{"id":1593,"date":"2015-12-02T17:36:14","date_gmt":"2015-12-02T16:36:14","guid":{"rendered":"http:\/\/eugeneistomin.com\/?page_id=1593"},"modified":"2020-02-21T23:50:48","modified_gmt":"2020-02-21T22:50:48","slug":"nikolai-medtner","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/le-musicien\/les-compositeurs-de-predilection\/nikolai-medtner\/","title":{"rendered":"Nikola\u00ef Medtner\u00a0"},"content":{"rendered":"<div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-1 hundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\" style=\"--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-overflow:visible;\" ><div class=\"fusion-builder-row fusion-row\"><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-0 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-text fusion-text-1\"><div id=\"attachment_6446\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/Medtner-8.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-6446\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-6446 size-medium\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/Medtner-8-300x186.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"186\" srcset=\"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/Medtner-8-200x124.jpg 200w, http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/Medtner-8-300x186.jpg 300w, http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/Medtner-8-400x248.jpg 400w, http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/Medtner-8-600x371.jpg 600w, http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/Medtner-8-768x475.jpg 768w, http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/Medtner-8-800x495.jpg 800w, http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/Medtner-8-1024x634.jpg 1024w, http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/Medtner-8-1200x743.jpg 1200w, http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/Medtner-8.jpg 2000w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-6446\" class=\"wp-caption-text\">Medtner in 1907<\/p><\/div>\n<p class=\"beautify\">C\u2019est peut-\u00eatre par son premier professeur, Alexandre Siloti, qu\u2019Istomin\u00a0d\u00e9couvrit Medtner. D\u2019une esth\u00e9tique proche de celle de Rachmaninov, sa musique ne connut certes pas le m\u00eame succ\u00e8s, elle resta m\u00eame longtemps oubli\u00e9e. Horowitz \u00e9tait un de ses grands admirateurs. Il n\u2019osait gu\u00e8re le mettre au programme de ses concerts, mais, en priv\u00e9, il en jouait souvent. La musique de Medtner fut interdite en Union Sovi\u00e9tique jusqu\u2019\u00e0 la mort de Staline. Gilels tenta alors de la faire conna\u00eetre, \u00e9crivant un article dans la revue <em>Sovetskaya<\/em> <em>Muzyka<\/em>. En 1954 il joua et enregistra sa <em>Sonate en sol mineur opus 22<\/em>, un disque qu\u2019Istomin connaissait et admirait. Par la suite, Gilels abandonna\u00a0cette sonate.<br \/>\nIstomin la joua dans une quarantaine de r\u00e9citals au d\u00e9but des ann\u00e9es 90, et notamment dans un concert en hommage \u00e0 Casals, au Th\u00e9\u00e2tre des Champs-Elys\u00e9es. Il l\u2019avait choisie pour symboliser \u00e0 la fois la volont\u00e9 de Casals de d\u00e9fendre certains compositeurs romantiques tardifs n\u00e9glig\u00e9s et comme symbole de son attachement \u00e0 la Russie d\u2019avant la r\u00e9volution. Pour Istomin, cette sonate de Medtner se r\u00e9f\u00e8rait clairement \u00e0 Liszt, avec son introduction et ses trois mouvements enchain\u00e9s qui conservent une unit\u00e9 th\u00e9matique. De caract\u00e8re sombre et tourment\u00e9e, sans aucune concession au spectaculaire, malgr\u00e9 une grande difficult\u00e9 technique, elle m\u00e9ritait de trouver sa place aupr\u00e8s des grandes \u0153uvres reconnues de Rachmaninov et de Scriabine\u2026<br \/>\nEn 1998, la Fondation Medtner et les Editions Dover prirent l\u2019initiative de publier l\u2019int\u00e9grale des <em>Sonates<\/em> de Nikolai Medtner en deux volumes, une \u00e9dition supervis\u00e9e par le pianiste australien Geoffrey Tozer. La pr\u00e9face fut demand\u00e9e \u00e0 Eugene Istomin. La voici.<\/p>\n<div id=\"attachment_1595\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Medtner-Rachmaninov.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-1595\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1595 size-medium\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Medtner-Rachmaninov-300x197.jpg\" alt=\"Rachmaninov, Medtner et leurs \u00e9pouses\" width=\"300\" height=\"197\" srcset=\"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Medtner-Rachmaninov-300x197.jpg 300w, http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Medtner-Rachmaninov.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1595\" class=\"wp-caption-text\">Serge Rachmaninov, Nikolai Medtner et leurs \u00e9pouses<\/p><\/div>\n<p><em>\u00ab\u00a0Pourquoi personne ne joue Medtner\u00a0? C\u2019est un compositeur merveilleux. Un compositeur pour le piano &#8211; par certains c\u00f4t\u00e9s plus profond que Rachmaninov.\u00a0\u00bb Ainsi s\u2019exprimait Vladimir Horowitz lors d\u2019une de mes visites \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1970. \u00ab\u00a0Il y a des couleurs sp\u00e9ciales \u2013 des parfums \u2013 une complexit\u00e9 des rythmes et du contrepoint. Je voudrais le jouer maintenant, mais c&rsquo;est beaucoup de travail ! Tu devrais le jouer. \u00c9coute, je vais jouer quelques passages pour toi.