{"id":1638,"date":"2015-12-09T15:03:20","date_gmt":"2015-12-09T14:03:20","guid":{"rendered":"http:\/\/eugeneistomin.com\/?page_id=1638"},"modified":"2020-02-21T23:50:47","modified_gmt":"2020-02-21T22:50:47","slug":"robert-schumann","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/le-musicien\/les-compositeurs-de-predilection\/robert-schumann\/","title":{"rendered":"Robert Schumann"},"content":{"rendered":"<div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-1 hundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\" style=\"--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-overflow:visible;\" ><div class=\"fusion-builder-row fusion-row\"><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-0 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-text fusion-text-1\"><p><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Schumann-3.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\" size-medium wp-image-1640 alignleft\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Schumann-3-300x225.jpg\" alt=\"Schumann 3\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Schumann-3-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Schumann-3-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Schumann-3.jpg 1440w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p class=\"beautify\">Dans  les\u00a0premi\u00e8res ann\u00e9es de sa carri\u00e8re, Istomin joua\u00a0beaucoup Schumann, mais ensuite il\u00a0sembla l&rsquo;oublier, \u00e0 l&rsquo;exception de son <em>Concerto<\/em>.\u00a0Pourtant il avait une v\u00e9ritable fascination pour Schumann\u2026 \u00ab\u00a0Comment un tel g\u00e9nie a-t-il pu concevoir un id\u00e9al musical d\u2019une telle puret\u00e9\u00a0? Au point que cet id\u00e9al l\u2019a d\u00e9truit\u00a0! Ni Chopin, ni Berlioz n\u2019ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truits par leur id\u00e9al musical ! Schumann, lui, se sentait capable de relever tous les d\u00e9fis\u00a0! Il est pass\u00e9 du piano au lied, puis \u00e0 la musique de chambre, \u00e0 l\u2019orchestre, \u00e0 l\u2019oratorio, \u00e0 l\u2019op\u00e9ra! Il s\u2019est risqu\u00e9 \u00e0 mettre en musique les textes les plus exigeants\u00a0! Ses id\u00e9es ont contribu\u00e9 \u00e0 faire na\u00eetre les th\u00e9ories esth\u00e9tiques de Wagner et la philosophie de Nietzsche. Quelle finesse psychologique\u00a0! Et ce m\u00e9lange d\u2019ambition musicale et litt\u00e9raire\u00a0! C\u2019est inou\u00ef. Aucun compositeur romantique n\u2019a atteint de tels sommets, de telles profondeurs, n\u2019a eu une telle exigence d\u2019absolu. Pour moi, et pour beaucoup de musiciens s\u00fbrement, sa qu\u00eate d\u2019absolu, sa musique, et sa destin\u00e9e, sont bouleversants. Son exigence pianistique, avec la volont\u00e9 de faire ressortir id\u00e9alement la m\u00e9lodie au quatri\u00e8me et au cinqui\u00e8me doigts a d\u00e9truit aussi sa main et sa carri\u00e8re de pianiste.<br \/>\nLorsque j\u2019\u00e9tais jeune, la premi\u00e8re \u0153uvre importante que j\u2019ai jou\u00e9e, ce sont les <em>Papillons<\/em>. Je devais avoir dix ou onze ans. Au d\u00e9but de ma carri\u00e8re, j\u2019ai longtemps gard\u00e9 \u00e0 mon r\u00e9pertoire les <em>Variations Abegg<\/em>. C\u2019est une \u0153uvre d\u2019un charme unique, mais aussi terriblement difficile, remplie de pi\u00e8ges. J\u2019avais entendu Serkin les donner en concert, et je me les \u00e9tais appropri\u00e9es. J\u2019avais jou\u00e9 aussi les <em>Etudes Symphoniques<\/em> et surtout le <em>Carnaval<\/em>, qui me paraissait une \u0153uvre tr\u00e8s appropri\u00e9e pour les <em>Community Concert<\/em> avec sa diversit\u00e9 d&rsquo;atmosph\u00e8res. Il y avait aussi quelques <em>Fantasiest\u00fccke opus 12<\/em> que j\u2019ai jou\u00e9s \u00e0 mes d\u00e9buts, et que j\u2019ai toujours pens\u00e9 remettre \u00e0 mes programmes\u2026\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-1 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-title title fusion-title-1 fusion-title-text fusion-title-size-two\"><h2 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:18;--minFontSize:18;line-height:1.5;\"><strong>Le Concerto<\/strong><\/h2><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-2\"><p><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Chopin-Schumann-Philips.