{"id":1350,"date":"2015-11-20T10:26:21","date_gmt":"2015-11-20T09:26:21","guid":{"rendered":"http:\/\/eugeneistomin.com\/?page_id=1350"},"modified":"2020-02-21T23:51:00","modified_gmt":"2020-02-21T22:51:00","slug":"artur-rodzinski","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/grandes-collaborations-musicales\/chefs-dorchestre\/artur-rodzinski\/","title":{"rendered":"Artur Rodzinski"},"content":{"rendered":"<div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-1 hundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\" style=\"--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-overflow:visible;\" ><div class=\"fusion-builder-row fusion-row\"><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-0 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-text fusion-text-1\"><div id=\"attachment_1351\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/1943-Pennario-Bernstein-and-Rodzinski.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-1351\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-1351\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/1943-Pennario-Bernstein-and-Rodzinski-300x248.jpg\" alt=\"Istomin, Pennario, Bernstein et Rodzinski \u00e0 New York en 1943\" width=\"300\" height=\"248\" srcset=\"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/1943-Pennario-Bernstein-and-Rodzinski-300x248.jpg 300w, http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/1943-Pennario-Bernstein-and-Rodzinski-1024x847.jpg 1024w, http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/1943-Pennario-Bernstein-and-Rodzinski.jpg 1633w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1351\" class=\"wp-caption-text\"><em>Istomin, Pennario, Bernstein et Rodzinski \u00e0 New York en 1943<\/em><\/p><\/div>\n<p>Lorsque Eugene Istomin remporta le Concours Leventritt en octobre 1943, le premier prix \u00e9tait tout simplement un concert avec l\u2019Orchestre Philharmonique de New York. Ce concert \u00e9tant radiodiffus\u00e9 le dimanche apr\u00e8s-midi dans tous les Etats-Unis, pour quelque huit millions d\u2019auditeurs, cela suffisait \u00e0 lancer une carri\u00e8re\u00a0! Artur Rodzinski, le directeur musical de l\u2019Orchestre, avait demand\u00e9 au jeune pianiste quel concerto il souhaitait jouer, et il avait \u00e9t\u00e9 stup\u00e9fait de la r\u00e9ponse\u00a0: le <em>Deuxi\u00e8me Concerto<\/em> de Brahms\u00a0! En effet, c\u2019\u00e9tait une \u0153uvre dont on n\u2019imaginait pas \u00e0 cette \u00e9poque, et m\u00eame aujourd\u2019hui, qu\u2019elle puisse \u00eatre abord\u00e9e de fa\u00e7on convaincante par un jeune pianiste \u00e0 la veille de ses dix-huit ans. Perplexe, Rodzinski lui proposa de venir \u00e0 une r\u00e9p\u00e9tition de l\u2019Orchestre. Il confia la baguette \u00e0 son assistant, Leonard Bernstein, et il s\u2019installa, seul dans Carnegie Hall, pour \u00e9couter. Il n\u2019eut besoin que du premier mouvement pour donner son accord\u2026<br \/>\nCe dimanche 21 novembre 43, un peu d\u00e9sar\u00e7onn\u00e9 par un changement de piano inopin\u00e9 entre la r\u00e9p\u00e9tition g\u00e9n\u00e9rale et le concert, perclus de trac, Eugene Istomin n\u2019avait pas aussi bien jou\u00e9 qu\u2019il en \u00e9tait capable. Rodzinski, lui, \u00e9tait tr\u00e8s satisfait, et il s\u2019empressa de le r\u00e9inviter pour jouer le <em>Quatri\u00e8me Concerto<\/em> de Beethoven au mois de d\u00e9cembre de l\u2019ann\u00e9e suivante, qui fut un immense succ\u00e8s publique et critique. Si bien que Rodzinski lui proposa de revenir en octobre 1946 jouer le <em>Concerto l\u2019Empereur<\/em>, qu\u2019il venait tout juste d\u2019apprendre\u00a0!<br \/>\nRodzinski fit plus encore. En date du 7 janvier 1947, il \u00e9crivit une lettre de recommandation \u00e0 ses coll\u00e8gues des autres grands orchestres am\u00e9ricains (Koussevitsky, Monteux, Szell, Golschmann, Mitropoulos, Dorati\u2026) pour leur sugg\u00e9rer de l\u2019inviter : \u00ab\u00a0Pendant les deux ann\u00e9es \u00e9coul\u00e9es, un jeune pianiste, EUGENE ISTOMIN, a jou\u00e9 avec l\u2019Orchestre Philharmonique de New York. Il a un grand talent. J\u2019ai une si haute opinion de lui que j\u2019ai recommand\u00e9 \u00e0 notre Conseil de le r\u00e9engager pour la prochaine saison. Sachant que vous \u00eates toujours \u00e0 la recherche des meilleurs solistes pour votre propre orchestre, je vous le recommande vraiment tr\u00e8s chaleureusement. Vous appr\u00e9cierez de travailler avec lui,\u00a0 car c\u2019est un bel artiste qui fait d\u00e9j\u00e0 preuve d\u2019une grande maturit\u00e9, malgr\u00e9 son jeune \u00e2ge. Je vous envoie mes meilleurs v\u0153ux pour la nouvelle ann\u00e9e.\u00a0\u00bb C\u2019\u00e9tait une preuve \u00e9clatante de la confiance que Rodzinski avait dans le talent d\u2019Istomin, et une d\u00e9monstration de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 inou\u00efe, \u00e0 la hauteur de la grandeur d\u2019\u00e2me de ce chef.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Rodzinski-3.