{"id":2389,"date":"2016-02-22T22:28:49","date_gmt":"2016-02-22T21:28:49","guid":{"rendered":"http:\/\/eugeneistomin.com\/?page_id=2389"},"modified":"2020-02-21T23:50:18","modified_gmt":"2020-02-21T22:50:18","slug":"pierre-vozlinsky","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/grandes-collaborations-musicales\/divers\/pierre-vozlinsky\/","title":{"rendered":"Pierre Vozlinsky"},"content":{"rendered":"<div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-1 nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\" style=\"--awb-background-position:left top;--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-padding-top:20px;--awb-padding-right:0px;--awb-padding-bottom:20px;--awb-padding-left:0px;--awb-border-sizes-top:0px;--awb-border-sizes-bottom:0px;\" ><div class=\"fusion-builder-row fusion-row\"><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-0 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-text fusion-text-1\"><p><img decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-2390\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Vozlinsky-001-189x300.jpg\" alt=\"Vozlinsky 001\" width=\"400\" height=\"636\" srcset=\"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Vozlinsky-001-189x300.jpg 189w, http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Vozlinsky-001-644x1024.jpg 644w, http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Vozlinsky-001.jpg 1738w\" sizes=\"(max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><\/p>\n<p class=\"beautify\">Pierre  Vozlinsky, que tout le monde appelait tout simplement Voz, avait commenc\u00e9 sa carri\u00e8re comme pianiste. Apr\u00e8s son Premier Prix au Conservatoire de Paris, en 1952, dans la classe de Lucette Descaves, il donna de nombreux concerts en Europe et en Am\u00e9rique du Sud, en r\u00e9cital et en musique de chambre. Il remporta le Concours Enesco en 1958 avec le violoniste Serge Blanc. Il fit un enregistrement tr\u00e8s remarqu\u00e9 des <i>Tableaux d\u2019une exposition <\/i>de Moussorgsky. En 1965, il d\u00e9cida d\u2019abandonner le piano et de devenir producteur d\u2019\u00e9missions de t\u00e9l\u00e9vision, estimant qu\u2019il serait plus utile \u00e0 la cause de la musique dans un tel r\u00f4le. Sa s\u00e9rie <i>L\u2019homme et sa musique<\/i> \u00e9tait un mod\u00e8le de vulgarisation intelligente de sujets souvent difficiles.<\/p>\n<p class=\"p1\">Devenu Chef du service de musique \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision fran\u00e7aise, il coordonna en 1970 l\u2019ann\u00e9e Beethoven, un projet remarquable qui permit \u00e0 un tr\u00e8s large public de d\u00e9couvrir en profondeur les grandes \u0153uvres de Beethoven, diffus\u00e9es \u00e0 des heures de grande \u00e9coute. Elles \u00e9taient interpr\u00e9t\u00e9s par les meilleurs interpr\u00e8tes, pr\u00e9c\u00e9d\u00e9es d\u2019une introduction historique de Max-Pol Fouchet, et suivies de commentaires et d\u2019analyses musicologiques de Brigitte et Jean Massin. C\u2019est \u00e0 cette occasion qu\u2019Istomin se lia d\u2019amiti\u00e9 avec Vozlinsky, qui avait demand\u00e9 au Trio Istomin-Stern-Rose de filmer l\u2019int\u00e9grale des <i>Trios<\/i> de Beethoven. Istomin avait \u00e9t\u00e9 s\u00e9duit par l\u2019ambition des projets de Vozlinsky pour la t\u00e9l\u00e9vision. Sa conception exigeante du service public, sa volont\u00e9 de d\u00e9mocratiser l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la musique sans aucune concession \u00e0 la facilit\u00e9 ou \u00e0 la d\u00e9magogie, correspondaient parfaitement \u00e0 la philosophie d\u2019Istomin.