{"id":4107,"date":"2016-06-14T18:16:38","date_gmt":"2016-06-14T16:16:38","guid":{"rendered":"http:\/\/eugeneistomin.com\/?page_id=4107"},"modified":"2020-02-21T23:50:10","modified_gmt":"2020-02-21T22:50:10","slug":"madeline-foley","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/grandes-collaborations-musicales\/violonistes-et-violoncellistes\/madeline-foley\/","title":{"rendered":"Madeline Foley"},"content":{"rendered":"<div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-1 hundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\" style=\"--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-overflow:visible;\" ><div class=\"fusion-builder-row fusion-row\"><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-0 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last\" style=\"--awb-bg-size:cover;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-text fusion-text-1\"><p>Madeline Foley (1923-1982) a jou\u00e9 un r\u00f4le important dans la vie d\u2019Istomin. Ils s\u2019\u00e9taient rencontr\u00e9s au premier festival de Prades en 1950. Elle \u00e9tudiait avec Casals depuis deux ans, et elle partagea avec Paul Tortelier le premier pupitre de violoncelle dans l\u2019orchestre du Festival. Pendant les \u00e9t\u00e9s 1950 \u00e0 1952, Madeline Foley et Eugene Istomin pass\u00e8rent beaucoup de temps \u00e0 Prades aupr\u00e8s de Casals. D\u2019apr\u00e8s Jaime Laredo, Madeline \u00e9tait certainement amoureuse d\u2019Istomin, mais lui la consid\u00e9rait plut\u00f4t comme une s\u0153ur. Elle prenait soin de lui, veillant sur son r\u00e9gime alimentaire ou t\u00e9l\u00e9graphiant \u00e0 sa place pour annuler un concert\u00a0! De 1953 \u00e0 1955, tous deux assum\u00e8rent la responsabilit\u00e9 du festival, Istomin en \u00e9tant le directeur artistique sans en demander le titre et Madeline Foley \u00e9tant la secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9rale du Comit\u00e9 Ex\u00e9cutif Am\u00e9ricain. En mai 1953, ils assur\u00e8rent aussi le suivi de tous les enregistrements r\u00e9alis\u00e9s par Casals pour Columbia\u00a0: quatre sonates de Beethoven avec Serkin, deux trios de Beethoven avec Istomin et Fuchs, les sonates de Brahms avec Istomin et Horszowski (qui ne furent finalement pas publi\u00e9es), la <em>Cinqui\u00e8me Symphonie<\/em> de Schubert. Madeline Foley veilla plus particuli\u00e8rement au <em>Concerto pour violoncelle<\/em> de Schumann. Par ailleurs, elle joua \u00e0 nouveau dans l\u2019orchestre aux c\u00f4t\u00e9s de Tortelier et se r\u00e9partit avec lui les \u0153uvres qui demandaient un deuxi\u00e8me violoncelliste aux c\u00f4t\u00e9s de Casals. C\u2019est ainsi qu\u2019elle participa \u00e0 l\u2019enregistrement mythique du <em>Premier Sextuor<\/em> de Brahms tandis que le <em>Quintette D. 956<\/em> de Schubert \u00e9tait confi\u00e9 \u00e0 Tortelier.<\/p>\n<p>C\u2019est d\u2019ailleurs \u00e0 cause de Tortelier que Madeline Foley et Eugene Istomin quitt\u00e8rent tous deux Prades \u00e0 la fin du festival 1955. Ils avaient propos\u00e9 \u00e0 Casals d\u2019inviter Tortelier l\u2019ann\u00e9e suivante pour jouer une suite de Bach, des sonates ou des trios avec piano, un r\u00e9pertoire qui \u00e9tait jusque-l\u00e0 exclusivement r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 Casals. Pensant qu\u2019on le jugeait trop vieux d\u00e9sormais, Casals refusa tout net et se f\u00e2cha. Istomin renoua tr\u00e8s vite avec lui. Madeline prit ses distances sur le plan humain, m\u00eame si elle lui demanda, quelques mois plus tard, une lettre de