{"id":1779,"date":"2016-01-14T12:19:22","date_gmt":"2016-01-14T11:19:22","guid":{"rendered":"http:\/\/eugeneistomin.com\/?page_id=1779"},"modified":"2020-02-21T23:50:42","modified_gmt":"2020-02-21T22:50:42","slug":"claude-frank","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/grandes-collaborations-musicales\/pianistes\/claude-frank\/","title":{"rendered":"Claude Frank"},"content":{"rendered":"<div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-1 hundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\" style=\"--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-overflow:visible;\" ><div class=\"fusion-builder-row fusion-row\"><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-0 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-text fusion-text-1\"><p><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/Frank-3.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\" size-medium wp-image-1782 alignleft\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/Frank-3-225x300.jpg\" alt=\"Frank 3\" width=\"225\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/Frank-3-225x300.jpg 225w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/Frank-3.jpg 468w\" sizes=\"(max-width: 225px) 100vw, 225px\" \/><\/a>Claude  Frank fut l\u2019un des amis les plus chers d\u2019Istomin pendant un demi-si\u00e8cle. Ils s&rsquo;\u00e9taient rencontr\u00e9s \u00e0 l\u2019automne 1953, peu apr\u00e8s la mort de Kapell, chez Mrs Leventritt o\u00f9 Claude Frank venait donner des le\u00e7ons \u00e0 un tout jeune pianiste tr\u00e8s prometteur, Richard Goode. Frank n\u2019avait pas encore vraiment lanc\u00e9 sa carri\u00e8re, bien qu\u2019il ait d\u00e9j\u00e0 vingt-huit ans. Le cours de sa vie avait \u00e9t\u00e9 bouscul\u00e9 par les tragiques \u00e9v\u00e9nements de l\u2019Histoire. N\u00e9 \u00e0 Nuremberg en 1925, il avait d\u00fb fuir l\u2019Allemagne nazie et avait commenc\u00e9 ses \u00e9tudes au Conservatoire de Paris en 1937. R\u00e9fugi\u00e9 \u00e0 Madrid, il avait pu finalement rejoindre les Etats-Unis en 1941 avec une partie de sa famille. L\u00e0, il devint l\u2019\u00e9l\u00e8ve de Schnabel, qui l\u2019avait d\u00e9j\u00e0 remarqu\u00e9 en Europe. En 1944, naturalis\u00e9 am\u00e9ricain, il dut s\u2019interrompre pour faire son service militaire.<\/p>\n<p>En rentrant, il \u00e9tudia aussi la composition \u00e0 Columbia University avec Paul Dessau et la direction avec Koussevitsky \u00e0 Tanglewood. Un premier r\u00e9cital \u00e0 New York en 1947 fut bien accueilli et suivi d\u2019un engagement avec l\u2019Orchestre Symphonique de la NBC, mais sa carri\u00e8re ne prit vraiment son essor qu\u2019\u00e0 partir du milieu des ann\u00e9es cinquante, apr\u00e8s qu\u2019il se soit pr\u00e9sent\u00e9 au Concours Leventritt\u2026<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/Claude-Frank.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\" size-medium wp-image-1784 alignright\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/Claude-Frank-240x300.jpg\" alt=\"Claude Frank\" width=\"240\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/Claude-Frank-240x300.jpg 240w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/Claude-Frank.jpg 750w\" sizes=\"(max-width: 240px) 100vw, 240px\" \/><\/a>Istomin, qui \u00e9tait dans le jury, a confi\u00e9 \u00e0 son biographe, James Gollin : \u00ab\u00a0Il aurait d\u00fb remporter le Concours Leventritt 1954, mais il ne le remporta pas parce qu\u2019il a rat\u00e9 un passage du <em>Quatri\u00e8me Concerto<\/em> de Beethoven. Il \u00e9tait en finale avec John Browning et Van Cliburn. Il aurait pu les devancer, bien que tous deux soient des pianistes fantastiques. Comment pourrait-on refuser de prendre en compte la perfection du jeu de Van Cliburn, ses grandes mains, son charme, son charisme dans la <em>Rhapsodie sur un th\u00e8me de Paganini<\/em> de Rachmaninov\u00a0? La seule fa\u00e7on aurait \u00e9t\u00e9 de se montrer \u00e0 la hauteur des exigences purement musicales que promouvait le Concours Leventritt. Claude n\u2019y \u00e9tait alors pas parvenu. Cependant, \u00e0 la suite de cela, j\u2019ai bavard\u00e9 avec lui et essay\u00e9 de l\u2019aider, et nous sommes devenus tr\u00e8s proches.