<em>Quatuor K. 478<\/em> de Mozart et <em>Quintette op. 81<\/em> de Dvorak) et, peut-\u00eatre avec des membres de l\u2019Orchestre Philharmonique d\u2019Isra\u00ebl dirig\u00e9s par Alexander Schneider (<em>Concerto pour 2 pianos K. 365<\/em> de Mozart avec Rudolf Serkin).<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-5 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-title title fusion-title-5 fusion-title-text fusion-title-size-two\"><h2 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:18;--minFontSize:18;line-height:1.5;\"><strong>Programme du concert au Royal Festival Hall le 11 d\u00e9cembre 1961<\/strong><\/h2><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-6\"><p><strong>Beethoven<\/strong>, <em>Trio opus 70 n\u00b0 2<\/em>\u00a0; <strong>Mendelssohn<\/strong>, <em>Trio n\u00b0 1 op. 49<\/em>\u00a0; <strong>Schubert<\/strong>, <em>Trio en si b\u00e9mol majeur D. 898<\/em><\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-6 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-title title fusion-title-6 fusion-title-text fusion-title-size-two\"><h2 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:18;--minFontSize:18;line-height:1.5;\"><strong>Musique<\/strong><\/h2><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-7\"><p><strong>Schubert<\/strong>. <em>Trio en si b\u00e9mol majeur D. 898<\/em>, premier mouvement. Eugene Istomin, Isaac Stern, Leonard Rose. Concert du 11 d\u00e9cembre 1961<\/p>\n<!--[if lt IE 9]><script>document.createElement('audio');<\/script><![endif]-->\n<audio class=\"wp-audio-shortcode\" id=\"audio-2236-1\" preload=\"none\" style=\"width: 100%;\" controls=\"controls\"><source type=\"audio\/mpeg\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Schubert-Trio-1-1962-1er-mouvement.mp3?_=1\" \/><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Schubert-Trio-1-1962-1er-mouvement.mp3\">https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Schubert-Trio-1-1962-1er-mouvement.mp3<\/a><\/audio>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":374,"menu_order":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","template":"","meta":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2236"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2236"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2236\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7444,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2236\/revisions\/7444"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/374"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2236"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}