recommandation pour un poste \u00e0 la Juilliard School (qu\u2019elle ne put finalement obtenir). Cependant, elle garda intacte sa v\u00e9n\u00e9ration pour le musicien. Elle joua sous sa direction dans l\u2019orchestre du festival de Marlboro et, surtout, elle pr\u00e9para une \u00e9dition des <em>Suites pour violoncelle seul<\/em> de Bach selon Casals. Elle qui avait tant travaill\u00e9 ces \u0153uvres avec lui, avait d\u00e9cid\u00e9 de retranscrire aussi fid\u00e8lement que possible la conception de Casals, pas tant comme interpr\u00e8te (car Casals changeait sans cesse sa fa\u00e7on de jouer) que comme professeur. Elle entreprit de noter les doigt\u00e9s et les coups d\u2019archet, la dynamique, les notes \u00ab\u00a0importantes\u00a0\u00bb, les remarques que Casals faisait sur tel ou tel passage. C\u2019\u00e9tait une entreprise passionnante, colossale, un document pr\u00e9cieux pour les nouvelles g\u00e9n\u00e9rations de violoncellistes et pour l\u2019histoire de l\u2019interpr\u00e9tation. Elle fut achev\u00e9e apr\u00e8s sa mort par Roger Soyer, le violoncelliste du Quatuor Guarneri, et comment\u00e9e par Marta Casals-Istomin.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 Prades, Madeline Foley mit toute son \u00e9nergie et son d\u00e9vouement au service de Marlboro, dont elle fut un des piliers jusqu\u2019au milieu des ann\u00e9es 70. Elle finit d\u2019ailleurs par s\u2019installer \u00e0 Marlboro o\u00f9 elle mourut en f\u00e9vrier 1982 d\u2019une crise cardiaque, avant m\u00eame son soixanti\u00e8me anniversaire. Son hygi\u00e8ne de vie \u00e9tait loin d\u2019\u00eatre parfaite, et l\u2019abus de tabac et d\u2019alcool lui fut fatal. Elle \u00e9tait de temp\u00e9rament entier, tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9reuse mais aussi tr\u00e8s directe, n\u2019h\u00e9sitant jamais \u00e0 dire ce qu\u2019elle pensait, de fa\u00e7on souvent abrupte. En 1950, Alexander Schneider lui avait demand\u00e9 de participer \u00e0 un grand projet initi\u00e9 par la Haydn Society\u00a0: donner en concert et enregistrer l\u2019int\u00e9grale des <em>Quatuors \u00e0 cordes <\/em>de Haydn. Elle ne put supporter l\u2019autoritarisme de Sasha, se querellant sans cesse avec lui et finissant par claquer la porte. Jaime Laredo se souvient des remarques sans am\u00e9nit\u00e9 qu\u2019elle adressait \u00e0 Marlboro aux musiciens qui se fourvoyaient, ou de son exasp\u00e9ration devant la politesse excessive d\u2019un violoncelliste japonais qui travaillait le <em>Premier Sextuor<\/em> de Brahms avec elle et ne cessait de s\u2019excuser\u00a0!<\/p>\n<p>Avant de travailler avec Casals, Madeline Foley avait \u00e9tudi\u00e9 \u00e0 la Juilliard School, o\u00f9 sa m\u00e8re, qui s\u2019\u00e9tait remari\u00e9e avec le grand violoniste belge Edouard Dethier, enseignait. Elle avait fait ses d\u00e9buts \u00e0 New York avec un r\u00e9cital \u00e0 Town Hall en novembre 1949. Son programme proposait un large \u00e9ventail de r\u00e9pertoire, de Bach \u00e0 Debussy et rencontra un franc succ\u00e8s. Le programme de son second recital \u00e0 Town Hall, l\u2019ann\u00e9e suivante, \u00e9tait encore plus ambitieux mais g\u00e9n\u00e9ra moins d\u2019int\u00e9r\u00eat. Elle fut un moment violoncelle solo du Little Orchestra fond\u00e9 par Thomas Scherman et se produisit parfois en concerto avec eux, jouant notamment Schumann \u00e0 Town Hall en f\u00e9vrier 1952. Sa carri\u00e8re se poursuivit activement sans qu\u2019elle soit jamais invit\u00e9e par les salles et les orchestres les plus prestigieux. Elle n\u2019avait pas une sonorit\u00e9 assez puissante pour jouer les grands concertos mais donna de tr\u00e8s nombreux concerts de musique de chambre pour les Community Concerts, les universit\u00e9s et les soci\u00e9t\u00e9s de musique de chambre. Elle participa \u00e0 des programmes de musique contemporaine, et joua m\u00eame \u00e0 Broadway\u00a0!