{"id":1914,"date":"2016-01-15T11:25:20","date_gmt":"2016-01-15T10:25:20","guid":{"rendered":"http:\/\/eugeneistomin.com\/?page_id=1914"},"modified":"2020-02-21T23:50:38","modified_gmt":"2020-02-21T22:50:38","slug":"gary-graffman","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/grandes-collaborations-musicales\/pianistes\/gary-graffman\/","title":{"rendered":"Gary Graffman"},"content":{"rendered":"<div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-1 hundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\" style=\"--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-overflow:visible;\" ><div class=\"fusion-builder-row fusion-row\"><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-0 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-text fusion-text-1\"><div id=\"attachment_1915\" style=\"width: 250px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/Eugene-Fleisher-Graffman.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-1915\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-1915\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/Eugene-Fleisher-Graffman-240x300.jpg\" alt=\"Eugene Istomin, Gary Graffman et Leon Fleisher, trois \u0153nologues patent\u00e9s\" width=\"240\" height=\"300\" srcset=\"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/Eugene-Fleisher-Graffman-240x300.jpg 240w, http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/Eugene-Fleisher-Graffman-819x1024.jpg 819w, http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/Eugene-Fleisher-Graffman.jpg 2041w\" sizes=\"(max-width: 240px) 100vw, 240px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1915\" class=\"wp-caption-text\">Eugene Istomin, Gary Graffman et Leon Fleisher, trois \u0153nologues patent\u00e9s<\/p><\/div>\n<p>Gary Graffman a le sentiment qu\u2019il connaissait d\u00e9j\u00e0 Eugene Istomin avant de sortir du ventre de sa m\u00e8re. Leurs parents respectifs faisaient partie de m\u00eame groupe d\u2019\u00e9migr\u00e9s russes \u00e0 New York. Bien que Gary ait trois ans de moins que Eugene, il entra au Curtis Institute quatre ans avant lui, en 1935, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de sept ans. Il b\u00e9n\u00e9ficia d\u2019un privil\u00e8ge unique\u00a0: Isabella Vengerova lui donnait cours non pas \u00e0 Philadelphie mais chez elle, \u00e0 New York.<br \/>\nGary Graffman joua un r\u00f4le involontaire dans l\u2019\u00e9volution de la formation d\u2019Istomin. C\u2019est en voyant le tout jeune Gary travailler six ou sept heures par jour tandis que son fils ne devait jouer qu\u2019une heure-et-demie et passait son temps \u00e0 lire, se promener, aller au cin\u00e9ma ou jouer au baseball, que le p\u00e8re d\u2019Istomin d\u00e9cida de le retirer \u00e0 Siloti et de l\u2019envoyer \u00e0 la Mannes School puis au Curtis Institute.<\/p>\n<p>Dans sa d\u00e9licieuse autobiographie, <em>I Really Should Be Practicing<\/em>, Gary Graffman raconte avec humour la fascination qu\u2019il ressentit pour Istomin lorsque celui-ci commen\u00e7a brillamment sa carri\u00e8re \u00e0 partir de l\u2019automne 1943\u00a0: \u00ab\u00a0Je suis all\u00e9 \u00e0 ses concerts et j\u2019ai absorb\u00e9 tout ce que j\u2019ai pu (davantage, bien s\u00fbr, que Vengerova\u00a0 ne l\u2019aurait souhait\u00e9). A mes yeux, Eugene \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 un artiste reconnu, et quand il daigna enfin me consid\u00e9rer comme un adulte, quand j\u2019avais \u00e0 peu pr\u00e8s dix-sept ans, je fus suspendu \u00e0 ses l\u00e8vres. (\u2026) Alors que nous \u00e9tions encore des adolescents, il s\u2019adressait \u00e0 moi en disant : \u2018Jeune homme\u2019. Il m\u2019a fait rester honn\u00eate artistiquement. Parfois il \u00e9tait d\u2019une intransigeance brutale \u2013 mais il \u00e9tait aussi exigeant avec lui-m\u00eame. (\u2026) Je crois que c\u2019est surtout Eugene Istomin qui m\u2019a convaincu, \u00e0 peu pr\u00e8s au moment o\u00f9 je finissais mes \u00e9tudes au Curtis, que le chemin le plus sage \u00e9tait de devenir hyper critique \u00e0 l\u2019\u00e9gard de soi-m\u00eame. Ne pas seulement jouer. Penser\u00a0!\u00a0\u00bb<br \/>\n<a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/Graffman-en-1959.