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Istomin ne m\u00e9nagea pas sa peine pour pousser Claude Frank \u00e0 atteindre les sommets que son talent laissait pr\u00e9sager. Frank confia \u00e0 James Gollin que leur relation s\u2019\u00e9tait longtemps poursuivie dans l\u2019esprit du Concours\u00a0: \u00ab\u00a0Il \u00e9tait un juge, j\u2019\u00e9tais le candidat\u00a0\u00bb. Quant \u00e0 Istomin, il relativisait son apport\u00a0: \u00ab\u00a0J\u2019\u00e9tais, \u00e0 nouveau, une sorte de mentor, mais en r\u00e9alit\u00e9 ce n\u2019\u00e9tait pas le cas. Claude \u00e9tait un musicien tr\u00e8s solide, form\u00e9 par Schnabel \u00e0 ressentir toutes les nuances du discours musical et \u00e0 saisir la structure compl\u00e8te d\u2019une \u0153uvre. De toute fa\u00e7on, nous avions beaucoup de respect l\u2019un pour l\u2019autre.\u00a0\u00bb Dans ses m\u00e9moires, <em>My Nine Lives<\/em>, Leon Fleisher dit aussi sa grande estime pour Claude Frank, et sa jalousie\u2026 \u00ab\u00a0Je l\u2019admirais \u00e9norm\u00e9ment. Je pensais qu\u2019il \u00e9tait un merveilleux musicien et pianiste. Mais il \u00e9tait aussi mon rival\u00a0\u00bb. Fleisher et Frank se disput\u00e8rent longtemps les faveurs de Marjorie Weitzner, une jeune peintre passionn\u00e9e de musique, qui aimait chanter des lieder. Finalement elle ne choisit ni l\u2019un ni l\u2019autre, \u00e9pousa un certain M. Morris et travailla pour son p\u00e8re, un \u00e9minent collectionneur et marchand d\u2019art.<\/p>\n<p>Lorsque les liens entre les OYAPs devinrent moins \u00e9troits au fil des ann\u00e9es 60, \u00e0 cause des imp\u00e9ratifs familiaux et de l\u2019internationalisation des carri\u00e8res, c\u2019est avec Claude Frank qu\u2019Istomin conserva les relations les plus proches. Leurs grandes discussions ne concernaient pas seulement la musique, mais de multiples sujets, litt\u00e9raires et politiques notamment. Tous deux \u00e9taient de grands lecteurs et ne pouvaient pas imaginer qu\u2019un musicien ne se nourrisse pas des autres arts. Claude Frank se souvenait d\u2019avoir partag\u00e9 l\u2019enthousiasme d\u2019Istomin apr\u00e8s sa rencontre avec Kennedy et suivi ses projets de convaincre le gouvernement am\u00e9ricain que la culture, et surtout la musique, soit reconnue comme une arme tr\u00e8s efficace dans la strat\u00e9gie diplomatique et la lutte d\u2019influence contre l\u2019Union Sovi\u00e9tique.<\/p>\n<div id=\"attachment_1785\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/1959-Eugene-Claude-Frank-Lilian-Kallir.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-1785\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-1785\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/1959-Eugene-Claude-Frank-Lilian-Kallir-300x267.jpg\" alt=\"Eugene Istomin avec Claude Frank et Lilian Kallir lors de leur mariage \u00e0 Marlboro en 1959\" width=\"300\" height=\"267\" srcset=\"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/1959-Eugene-Claude-Frank-Lilian-Kallir-300x267.jpg 300w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/1959-Eugene-Claude-Frank-Lilian-Kallir-1024x910.jpg 1024w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/1959-Eugene-Claude-Frank-Lilian-Kallir.jpg 1333w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1785\" class=\"wp-caption-text\">Eugene Istomin avec Claude Frank et Lilian Kallir lors de leur mariage \u00e0 Marlboro en 1959<\/p><\/div>\n<p>Istomin avait aussi le sentiment d\u2019\u00eatre proche de toute la famille Frank. En 1959, il fut le t\u00e9moin de Claude lors de son mariage avec Lilian Kallir. Claude et Lilian s\u2019\u00e9taient vus, sans m\u00eame se parler, en 1941, \u00e0 Lisbonne au moment de partir pour l\u2019Am\u00e9rique. Ils ne se retrouv\u00e8rent que longtemps apr\u00e8s, \u00e0 Tanglewood, et se mari\u00e8rent \u00e0 Marlboro. Seize ans plus tard, en 1975, Claude et Lilian \u00e9taient au premier rang des invit\u00e9s du mariage d\u2019Istomin avec Marta Casals. Ils \u00e9taient encore l\u00e0, jouant \u00e0 quatre mains, vingt-cinq ans apr\u00e8s, pour le soixante-quinzi\u00e8me anniversaire d\u2019Istomin.