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\" size-medium wp-image-1641 alignright\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Chopin-Schumann-Philips-300x300.jpg\" alt=\"Chopin Schumann Philips\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Chopin-Schumann-Philips-66x66.jpg 66w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Chopin-Schumann-Philips-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Chopin-Schumann-Philips-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Chopin-Schumann-Philips.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>\u00ab\u00a0J\u2019ai attendu la fin des ann\u00e9es 50 pour jouer son <em>Concerto<\/em>. Je voulais me sentir pr\u00eat. En fait, c\u2019est un concerto tr\u00e8s difficile. Chaque note est \u00e0 sa place, et c\u2019est tellement clair\u00a0! Pour le pianiste et pour le chef, c\u2019est comme jouer du Mozart. \u00a0Il faut le jouer comme du Mozart, avec la m\u00eame transparence. Il faut absolument que l\u2019orchestre et le soliste soient tr\u00e8s bien pr\u00e9par\u00e9s et disposent de plusieurs r\u00e9p\u00e9titions, en particulier pour le dernier mouvement o\u00f9 il est tr\u00e8s difficile d\u2019\u00eatre bien ensemble.<br \/>\nLa cadence du\u00a0premier mouvement, elle aussi, est tr\u00e8s probl\u00e9matique, pas tellement par sa difficult\u00e9 technique, mais parce qu\u2019elle est tellement connue\u00a0! On est en la mineur et en fa majeur, on ne joue pratiquement que sur les touches blanches et c\u2019est facile de mettre un tas de notes \u00e0 c\u00f4t\u00e9. Je crois que c\u2019\u00e9tait beaucoup plus facile au temps des 78 tours, quand le public ne se souciait pas des petites imperfections. Depuis le microsillon, les gens sont habitu\u00e9s \u00e0 la perfection et l\u2019exigent aussi au concert.<br \/>\nUne des faiblesses les plus courantes des interpr\u00e8tes, et la plus pardonnable de toutes, c\u2019est de se laisser entra\u00eener \u00e0 jouer de plus en plus vite. C\u2019est mon cas\u00a0! L\u2019excitation nous gagne, et on ne peut pas la contr\u00f4ler. Un exc\u00e8s d\u2019adr\u00e9naline\u00a0! Une des constantes de mon travail aura \u00e9t\u00e9 de m\u2019efforcer, parfois en jouant \u00e0 l\u2019allure d\u2019un escargot, de contr\u00f4ler mon d\u00e9sir de toujours acc\u00e9l\u00e9rer. C\u2019est encore plus difficile pour Schumann que pour aucun autre compositeur car sa musique est pleine de passion, si bien qu\u2019elle incite \u00e0 jouer de plus en plus vite. C\u2019est ce qu\u2019il faut faire, tout en gardant le contr\u00f4le\u00a0! Pour y parvenir, il\u00a0faut \u00eatre Dieu\u2026\u00a0\u00bb<br \/>\n<em>(Interview avec John Tibbets, Green Room 1987, et avec Bernard Meillat, 1988)<\/em><\/p>\n<p>Les critiques \u00e9taient tr\u00e8s partag\u00e9s sur l\u2019interpr\u00e9tation du <em>Concerto<\/em> de Schumann par Istomin. Certains \u00e9taient tr\u00e8s enthousiastes, d\u2019autres se montraient ti\u00e8des, voire n\u00e9gatifs, lors du m\u00eame concert\u00a0! Cela reposait sur un malentendu difficile \u00e0 dissiper\u00a0: la plupart des gens s\u2019attendaient \u00e0 ce que ce concerto soit jou\u00e9 comme une \u0153uvre brillante et extravertie, propre \u00e0 mettre en valeur la virtuosit\u00e9 du soliste. Un cheval de bataille! Istomin, quant \u00e0 lui, le concevait de fa\u00e7on beaucoup plus int\u00e9rioris\u00e9e, \u00ab\u00a0musicale\u00a0\u00bb. C\u2019est Schumann, le po\u00e8te, qui parle et qui se confie, dans la filiation de Mozart. John McClure, le directeur artistique de Columbia, l\u2019avait bien compris et il eut la tr\u00e8s belle id\u00e9e de proposer \u00e0 Bruno Walter de l\u2019enregistrer avec lui, plut\u00f4t qu\u2019avec Bernstein comme cela avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vu initialement.<\/p>\n<div id=\"attachment_3010\" style=\"width: 360px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Walter-Istomin-Odyssey.