{"id":1419,"date":"2015-11-24T13:15:41","date_gmt":"2015-11-24T12:15:41","guid":{"rendered":"http:\/\/eugeneistomin.com\/?page_id=1419"},"modified":"2020-02-21T23:50:56","modified_gmt":"2020-02-21T22:50:56","slug":"pinchas-zukerman","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/grandes-collaborations-musicales\/chefs-dorchestre\/pinchas-zukerman\/","title":{"rendered":"Pinchas Zukerman"},"content":{"rendered":"<div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-1 hundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\" style=\"--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-overflow:visible;\" ><div class=\"fusion-builder-row fusion-row\"><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-0 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-text fusion-text-1\"><p><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Zukerman-1.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\" size-medium wp-image-1700 alignleft\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Zukerman-1-300x186.jpg\" alt=\"Zukerman 1\" width=\"300\" height=\"186\" srcset=\"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Zukerman-1-300x186.jpg 300w, http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Zukerman-1.jpg 714w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>De 1962 \u00e0 1965, lorsqu\u2019il faisait ses \u00e9tudes \u00e0 la Juilliard School, Pinchas Zukerman v\u00e9cut chez les parents de Eugene Istomin. Ils avaient gard\u00e9 la chambre de leur fils identique \u00e0 ce qu\u2019elle \u00e9tait lorsqu\u2019il vivait chez eux. Cette chambre h\u00e9bergeait des amis de passage (Clara Haskil y dormit !) ou de jeunes musiciens. Pinchas Zukerman en garda un souvenir inoubliable. Il avait \u00e9t\u00e9 accueilli avec beaucoup de chaleur d\u00e8s le premier jour, ce qui facilita grandement son\u00a0adaptation \u00e0 la vie am\u00e9ricaine : il avait quatorze ans, il arrivait seul et\u00a0ne parlait pas un mot d\u2019anglais\u2026 Cette affection n\u2019a fait que grandir m\u00eame si Pinchas \u00e9tait parfois, il le reconna\u00eet volontiers, un \u00ab enfant terrible \u00bb. Comme Eugene Istomin\u00a0l\u2019avait \u00e9t\u00e9 ! Les parents \u00e9taient tr\u00e8s heureux d\u2019avoir \u00e0 nouveau un gar\u00e7on \u00e0 la maison, comme au bon vieux temps. Zukerman se souvient qu&rsquo;Istomin \u00e9tait tr\u00e8s attentionn\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9gard de ses parents, donnant r\u00e9guli\u00e8rement des nouvelles lorsqu\u2019il \u00e9tait loin, et qu\u2019il montrait beaucoup de tendresse pour eux. Les retrouvailles apr\u00e8s chaque tourn\u00e9e \u00e9taient tr\u00e8s joyeuses. Eugene les invitait toujours dans de grands restaurants, et Pinchas \u00e9tait souvent de la f\u00eate.<\/p>\n<p>De temps \u00e0 autre Istomin se mettait au piano pour jouer avec lui. Un jour, Eugene est arriv\u00e9 alors que Pinkie travaillait le <em>Concerto<\/em> de Tcha\u00efkovsky. Eugene s\u2019est install\u00e9 au piano pour l\u2019accompagner, et il s\u2019est bient\u00f4t lanc\u00e9 dans une analyse de la construction et de l\u2019harmonie du concerto qui a stup\u00e9fait le jeune violoniste et est rest\u00e9e grav\u00e9e dans sa m\u00e9moire. Ce qui a le plus marqu\u00e9 le tout jeune musicien dans la philosophie musicale d\u2019Istomin, c\u2019est le choix de la simplicit\u00e9, du d\u00e9pouillement, de la v\u00e9rit\u00e9 : \u00ab C\u2018est lorsqu\u2019on a supprim\u00e9 tout ce qui est inutile que l\u2019on peut pr\u00e9senter une \u0153uvre au public. En rajouter dans l\u2019expression est n\u00e9faste, la musique est simple et belle en elle-m\u00eame \u00bb.<\/p>\n<p>Zukerman \u00e9voque la vie et la carri\u00e8re d\u2019Istomin et de Stern en ces termes : \u00ab Le ma\u00eetre-mot pour Eugene et pour Isaac \u00e9tait la curiosit\u00e9. Ce fut le grand moteur de leur vie. Ils ont v\u00e9cu \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 on avait le sentiment que l\u2019on pouvait encore embrasser le monde, l\u2019univers entier, que l\u2019on pouvait influer sur leur \u00e9volution, sur le cours des \u00e9v\u00e9nements. C\u2019\u00e9tait un moment o\u00f9 l\u2019optimisme semblait possible. C\u2019\u00e9tait la g\u00e9n\u00e9ration de Kennedy. \u00bb<\/p>\n<p>Pinchas Zukerman d\u00e9plore que Eugene n\u2019ait pas eu \u00e0 la fin de sa carri\u00e8re la reconnaissance qu\u2019il m\u00e9ritait. Il en trouve les raisons dans les bouleversements du monde musical \u00e0 partir de la fin des ann\u00e9es 50 : \u00ab le microsillon et la st\u00e9r\u00e9o ont impos\u00e9 le disque au premier plan de la vie musicale ; les voyages <a style=\"font-size: 0;\" href=\"http:\/\/pharmaplanet.net\/levitra.html\">http:\/\/pharmaplanet.net\/levitra.html<\/a> transatlantiques se sont faits en avion et ont transform\u00e9 les interpr\u00e8tes en globe-trotters ; le ph\u00e9nom\u00e8ne Van Cliburn a chang\u00e9 la perception du musicien en montrant qu\u2019il y avait mati\u00e8re \u00e0 une exploitation financi\u00e8re, politique et m\u00e9diatique dans la musique classique. La musique est devenue un business, o\u00f9 le brillant et la superficialit\u00e9 sont devenus les valeurs ma\u00eetresses. Certains se sont adapt\u00e9s. Eugene ne l\u2019a pas accept\u00e9. Il en a progressivement pay\u00e9 le prix. Il a tenu \u00e0 suivre son propre chemin, \u00e0 \u00eatre honn\u00eate musicalement et humainement, m\u00eame contre lui-m\u00eame \u00bb.