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\" size-medium wp-image-1352 alignright\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Rodzinski-3-300x169.jpg\" alt=\"Rodzinski 3\" width=\"300\" height=\"169\" srcset=\"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Rodzinski-3-300x169.jpg 300w, http:\/\/www.eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Rodzinski-3.jpg 800w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Rodzinski avait \u00e9t\u00e9 l\u2019un des chefs les plus unanimement acclam\u00e9s aux USA dans les ann\u00e9es 30 et 40. C\u2019\u00e9tait un formidable constructeur d\u2019orchestre, au point que Toscanini lui avait confi\u00e9 en 1937 la mission de recruter et de pr\u00e9parer l\u2019Orchestre que la NBC cr\u00e9ait pour lui. Mais un conflit avec Judson, le personnage le plus puissant du monde musical am\u00e9ricain, qui cumulait le r\u00f4le d\u2019agent de tous les grands chefs et celui de manager de l\u2019Orchestre Philharmonique de New York et de l\u2019Orchestre de Philadelphie, entra\u00eena son d\u00e9part de New York en 1947. Pour am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de l\u2019orchestre, il lui paraissait indispensable de se s\u00e9parer de douze musiciens dont le premier violon. Devant le refus de Judson, il avait demand\u00e9 au Conseil de choisir entre Judson et lui\u2026 L\u2019ann\u00e9e suivante, Judson le poursuivit de sa vindicte et obtint que son contrat avec Chicago ne soit pas renouvel\u00e9. Rodzinski en fut profond\u00e9ment affect\u00e9 physiquement et moralement. Il poursuivit une carri\u00e8re de chef invit\u00e9, le plus souvent en Europe, mais il mourut pr\u00e9matur\u00e9ment en 1958. Eugene avait \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 par cette aventure qui avait contribu\u00e9 \u00e0 le convaincre du pouvoir absolu, absurde et cruel, des agents sur les musiciens. Trente ans plus tard, il en \u00e9tait encore r\u00e9volt\u00e9, r\u00e9p\u00e9tant, incr\u00e9dule : \u00ab\u00a0Rodzinski a \u00e9t\u00e9 broy\u00e9\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-1 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-title title fusion-title-1 fusion-title-text fusion-title-size-two\"><h2 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:18;--minFontSize:18;line-height:1.5;\"><strong>Tous les concerts<\/strong><\/h2><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-2\"><p>1943, 21 novembre. Carnegie Hall. <strong>Brahms<\/strong>, <em>Concerto n\u00b0 2<\/em>. New York Philharmonic. <em>Concert enregistr\u00e9.<\/em><\/p>\n<p>1944, 9 &amp; 10 d\u00e9cembre. Carnegie Hall. <strong>Beethoven<\/strong>, <em>Concerto n\u00b0 4<\/em>. New York Philharmonic. <em>Concert enregistr\u00e9.<\/em><\/p>\n<p>1946, 19 octobre. Carnegie Hall. <strong>Beethoven<\/strong>, <em>Concerto n\u00b0 5<\/em>. New York Philharmonic.<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-2 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last fusion-column-no-min-height\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-title title fusion-title-2 fusion-title-text fusion-title-size-two\"><h2 class=\"title-heading-left fusion-responsive-typography-calculated\" style=\"margin:0;--fontSize:18;--minFontSize:18;line-height:1.5;\"><strong>Musique<\/strong><\/h2><span class=\"awb-title-spacer\"><\/span><div class=\"title-sep-container\"><div class=\"title-sep sep-double sep-solid\" style=\"border-color:#e0dede;\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-3\"><p><strong>Brahms<\/strong>, <em>Concerto n\u00b0 2 en si b\u00e9mol majeur op. 83<\/em> : le d\u00e9but<\/p>\n<p>Eugene Istomin, Orchestre Philharmonique de New York, Artur Rodzinski. Carnegie Hall, 21 novembre 1943. Copie des ac\u00e9tates enregistr\u00e9es en 78 tours en gravure directe. Le son est plus que pr\u00e9caire, mais c&rsquo;est un document \u00e9mouvant&#8230;<\/p>\n<!--[if lt IE 9]><script>document.createElement('audio');<\/script><![endif]-->\n<audio class=\"wp-audio-shortcode\" id=\"audio-1350-1\" preload=\"none\" style=\"width: 100%;\" controls=\"controls\"><source type=\"audio\/mpeg\" src=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Brahms-Concerto-n\u00b02_Extrait-1_128k.mp3?_=1\" \/><a href=\"https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Brahms-Concerto-n\u00b02_Extrait-1_128k.mp3\">https:\/\/eugeneistomin.com\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Brahms-Concerto-n\u00b02_Extrait-1_128k.mp3<\/a><\/audio>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":380,"menu_order":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","template":"","meta":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1350"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1350"}],"version-history":[{"count":4,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1350\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7614,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1350\/revisions\/7614"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/380"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.eugeneistomin.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1350"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}