<\/p>\n<p>Eugene Istomin et Madeline Foley se retrouv\u00e8rent \u00e0 Marlboro entre 1957 et 1961, participant ensemble quatre fois aux concerts du week-end. En 1961, ils jou\u00e8rent le Trio de Ravel avec Arnold Steinhardt et Jaime Laredo, qui participait pour la premi\u00e8re fois au festival de Marlboro en garde un souvenir inoubliable. Il eut de multiples occasions de jouer avec Madeline Foley dans les festivals suivants. Il avait beaucoup d\u2019affection et d\u2019estime pour elle. Il \u00e9tait frapp\u00e9 par le contraste entre son jeu tr\u00e8s f\u00e9minin et son allure plut\u00f4t masculine. Sa sonorit\u00e9 lui rappelait un peu celle de Casals (elle avait continu\u00e9 \u00e0 utiliser des cordes en boyaux) et il \u00e9tait souvent s\u00e9duit par ses id\u00e9es musicales et ses phras\u00e9s tr\u00e8s libres et personnels. Il a en particulier le souvenir du mouvement lent du <em>Quatuor Op. 47<\/em> de Schumann, en 1964, o\u00f9 son solo de violoncelle avait illumin\u00e9 l\u2019\u0153uvre et inspir\u00e9 ses partenaires.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, Madeline Foley est bien oubli\u00e9e, sauf par les nombreux \u00e9l\u00e8ves qu\u2019elle a marqu\u00e9s, notamment au New England Conservatory of Music de Boston et au Mannes College of Music. Il existe quelques disques, des enregistrements live, et un magnifique film qu\u2019elle avait beaucoup contribu\u00e9 \u00e0 initier et auquel elle participe\u00a0: Conversation avec Casals.<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-title title fusion-title-1 fusion-title-text fusion-title-size-four\"><h4 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:15;--minFontSize:15;line-height:1.33;\"><strong>Disques<\/strong><\/h4><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-2\"><p><strong>Haydn<\/strong>. Int\u00e9grale des <em>Quatuors \u00e0 cordes<\/em>. Quatuor Schneider (Alexander Schneider et Isidore Cohen, violons. Karen Tuttle, alto, Madeline Foley ou Hermann Busch, cello). Haydn Society. R\u00e9\u00e9dit\u00e9 par Music and Arts en 2014 en un coffret de 15 CDs (CD 1281)<\/p>\n<p><strong>Brahms<\/strong>. <em>Sextuor \u00e0 cordes n\u00b0 1 en si b\u00e9mol majeur Op. 18<\/em>. Isaac Stern et Alexander Schneider, violons. Milton Katims et Milton Thomas, altos. Madeline Foley et Pablo Casals, violoncelle. 1952. Sony SMK 58994.<\/p>\n<p><strong>Mozart<\/strong>. <em>Trio en b\u00e9mol majeur K. 502.<\/em> Rudolf Serkin, Jaime Laredo, Madeline Foley. Marlboro. 6 juillet 1968. Sony SMK 46235<\/p>\n<p><strong>Sch\u00f6nberg<\/strong>. <em>S\u00e9r\u00e9nade Op. 24.<\/em> Thomas Paul, basse. Jaime Laredo, violon. Samuel Rhodes, alto. Madeline Foley, violoncelle. Harold Wright et Don Stewart, clarinettes. Stanley Silverman, guitare. Jacob Glick, mandoline. Leon Kirchner, direction. \u00a0Marlboro 1966. Sony SMK 45894<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-title title fusion-title-2 fusion-title-text fusion-title-size-four\"><h4 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:15;--minFontSize:15;line-height:1.33;\"><strong>Enregistrements live<\/strong><\/h4><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-3\"><p><strong>Mozart<\/strong>. <em>Quatuor pour fl\u00fbte et cordes K. 285<\/em>. Bernard Goldberg, flute. Orrea Pernel, violon, Milton Thomas, alto. Madeline Foley, violoncelle. Prades, 3 juillet 1953.