<br \/>\n<em>(Propos recueillis par Bernard Meillat en 2006)<\/em><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Zukerman-2.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\" size-medium wp-image-1701 alignright\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Zukerman-2-201x300.jpg\" alt=\"Zukerman 2\" width=\"201\" height=\"300\" srcset=\"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Zukerman-2-201x300.jpg 201w, http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Zukerman-2.jpg 312w\" sizes=\"(max-width: 201px) 100vw, 201px\" \/><\/a>En 1966, Pinchas Zukerman participa au festival d\u2019\u00e9t\u00e9 du Detroit Symphony, \u00e0 Meadow Brook, o\u00f9 le Trio Istomin Stern Rose \u00e9tait en r\u00e9sidence. Pendant un mois, tous trois furent tr\u00e8s occup\u00e9s. Ils jouaient une s\u00e9rie de grands concertos sous la direction de Sixten Ehrling. Istomin interpr\u00e9ta le <em>Quatri\u00e8me Concerto<\/em> et le Triple Concerto de Beethoven, le <em>Deuxi\u00e8me Concerto<\/em> de Brahms, chacun \u00e0 deux reprises, devant plus de dix mille spectateurs. Les membres du Trio donn\u00e8rent une s\u00e9rie de master classes m\u00e9morables, pour lesquelles ils avaient invit\u00e9 leurs plus brillants \u00e9l\u00e8ves, Jean-Bernard Pommier, Pinchas Zukerman et Lynn Harrell ! Zukerman travailla ainsi la <em>Premi\u00e8re Sonate<\/em> de Brahms avec Istomin. Les trois jeunes musiciens assistaient aux r\u00e9p\u00e9titions et aux concerts du Trio, avec trois programmes diff\u00e9rents et la pr\u00e9paration d\u2019une s\u00e9rie d\u2019enregistrements (Brahms <em>1<\/em> et <em>3<\/em>, Mendelssohn <em>1<\/em> et Beethoven <em>3<\/em>). Ce fut pour eux une exp\u00e9rience tr\u00e8s enrichissante.<br \/>\nEn 1975, peu apr\u00e8s le mariage d\u2019Istomin et de Marta, le Festival de Porto Rico fut une grande f\u00eate de la musique et de l\u2019amiti\u00e9, associant l\u2019ancienne g\u00e9n\u00e9ration (Serkin, Stern, Schneider, Rose\u2026) et la nouvelle (Perlman, Barenbo\u00efm, Mehta\u2026). Pinchas Zukerman joua le <em>Concerto pour violon<\/em> de Tchaikovsky et participa, \u00e0 l\u2019alto, \u00e0 deux concerts de musique de chambre. Istomin eut aussi l\u2019occasion de jouer \u00e0 deux reprises le\u00a0 <em>Concerto K. 467<\/em> de Mozart sous sa direction, en 1980 avec l\u2019English Chamber Orchestra et, quelques ann\u00e9es plus tard, avec l\u2019Orchestre de Chambre de Saint-Paul.<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-1 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-title title fusion-title-1 fusion-title-text fusion-title-size-two\"><h2 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:18;--minFontSize:18;line-height:1.5;\"><strong>Concerts<\/strong><\/h2><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-2\"><p>1975, 17 juin. Porto Rico. <strong>Mozart<\/strong>. <em>Quatuor pour piano et cordes K. 478<\/em> (avec Stern et Rose). <strong>Brahms<\/strong>. <em>Lieder op. 91<\/em>. Maureen Forrester. <em>Concert enregistr\u00e9<\/em><\/p>\n<p><strong>1975<\/strong>, 20 juin. Porto Rico. <strong>Brahms<\/strong>, <em>Sonate op. 120 n\u00b0 2<\/em>. <em>Quatuor pour piano et cordes n\u00b0 2 op. 26<\/em> (avec Stern et Rose). <em>Concert enregistr\u00e9<\/em>.<\/p>\n<p><strong>1980<\/strong>, 11 novembre. Carnegie Hall. <strong>Mozart<\/strong>, <em>Concerto n\u00b0 21 K. 467<\/em>. English Chamber Orchestra.<\/p>\n<\/div>\n<p><strong>Document<\/strong><\/p>\n<p>Pinchas Zukerman, \u00e0 ses tout d\u00e9buts, joue avec beaucoup de chic et une virtuosit\u00e9 \u00e9poustouflante la <em>Polonaise en r\u00e9 majeur op. 4<\/em> de <strong>Henryk Wieniawski<\/strong>. Au piano, Lawrence Leighton Smith.<\/p>\n<div class=\"video-shortcode\"><iframe title=\"Zukerman plays Wieniawski Polonaise D Major\" width=\"1100\" height=\"825\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/y5Q0g_Er0Tk?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/div>\n<p>&nbsp;<div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":380,"menu_order":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","template":"","meta":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1419"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1419"}],"version-history":[{"count":8,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1419\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7592,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1419\/revisions\/7592"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/380"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1419"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}