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\" size-medium wp-image-1917 alignright\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/Graffman-en-1959-222x300.jpg\" alt=\"Graffman en 1959\" width=\"222\" height=\"300\" srcset=\"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/Graffman-en-1959-222x300.jpg 222w, http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/Graffman-en-1959-757x1024.jpg 757w, http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/Graffman-en-1959.jpg 1257w\" sizes=\"(max-width: 222px) 100vw, 222px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Ce rapport de subordination se transforma bien vite en une relation fraternelle, musicalement et humainement, \u00e0 l\u2019occasion du Concours Leventritt que Gary Graffman remporta en 1947, quatre ans apr\u00e8s Istomin, dans des conditions rocambolesques. Pour la pr\u00e9paration des concertos, Graffman avait le privil\u00e8ge de pouvoir compter sur deux pianistes d\u2019exception\u00a0pour l\u2019accompagner au deuxi\u00e8me piano : Eugene Istomin et Leon Fleisher. Voici comment il d\u00e9crit le travail avec le premier\u00a0: \u00ab\u00a0Un coll\u00e8gue exp\u00e9riment\u00e9 comme Eugene pouvait aussi rendre les choses plus difficiles (et plus tard, dans le vie r\u00e9elle, plus faciles) en anticipant dans son accompagnement certaines des petites choses inattendues qui arrivent souvent \u00e0 certains passages\u00a0 \u2013 petits changements de tempo, par exemple, qui ne sont pas not\u00e9s mais qui sont souvent pratiqu\u00e9s ; et enseigner les petits signes que le soliste doit \u00eatre pr\u00eat \u00e0 envoyer au chef \u00e0 certains endroits avec un accent subtile, un hochement de t\u00eate ou m\u00eame un sourcil lev\u00e9 (Eugene \u00e9tait tr\u00e8s fort pour les sourcils). \u2018Sois pr\u00eat \u00e0 tout\u2019 \u00e9tait le message qui venait du deuxi\u00e8me piano.\u00a0\u00bb Fleisher, quant \u00e0 lui, se montrait moins ouvertement critique mais son aide n\u2019en fut pas moins pr\u00e9cieuse car c\u2019est lui qui accompagna Graffman lors du concours. Il s\u2019en sortit si bien que Szell sugg\u00e9ra un moment de lui donner le Prix et qu\u2019il h\u00e9rita du surnom de <em>Phleisher Filharmonic<\/em>.<\/p>\n<p>Istomin ne pouvait de toute fa\u00e7on l\u2019accompagner lors des \u00e9preuves car il faisait partie du jury. Apr\u00e8s les \u00e9liminatoires, les juges d\u00e9cid\u00e8rent de supprimer les demi-finales et de ne conserver pour la finale qu\u2019un seul pianiste\u00a0: Gary Graffman, qui avait \u00e9cras\u00e9 la concurrence\u00a0! Il dut n\u00e9anmoins les convaincre qu\u2019il m\u00e9ritait bien de recevoir le Premier Prix. Il lui fallut <a style=\"font-size:0;\" href=\"http:\/\/www.francemedicale.net\/propecia\/\">http:\/\/www.francemedicale.net\/propecia\/<\/a> jouer pr\u00e8s de deux heures. George Szell \u00e9tait le seul \u00e0 se montrer r\u00e9ticent mais il finit par se laisser convaincre. Graffman faisait d\u00e9sormais partie de plein droit des OYAPs, rejoignant Istomin, Fleisher, Lateiner, Kapell\u2026 Au sein de cette communaut\u00e9, il y avait une complicit\u00e9 suppl\u00e9mentaire entre Graffman et Istomin, car ils \u00e9taient les seuls \u00e0 parler russe, ce qui leur permettait quelques apart\u00e9s qui avaient le don d\u2019agacer les autres\u2026<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/Graffman-1-thumb.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-1920\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/Graffman-1-thumb-300x300.jpg\" alt=\"Graffman 1-thumb\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/Graffman-1-thumb-66x66.jpg 66w, http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/Graffman-1-thumb-150x150.jpg 150w, http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/Graffman-1-thumb-300x300.jpg 300w, http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/Graffman-1-thumb.jpg 400w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Istomin fut infiniment malheureux de voir son ami Gary Graffman, une quinzaine d\u2019ann\u00e9es apr\u00e8s Leon Fleisher, perdre \u00e0 son tour l\u2019usage de sa main droite. Il \u00e9tait tr\u00e8s admiratif devant sa force de caract\u00e8re et le fantastique travail p\u00e9dagogique entrepris tant dans l\u2019enseignement du piano que dans la direction du Curtis Institute.<br \/>\nGraffman et Istomin avaient aussi en commun la multitude de leurs centres d\u2019int\u00e9r\u00eat en\u00a0 dehors de la musique. Graffman avait initi\u00e9 Istomin \u00e0 l\u2019art et \u00e0 l\u2019histoire de la Chine au point qu\u2019Istomin avait commenc\u00e9 une collection de poteries chinoises et qu\u2019il fit le projet, en 1971, d\u2019aller donner des concerts et des master classes en Chine. Ce projet ne pourra se r\u00e9aliser faute d\u2019obtenir l\u2019accord de l\u2019administration Nixon. Lorsqu\u2019il dut mettre sa carri\u00e8re de concertiste entre parenth\u00e8ses, \u00e0 la fin des ann\u00e9es soixante-dix, Graffman donna libre cours \u00e0 son talent pour l\u2019\u00e9criture et \u00e0 sa passion pour la photographie.<\/p>\n<p>Istomin et Graffman partag\u00e8rent nombre d\u2019aventures au fil des ann\u00e9es. En 1950, Graffman put accompagner Istomin \u00e0 Marseille (o\u00f9 il jouait le <em>Quatri\u00e8me Concerto<\/em> de Beethoven sous la direction de Paray) et surtout \u00e0 Prades, o\u00f9 il passa deux semaines inoubliables. Il avait re\u00e7u une bourse Fullbright afin d\u2019\u00e9tudier \u00e0 Rome, mais quelqu\u2019un lui avait ferm\u00e9 une porte de voiture sur les doigts. Il avait perdu un ongle et ne pouvait plus jouer du piano pour quelque temps, il se trouvait donc en vacances forc\u00e9es. Alors, il assista \u00e0 la plupart des r\u00e9p\u00e9titions et des concerts et participa \u00e0 toutes les f\u00eates.