<\/p>\n<p><strong>Schubert<\/strong>. <em>Quintette en ut majeur D. 956<\/em>. Jacob Krachmalnick, Orrea Pernel, Karen Tuttle, Pablo Casals, Madeline Foley. Prades, 7 juillet 1953.<\/p>\n<p><strong>Brahms<\/strong>. <em>Sextuor \u00e0 cordes n\u00b0 1 op. 18.<\/em> Yehudi Menuhin et Arpad Gerecz, violons. Ernst Wallfisch et Karen Tuttle, altos. Pablo Casals et Madeline Foley, violoncelles. Prades, 3 juillet 1955<\/p>\n<p><strong>Brahms.<\/strong> <em>Quintette pour clarinette et cordes op. 115.<\/em> David Oppenheim, clarinette. Sandor Vegh et Arpad Gerecz, violons. Ernst Wallfisch , alto. Madeline Foley, violoncelle. Prades, 12 juillet 1955.<\/p>\n<p><strong>Schubert.<\/strong> <em>Quintette en ut majeur D. 956.<\/em> Sandor Vegh et Arpad Gerecz, violons. Ernst Wallfisch, alto. Pablo Casals et Madeline Foley, violoncelles. Prades, 17 juillet 1955.<\/p>\n<p><strong>Brahms<\/strong>. Sextuor \u00e0 cordes n\u00b0 2 op. 36. Yehudi Menuhin et Arpad Gerecz, violons. Ernst Wallfisch et Karen Tuttle, altos. Pablo Casals et Madeline Foley, violoncelles. Prades, 18 juillet 1955<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-4\"><p><strong>Photos\u00a0: <\/strong>1952 Foley avec Stern \/\/ Foley avec Goode\u00a0?? \/\/ avec Tortelier \u00e0 Marlboro + photo Marlboro<\/p>\n<p>Documents film Baratier + Mozart Trio<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.films.com\/ecTitleDetail.aspx?TitleID=31172\">https:\/\/www.films.com\/ecTitleDetail.aspx?TitleID=31172<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>En note:<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019\u00e9dition des <em>Suites pour violoncelle seul<\/em> de Bach a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 en 1986 par Continental Publishing Company, qui avait d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9 deux ans plus t\u00f4t les Variations pour piano et violoncelle de Beethoven \u00e9dit\u00e9es par Madeline Foley.<\/p>\n<p>Liste des concerts de Madeline Foley \u00e0 Marlboro disponible sur le site du festival\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.marlboromusic.org\/archives\/past-participants\/?fullname=foley&amp;search=Search\">https:\/\/www.marlboromusic.org\/archives\/past-participants\/?fullname=foley&amp;search=Search<\/a><\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-title title fusion-title-3 fusion-title-text fusion-title-size-four\"><h4 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:15;--minFontSize:15;line-height:1.33;\"><strong>Les premiers concerts de Madeline Foley \u00e0 New York <\/strong><\/h4><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-5\"><p>Lors de ses d\u00e9buts \u00e0 Town Hall, en novembre 1949, elle joua la <em>Sonate<\/em> de Debussy et la <em>Premi\u00e8re<\/em> de Brahms, les <em>Variations sur \u00ab\u00a0Bei M\u00e4nnern\u00a0\u00bb<\/em> de Beethoven et deux transcriptions ch\u00e8res au c\u0153ur de Casals, sign\u00e9es Rosanoff et Piatti, l\u2019<em>Aria<\/em> de la <em>Pastorale BWV 590<\/em> de Bach et une sonate de Haydn. Le critique du <em>New York Times<\/em> \u00e9tait venu avec un a priori d\u00e9favorable : \u201cUne soir\u00e9e de musique pour le violoncelle peut vite devenir oppressante car cet instrument est lourd et laborieux\u2026\u2019\u2019 Apr\u00e8s avoir lou\u00e9 sa \u201cremarquable imagination\u201d et son \u201c\u00e9l\u00e9gant usage du legato\u201d, le critique s\u2019\u00e9tait fait l\u2019\u00e9cho du succ\u00e8s mondain et musical du concert: \u201c le public tr\u00e8s chic de Mademoiselle Foley, qui occupait pratiquement tous les si\u00e8ges de la salle, applaudit longuement et tr\u00e8s fort apr\u00e8s chaque pi\u00e8ce, puis bourdonna comme une ruche pendant l\u2019entracte, mais garda un silence attentionn\u00e9 quand elle jouait.