<\/p>\n<p>Istomin avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9sol\u00e9 du manque de reconnaissance dont la carri\u00e8re de Claude Frank avait p\u00e2ti progressivement, malgr\u00e9 les acclamations qu\u2019avaient suscit\u00e9es ses int\u00e9grales des Sonates pour piano de Beethoven, au concert et au disque, en 1970,\u00a0l\u2019ann\u00e9e du bicentenaire. Il avait \u00e9t\u00e9 scandalis\u00e9 que le coffret rest\u00e2t si longtemps absent du catalogue. Il consid\u00e9rait que Claude Frank avait, lui aussi, souffert de son image de \u00ab\u00a0musicien de chambre\u00a0\u00bb, \u00e9tant membre des Boston Chamber Players, et un partenaire de pr\u00e9dilection pour les plus grands quatuors (Juilliard, Guarneri,\u00a0 Cleveland, Emerson, Tokyo\u2026). Claude Frank avait aussi form\u00e9 deux duos familiaux, un duo de pianos avec son \u00e9pouse Lilian Kallir, et un duo piano-violon avec sa fille Pamela\u2026<br \/>\nIstomin avait invit\u00e9 Claude et Pamela \u00e0 la Library of Congress pour les <em>Grandes Conversations sur la musique de chambre<\/em>. Il avait demand\u00e9 \u00e0 Claude quels musiciens restaient pour lui des r\u00e9f\u00e9rences. Sa r\u00e9ponse n\u2019avait pas d\u00fb surprendre Istomin\u00a0: \u00ab\u00a0Casals et Szigeti\u00a0! Les musiciens dont le message va au-del\u00e0 des notes\u2026\u00a0\u00bb Quant \u00e0 la question de savoir si la musique de chambre serait un domaine \u00e0 part, Claude Frank a r\u00e9pondu avec une citation de Serkin qu\u2019Istomin n\u2019aurait certes pas d\u00e9savou\u00e9e\u00a0: \u00ab\u00a0La musique de chambre\u00a0? Je ne sais pas ce que c\u2019est\u00a0! Je ne connais que la musique tout court\u2026\u00a0\u00bb.<br \/>\nLors des fun\u00e9railles d\u2019Istomin, Claude Frank prit la parole et dit sa grande affection pour l\u2019homme, et son profond respect pour le musicien, pour ses connaissances, pour sa culture, pour son art du piano. Il rappela que les pianistes de sa g\u00e9n\u00e9ration avaient beaucoup appris de lui sur le plan musical, et qu\u2019il avait fait preuve d\u2019une rare g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, y compris pour les soutenir dans leur carri\u00e8re, et convaincre les chefs ou les managers de les engager.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/frank-8.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\" size-medium wp-image-1788 aligncenter\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/frank-8-300x167.jpg\" alt=\"frank 8\" width=\"300\" height=\"167\" srcset=\"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/frank-8-300x167.jpg 300w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/frank-8-1024x569.jpg 1024w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/frank-8.jpg 1260w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-1 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-title title fusion-title-1 fusion-title-text fusion-title-size-two\"><h2 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:18;--minFontSize:18;line-height:1.5;\"><strong>Document<\/strong><\/h2><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep- sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-2\"><p><strong>Beethoven<\/strong>. <em>Sonate n\u00b0 28 en la majeur op. 101<\/em>, premier mouvement. Claude Frank. Extrait de l&rsquo;int\u00e9grale des <em>Sonates<\/em> publi\u00e9e en 1970.<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-2 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-video fusion-youtube\" style=\"--awb-max-width:600px;--awb-max-height:350px;\"><div class=\"video-shortcode\"><div class=\"fluid-width-video-wrapper\" style=\"padding-top:58.33%;\" ><iframe title=\"YouTube video player 1\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/38lnCzMjKKU?wmode=transparent&autoplay=0\" width=\"600\" height=\"350\" allowfullscreen allow=\"autoplay; fullscreen\"><\/iframe><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":383,"menu_order":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","template":"","meta":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1779"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1779"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1779\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7510,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1779\/revisions\/7510"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/383"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1779"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}