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-3010\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3010\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Walter-Istomin-Odyssey-300x220.jpg\" alt=\"Walter-Istomin-Odyssey\" width=\"350\" height=\"256\" srcset=\"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Walter-Istomin-Odyssey-220x161.jpg 220w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Walter-Istomin-Odyssey-300x220.jpg 300w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Walter-Istomin-Odyssey-1024x750.jpg 1024w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Walter-Istomin-Odyssey.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 350px) 100vw, 350px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3010\" class=\"wp-caption-text\">R\u00e9\u00e9dition Odyssey du Concerto de Schumann par Istomin et Walter<\/p><\/div>\n<p>Istomin pr\u00e9f\u00e9rait d\u2019ailleurs jouer ce concerto avec des chefs de l\u2019ancienne g\u00e9n\u00e9ration, comme Bruno Walter (avec qui il l&rsquo;enregistra en janvier 1960),\u00a0Pierre Monteux (1957 \u00e0 Montr\u00e9al et 1961 \u00e0 Tanglewood), Hans Rosbaud, Antal Dorati ou Josef Krips. Dans une interview au <em>Los Angeles Times<\/em> en 1970, juste avant un concert au Hollywood Bowl sous la direction de Josef Krips, Istomin d\u00e9clarait : \u201c Je crois que je suis vraiment un musicien \u00e0 l\u2019ancienne mode. C\u2019est pourquoi je me r\u00e9jouis, \u00e0 la fois professionnellement et personnellement, de travailler avec Josef Krips sur le <em>Concerto<\/em> de Schumann. Je trouve la collaboration avec Krips tr\u00e8s gratifiante parce que ses go\u00fbts musicaux et son style d\u2019interpr\u00e9tation, sans faire de mani\u00e8res, sont \u00e0 la mode ancienne, de la m\u00eame fa\u00e7on que moi.\u00bb Le compte-rendu du concert dans ce m\u00eame journal, sign\u00e9e Albert Goldberg (un critique r\u00e9put\u00e9 tr\u00e8s difficile et souvent m\u00e9chant), confirme ce sentiment : \u00ab\u00a0Il n\u2019est pas un pianiste du genre flamboyant ; il est plut\u00f4t de nature contemplative, un musicien, et il a des convictions bien arr\u00eat\u00e9es sur ce concerto. Jamais depuis Paderewski, on ne l\u2019a entendu jouer d\u2019une mani\u00e8re aussi intime. C\u2019\u00e9tait comme un retour nostalgique \u00e0 l\u2019approche du Dix-neuvi\u00e8me Si\u00e8cle, romantique et douce, avec une aura assur\u00e9ment schumannienne\u2026\u00a0\u00bb<br \/>\nPour Istomin, les premi\u00e8res notes du <em>Concerto<\/em> ne sont pas une d\u00e9claration triomphale, mais un cri de terreur\u00a0! Lass\u00e9 des incompr\u00e9hensions fr\u00e9quentes qu\u2019amenait son interpr\u00e9tation, il renon\u00e7a \u00e0 le jouer \u00e0 partir de 1978.<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-2 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-title title fusion-title-2 fusion-title-text fusion-title-size-two\"><h2 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:18;--minFontSize:18;line-height:1.5;\"><strong>La Sonate en fa di\u00e8se mineur opus 11<\/strong><\/h2><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-3\"><div id=\"attachment_216\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/1987-Color-Photo-of-Istomin.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-216\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-216 size-medium\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/1987-Color-Photo-of-Istomin-300x215.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"215\" srcset=\"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/1987-Color-Photo-of-Istomin-300x214.jpg 300w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/1987-Color-Photo-of-Istomin-1024x732.jpg 1024w, https:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/1987-Color-Photo-of-Istomin.jpg 1650w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-216\" class=\"wp-caption-text\">Eugene Istomin avec la partition de la Sonate opus 11<\/p><\/div>\n<p>\u00ab C\u2019est peut-\u00eatre parce que je me sentais une dette envers Schumann que dans les ann\u00e9es 80 je me suis pench\u00e9 sur sa <em>Sonate en fa di\u00e8se mineur opus 11<\/em>. Ce qui me motivait aussi, c\u2019\u00e9tait de rendre justice \u00e0 une \u0153uvre mal-aim\u00e9e ! Oui, il y a quelques maladresses, mais les th\u00e8mes et les id\u00e9es musicales de cette sonate suffiraient \u00e0 nourrir trois ou quatre sonates ! Les deux premiers