<\/p>\n<p class=\"p1\">Istomin avait alors aid\u00e9 Vozlinsky \u00e0 convaincre Casals de se laisser filmer \u00e0 Porto Rico en 1972 dans la <i>Symphonie Pastorale <\/i>de Beethoven. En 1973, Vozlinsky fut nomm\u00e9 directeur des programmes musicaux de la radio. Il bouscula les orchestres de l\u2019ORTF et leur donna une nouvelle ambition, avec des chefs aussi prestigieux que Celibidache, Bernstein, Maazel ou Ozawa. En 1974, il lutta autant qu\u2019il le put contre la d\u00e9cision de Val\u00e9ry Giscard d\u2019Estaing de s\u00e9parer compl\u00e8tement Radio et T\u00e9l\u00e9vision, pressentant que la T\u00e9l\u00e9vision s\u2019\u00e9loignerait irr\u00e9m\u00e9diablement de ses orchestres et de ses missions musicales. L\u2019avenir lui donna raison. T\u00e9moignage de l\u2019effervescence de l\u2019activit\u00e9 musicale de la t\u00e9l\u00e9vision entre 1970 et 1974, le Trio Istomin-Stern-Rose enregistra, outre l\u2019int\u00e9grale des Trios de Beethoven, les trois Trios de Brahms. Et Istomin enregistra trois concertos de Mozart, les <i>Variations Haendel<\/i> de Brahms, la <i>Sonate en r\u00e9 majeur D. 850<\/i><span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>de Schubert, ainsi qu\u2019un bref r\u00e9cital Chopin-Debussy.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 \u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">Oblig\u00e9 de se cantonner \u00e0 la seule Radio, Vozlinsky poursuivit son travail de redynamisation des orchestres et continua de faire appel \u00e0 Istomin pour de multiples projets\u00a0: concerts avec l\u2019Orchestre de Chambre, avec l\u2019Orchestre National, avec le Nouvel Orchestre Philharmonique tout r\u00e9cemment cr\u00e9\u00e9, avec l\u2019Orchestre de Nice-C\u00f4te d\u2019Azur, enregistrements d\u2019\u0153uvres pour piano seul en studio.<\/p>\n<p class=\"p1\">En conflit avec le nouveau gouvernement de gauche et avec une partie de ses \u00e9quipes, qui lui reprochaient sa gestion tr\u00e8s autoritaire, Vozlinsky quitta Radio France en 1981. Ses successeurs prirent soin de ne plus inviter les chefs d\u2019orchestre et les solistes qui avaient particip\u00e9 \u00e0 l\u2019aventure de Vozlinsky. Istomin ne fut plus invit\u00e9 par les orchestres de Radio France pendant plus de 15 ans. Apr\u00e8s un passage au MIDEM et chez Erato, Pierre Vozlinsky devint directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Orchestre de Paris en 1986, poursuivant sa double qu\u00eate d\u2019exigence artistique et d\u2019ouverture \u00e0 un large public, cr\u00e9ant les concerts du samedi matin \u00e0 destination des jeunes, qui se press\u00e8rent nombreux et enthousiastes. Vozlinsky aurait souhait\u00e9 inviter Istomin mais il se heurta au refus de Daniel Barenbo\u00efm, son directeur musical.<\/p>\n<p class=\"p1\">Istomin \u00e9prouva beaucoup de tristesse en apprenant le suicide de Pierre Vozlinsky en mars 1994. Les milieux musicaux et politiques, o\u00f9 il s\u2019\u00e9tait fait beaucoup d\u2019ennemis et d\u2019envieux, ne r\u00e9pandirent gu\u00e8re de larmes. Finalement le plus bel hommage vint de <i>L\u2019Humanit\u00e9, <\/i>le quotidien du Parti Communiste, avec lequel il n\u2019avait vraiment pas d\u2019affinit\u00e9s politiques. H\u00e9l\u00e8ne Jarry \u00e9crivit\u00a0: \u00ab\u00a0Rien n&rsquo;\u00e9tait trop beau, rien n&rsquo;\u00e9tait trop intelligent pour le public que Pierre Vozlinsky voulait toucher. Pianiste de haut niveau lui-m\u00eame et p\u00e9dagogue, il n&rsquo;a jamais oubli\u00e9 que la musique \u00e9tait un art avant d&rsquo;\u00eatre un commerce\u00a0\u00bb. Istomin n\u2019aurait pas choisi d\u2019autres mots\u2026<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-1 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-title title fusion-title-1 fusion-title-text fusion-title-size-two\"><h2 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:18;--minFontSize:18;line-height:1.5;\">Musique<\/h2><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep- sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-2\"><p class=\"p1\">Schubert INA et Mozart INA audio ou vid\u00e9o<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":1971,"menu_order":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","template":"","meta":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2389"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2389"}],"version-history":[{"count":4,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2389\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7415,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2389\/revisions\/7415"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1971"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2389"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}