<\/p>\n<div id=\"attachment_3199\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Naomi-Dot-Eugene-Leon-gary-001.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-3199\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-3199\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Naomi-Dot-Eugene-Leon-gary-001-300x216.jpg\" alt=\"Naomi Graffman (\u00e0 gauche) avec Leon Fleisher, Gary Graffman, Eugene Istomin et Dot Fleisher, au milieu des ann\u00e9es 50\" width=\"300\" height=\"216\" srcset=\"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Naomi-Dot-Eugene-Leon-gary-001-300x216.jpg 300w, http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Naomi-Dot-Eugene-Leon-gary-001-1024x737.jpg 1024w, http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Naomi-Dot-Eugene-Leon-gary-001.jpg 1631w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3199\" class=\"wp-caption-text\">Naomi Graffman (\u00e0 gauche) avec Leon Fleisher, Gary Graffman, Eugene Istomin et Dot Fleisher, au milieu des ann\u00e9es 50<\/p><\/div>\n<p>En 1962, Istomin et Graffman se retrouv\u00e8rent, avec Leon Fleisher et William Masselos, pour l\u2019inauguration du Lincoln Center, jouant le <em>Concerto pour 4 claviers de Bach<\/em> sous la direction de Leonard Bernstein. Dans les vingt derni\u00e8res ann\u00e9es de la vie d\u2019Istomin, ils partag\u00e8rent encore bien d\u2019autres \u00e9v\u00e9nements. En 1986, Gary Graffman vint tout naturellement faire partie du jury du premier Concours William Kapell, dont Istomin venait de prendre la pr\u00e9sidence. L\u2019ann\u00e9e suivante, lorsqu\u2019Istomin commen\u00e7a ses fameuses tourn\u00e9es \u00e0 travers les Etats-Unis, accompagn\u00e9 d\u2019un camion pour transporter ses propres pianos, c\u2019est Naomi Graffman, l\u2019\u00e9pouse de Gary, qui prit la plume pour mettre l\u2019\u00e9v\u00e9nement en lumi\u00e8re dans le <em>New York Times Magazine<\/em>. En novembre 1990, Graffman vint participer au concert qu\u2019Istomin avait organis\u00e9 \u00e0 Juilliard en hommage \u00e0 Siloti. Il joua \u00e9galement en novembre 2000 lors de la soir\u00e9e du soixante-quinzi\u00e8me anniversaire d\u2019Istomin initi\u00e9e par Rostropovitch. Et bien s\u00fbr, Gary Graffman r\u00e9pondit \u00e0 l\u2019invitation d\u2019Istomin pour les <em>Grandes Conversations en Musique<\/em> en d\u00e9cembre 2001.<\/p>\n<p>Cette longue histoire d\u2019amiti\u00e9 ne s\u2019acheva pas m\u00eame avec la mort d\u2019Istomin en novembre 2003. Dix ans plus tard, lorsque Sony prit l\u2019initiative de r\u00e9\u00e9diter l\u2019int\u00e9grale de ses propres enregistrements discographiques, Gary Graffman insista aupr\u00e8s de Robert Russ, le producteur, pour que ceux de Eugene Istomin soient, eux aussi, republi\u00e9s, ce qui fut fait en d\u00e9cembre 2015\u2026<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-1 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-title title fusion-title-1 fusion-title-text fusion-title-size-two\"><h2 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:18;--minFontSize:18;line-height:1.5;\"><strong>Document<\/strong><\/h2><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-2\"><p>Gary Graffman joue le <em>Quatri\u00e8me Concerto<\/em> de Serge Prokofiev en 1990 \u00e0 Moscou, avec les Virtuoses de Moscou sous la direction de Vladimir Spivakov.<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-2 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-video fusion-youtube\" style=\"--awb-max-width:600px;--awb-max-height:350px;\"><div class=\"video-shortcode\"><div class=\"fluid-width-video-wrapper\" style=\"padding-top:58.33%;\" ><iframe title=\"YouTube video player 1\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/1YmYeBTRQJE?wmode=transparent&autoplay=0\" width=\"600\" height=\"350\" allowfullscreen allow=\"autoplay; fullscreen\"><\/iframe><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":383,"menu_order":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","template":"","meta":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1914"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1914"}],"version-history":[{"count":7,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1914\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7492,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1914\/revisions\/7492"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/383"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1914"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}