mouvements sont tout simplement sublimes. Le seul grand probl\u00e8me, c\u2019est le final o\u00f9 il y a trop d\u2019id\u00e9es qui se succ\u00e8dent et qui n\u2019arrivent pas \u00e0 rentrer dans la forme sonate. Il en avait conscience lui-m\u00eame mais il n\u2019a pas r\u00e9ussi \u00e0 trouver une solution. Il y a ce motif rythmique qui revient sans cesse et qui finit par lasser les auditeurs. Je ne peux que leur donner raison car je ressens, moi aussi, cette lassitude. Il me faut trouver des solutions moi-m\u00eame. Mais de toute fa\u00e7on, je dois jouer cette \u0153uvre car ce serait une grande faute de priver le public des merveilles des trois premiers mouvements ! \u00bb<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-3 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-title title fusion-title-3 fusion-title-text fusion-title-size-two\"><h2 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:18;--minFontSize:18;line-height:1.5;\"><strong>Musique de chambre<\/strong><\/h2><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-4\"><p>Etrangement Istomin n\u2019a jou\u00e9 en public qu\u2019une seule \u0153uvre de musique de chambre de Schumann, la\u00a0<em>Premi\u00e8re Sonate pour violon<\/em>, avec Isaac Stern au Festival de Prades 1952. Avec Isaac Stern et Leonard Rose, il n\u2019avait jamais envisag\u00e9 s\u00e9rieusement de pr\u00e9parer un des trios de Schumann. Il ne s\u2019attela jamais non plus au fameux <em>Quintette opus 44<\/em>. Il trouvait sans doute que Schumann \u00e9tait moins inspir\u00e9 dans sa musique de chambre, moins po\u00e8te, trop prisonnier de la forme sonate\u2026<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-4 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-title title fusion-title-4 fusion-title-text fusion-title-size-two\"><h2 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:18;--minFontSize:18;line-height:1.5;\"><strong>Documents<\/strong><\/h2><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-5\"><!--[if lt IE 9]><script>document.createElement('audio');<\/script><![endif]-->\n<audio class=\"wp-audio-shortcode\" id=\"audio-1638-1\" preload=\"none\" style=\"width: 100%;\" controls=\"controls\"><source type=\"audio\/mpeg\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Schumann-Sonata-Op11_1erMvt_128k.mp3?_=1\" \/><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Schumann-Sonata-Op11_1erMvt_128k.mp3\">https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Schumann-Sonata-Op11_1erMvt_128k.mp3<\/a><\/audio>\n<p><strong>Robert Schumann<\/strong>, <em>Sonate n\u00b0 1 en fa di\u00e8se mineur op. 11<\/em> : premier mouvement<\/p>\n<p>Eugene Istomin, piano. Enregistr\u00e9 en 1987 et publi\u00e9 en CD par Adda<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-6\"><p><strong>Schumann<\/strong>. <em>Concerto pour piano et orchestre en la mineur op. 54<\/em>. Eugene Istomin, Orchestre du Festival Casals. Puerto Rico, concert du\u00a01er mai 1959. Document passionnant malgr\u00e9 les imperfections de l&rsquo;enregistrement vid\u00e9o&#8230;<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-5 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-video fusion-youtube\" style=\"--awb-max-width:600px;--awb-max-height:350px;\"><div class=\"video-shortcode\"><div class=\"fluid-width-video-wrapper\" style=\"padding-top:58.33%;\" ><iframe title=\"YouTube video player 1\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/3Y1kfSRsfHg?wmode=transparent&autoplay=0\" width=\"600\" height=\"350\" allowfullscreen allow=\"autoplay; fullscreen\"><\/iframe><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":325,"menu_order":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","template":"","meta":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1638"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1638"}],"version-history":[{"count":19,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1638\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7544,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1638\/revisions\/7544"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/325"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1638"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}