\u201d<\/p>\n<p>Le programme de son deuxi\u00e8me recital \u00e0 Town Hall, de nouveau avec le pianiste Paul Ulanowsky, en novembre 1950, \u00e9tait encore plus copieux et plus ambitieux\u00a0: deux sonates de Beethoven (<em>opus 5 n\u00b0 1<\/em> et <em>opus 102 n\u00b0 1<\/em>), l\u2019<em>Adagio et Allegro op. 70 <\/em>de Schumann, les <em>Pi\u00e8ces en concert<\/em> de Couperin (arrang\u00e9es par Bazelaire), et le <em>Concerto en si b\u00e9mol<\/em> de Boccherini. Cette fois encore le critique du <em>New York Times<\/em> (un autre\u00a0!) s\u2019\u00e9tait d\u00e9plac\u00e9 avec un pr\u00e9jug\u00e9 d\u00e9favorable\u00a0: \u00ab\u00a0C\u2019est George Bernard qui s\u2019opposait aux r\u00e9citals de violoncelle au motif que l\u2019instrument sonnait comme un abeille enferm\u00e9e dans une cruche de pierre.\u00a0\u00bb Le critique s\u2019empresse d\u2019assurer que ce n\u2019est pas le cas pour Miss Foley \u00ab\u00a0qui est une artiste. Non seulement elle joue bien de son instrument mais elle a beaucoup de sensibilit\u00e9 et d\u2019id\u00e9es personnelles sur le plan musical. Elle a une sonorit\u00e9, plut\u00f4t petite, mais avec de tr\u00e8s belles couleurs et elle est capable de toutes les nuances.\u00a0\u00bb Admirant son phras\u00e9, il loue particuli\u00e8rement son interpr\u00e9tation de Schumann et de Couperin et dit son estime pour ses Beethoven tout en regrettant leur manque de puissance (\u00ab\u00a0dans le sens o\u00f9 les sonates de Beethoven n\u00e9cessitent une approche plus virile\u00a0\u00bb).<\/p>\n<p>En f\u00e9vrier 1952, Madeline Foley se produisit \u00e0 nouveau \u00e0 Town Hall, jouant le Concerto pour violoncelle de Schumann avec le Little Orchestra sous la direction de Paul Sherman. Le critique du <em>New York Times<\/em> fut d\u00e9\u00e7u par la qualit\u00e9 de l\u2019accompagnement orchestral mais loua l\u2019interpr\u00e9tation de Madeline\u00a0: \u00ab Chaque note qui sortait de ses cordes \u00e9tait expressive. Elle joua les passages lyriques avec un grand sens du chant. Sa sonorit\u00e9 \u00e9tait belle, tr\u00e8s pleine malgr\u00e9 sa l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, avec toujours de la chaleur et de la couleur, sans jamais \u00eatre satur\u00e9e.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Il n\u2019y a pas trace dans le <em>New York Times<\/em> d\u2019autres concerts de Madeline Foley \u00e0 New York dans les trente ann\u00e9es qui suivirent.<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":385,"menu_order":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","template":"","meta":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/4107"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4107"}],"version-history":[{"count":5,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/4107\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9264,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/4107\/revisions\/9264"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/385"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4107"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}