\u00a0\u00bb Alors sont venues de merveilleuses sonorit\u00e9s qui ont fascin\u00e9 mes oreilles. <\/em><br \/>\n<em>Bien s\u00fbr, j\u2019avais entendu parler de Nikolai Medtner comme le membre le moins reconnu du trio de compositeurs romantiques russes du\u00a0Vingti\u00e8me Si\u00e8cle, aux c\u00f4t\u00e9s de Rachmaninov (qui a d\u00e9di\u00e9 son <\/em>Quatri\u00e8me Concerto<em> \u00e0 Medtner) et de Scriabine. Ce n\u2019est qu\u2019en Russie qu\u2019on lui a accord\u00e9 quelque importance. En Am\u00e9rique, et dans l\u2019ensemble du monde occidental, l\u2019int\u00e9r\u00eat n\u2019existait que d\u2019un petit nombre de professeurs de piano et d\u2019un groupe encore plus petit de passionn\u00e9s. Dans ma lointaine jeunesse, je me souviens que William Kapell m\u2019avait parl\u00e9 de Medtner comme de quelqu\u2019un sur lequel il faudrait se pencher &#8211; le compositeur vivait encore, en exil, \u00e0 Londres. Pourtant le seul pianiste de renomm\u00e9e mondiale qui le jouait (en Occident en tout cas) \u00e9tait Emil Gilels, qui a aussi enregistr\u00e9 la<\/em> Sonate opus 22<em>.<\/em><br \/>\n<em>Les extraits qu\u2019Horowitz avait jou\u00e9s, et son enthousiasme, \u00e9taient convaincants, mais il n&rsquo;a pas jou\u00e9 en public cette sonate qu&rsquo;il aimait. Ce que j\u2019avais entendu s\u2019est enfoui au fond de ma m\u00e9moire, en attendant de r\u00e9appara\u00eetre un jour. <\/em><br \/>\n<em> <a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Medtner-partition-sonate.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\" size-medium wp-image-1596 alignleft\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Medtner-partition-sonate-225x300.jpg\" alt=\"Medtner partition sonate\" width=\"225\" height=\"300\" srcset=\"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Medtner-partition-sonate-225x300.jpg 225w, http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Medtner-partition-sonate.jpg 375w\" sizes=\"(max-width: 225px) 100vw, 225px\" \/><\/a>Ce moment est venu en 1985, alors que je recherchais des livres (sur un tout autre sujet) au magasin des Editions Dover \u00e0 New York. J&rsquo;ai aper\u00e7u un rayon avec des partitions de musique et j\u2019ai jet\u00e9 un \u0153il sur quelques-unes d\u2019entre elles. L\u2019une, intitul\u00e9e <\/em>Chefs-d\u2019\u0153uvre rares de la musique russe pour piano<em> a retenu mon attention. Quoique le nom de Medtner n\u2019ait pas figur\u00e9 sur la couverture, j&rsquo;ai d\u00e9couvert que sa <\/em>Sonate en sol mineur op. 22<em> s\u2019y trouvait. J&rsquo;ai emport\u00e9 le recueil \u00e0 la maison avec l\u2019id\u00e9e de le feuilleter. Quelques semaines plus tard je m\u2019y suis mis. <\/em><br \/>\n<em>Les sonorit\u00e9s qui m\u2019avaient enchant\u00e9 sous les doigts de Horowitz \u00e9taient maintenant sous les miens. Le plaisir de m\u2019y plonger se transforma bient\u00f4t en une irr\u00e9sistible envie de m\u2019approprier l\u2019\u0153uvre et, apr\u00e8s une longue et difficile pr\u00e9paration, j&rsquo;ai jou\u00e9 cette sonate dans mes r\u00e9citals pendant plusieurs saisons, en Am\u00e9rique et Europe. <\/em><br \/>\n<em>Pour plusieurs g\u00e9n\u00e9rations d\u2019interpr\u00e8tes et d\u2019auditeurs, Medtner est rest\u00e9 obscur\u00e9ment cach\u00e9 entre le g\u00e9nie de Rachmaninov et de Scriabine, et celui de Prokofiev, le g\u00e9ant moderniste. Mais il n&rsquo;est pas seulement un compositeur sp\u00e9cifiquement russe, c\u2019est un ma\u00eetre pour le monde entier, et son moment est peut-\u00eatre venu. Enfin nous avons les quatorze sonates de Medtner r\u00e9unies, d\u00e9sormais disponibles \u00e0 un nouveau monde d\u2019amoureux de la musique pour piano ! &#8211; un \u00e9v\u00e9nement qu\u2019il a fallu attendre longtemps, pour lequel je f\u00e9licite la Fondation Internationale Medtner et Dover. Tous les pianistes doivent se r\u00e9jouir !<\/em><br \/>\n<strong><em>Eugene Istomin (Edition Dover, traduction Bernard Meillat) <\/em><\/strong><\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-1 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-title title fusion-title-1 fusion-title-text fusion-title-size-two\"><h2 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:18;--minFontSize:18;line-height:1.5;\"><strong>Musique<\/strong><\/h2><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-2\"><!--[if lt IE 9]><script>document.createElement('audio');<\/script><![endif]-->\n<audio class=\"wp-audio-shortcode\" id=\"audio-1593-1\" preload=\"none\" style=\"width: 100%;\" controls=\"controls\"><source type=\"audio\/mpeg\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Medtner-Sonata-Op22_128k.mp3?_=1\" \/><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Medtner-Sonata-Op22_128k.mp3\">https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Medtner-Sonata-Op22_128k.mp3<\/a><\/audio>\n<p><strong>Nikola\u00ef Medtner<\/strong>. <em>Sonate en sol mineur op. 22<\/em><\/p>\n<p>Eugene Istomin.\u00a0Th\u00e9\u00e2tre des Champs-Elys\u00e9es, 2 novembre 1993<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":325,"menu_order":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","template":"","meta":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1593"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1593"}],"version-history":[{"count":10,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1593\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7554,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1593\/revisions\/7554"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/325"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1593"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}